êtes-vous un LCA?

lca.jpg

Newsletter

Inscription à la newsletter

Bienvenue!

Bonjour et bienvenue sur mon blog!
Vous y trouverez les notes de mes lectures ; vos avis sont les bienvenus.
Pour me contacter, cliquez sur le lien qui se trouve tout en bas de la page.
Au plaisir de vous lire :)
nti_bug_fck
Lundi 31 juillet 2006


Histoire de la graphie française, du fossé qui sépare les lettres et les sons et qui aboutit à toutes les difficultés de notre orthographe.

Je suis déçue…
Le style est plaisant, c’est vrai que c’est une lecture agréable, mais je n’ai pas appris grand’chose et j’ai même été un peu agacée par certaines choses. Exemple : « trouvez toutes les graphies possibles du son /E/ nasalisé » : « in » comme dans vin, « ain » comme dans pain, « eung » comme dans meung-sur-loire etc. et à la fin, on nous propose aussi « un » comme « un » ou « um » comme parfum. Non, non et non, on dit lundi, par « lindi », boudiou ! C’est pas la même chose ! 
J’ai également trouvé une définition de « synonymie » qui nous a laissés perplexes, mon dictionnaire et moi : « plusieurs graphies pour le même son ». ?? 
Bref, pas convaincue par cette lecture.

Samedi 29 juillet 2006


Entre Madame Rosa et Momo, c'est un amour maternel qui ne passerait pas par les liens du sang, c'est l'amitié entre les peuples juif et arabe, c'est le poids de l'Histoire allégé par l'appétit de vivre.
Le roman se passe à Belleville, vingtième arrondissement de Paris, sixième étage sans ascenseur. Momo a dix ans, peut-être quatorze en réalité. Cela fait beaucoup de chiffres pour un môme qui réinvente le dictionnaire et a le sens de la maxime: « Je pense que pour vivre, il faut s'y prendre très jeune, parce qu'après on perd toute sa valeur et personne ne vous fera de cadeaux. »
Lisez, vous serez touchés par les mots de Momo.

Ah là là, c’est beau, c’est émouvant… La langue de Momo est surprenante, voici quelques petits extraits :

« Je tiens pas tellement à être heureux, je préfère encore la vie. Le bonheur, c’est une belle ordure et une peau de vache et il faudrait lui apprendre à vivre. »

« Madame Lola était gentille comme je n’en ai pas connu beaucoup. Elle a toujours voulu avoir des enfants mais je vous ai déjà expliqué qu’elle n’était pas équipée pour ça, comme beaucoup de travestites qui ne sont pas de ce côté-là en règle avec les lois de la nature ».

« Moi je trouve qu’il n’y a pas plus dégueulasse que d’enfoncer la vie de force dans la gorge des gens qui ne peuvent pas se défendre et qui ne veulent plus servir ».

C’est un roman plein d’amour, de ce jeune garçon qui veut tout faire pour aider la vieille madame Rosa même s’il n’a « jamais vu personne d’aussi vieux et moche », de madame Rosa qui cache certaines choses à Momo pour le garder auprès d’elle, de Momo pour son chien, qu’il vend pour qu’il ait une meilleur vie…
C’est aussi un roman plein de tolérance qui se fiche des professions, des religions, des ethnies.
Le fond plus la forme, ça donne une œuvre vraiment belle que je vous invite fortement à lire.

A noter que ce roman a été écrit sous le pseudonyme d’Emile Ajar (pour pouvoir le retrouver selon les éditions).

Vendredi 28 juillet 2006


" Un de ces livres qu'il est bon de relire après chaque invasion, après chaque trouble dans l'ordre de la morale, de la politique et du goût, pour se calmer l'humeur, pour se remettre l'esprit au point de vue et se rafraîchir le langage ".

Sainte-Beuve

Depuis le temps que je voulais lire ce livre… C’était le livre préféré de mon père dans son adolescence, et j’étais curieuse de savoir pourquoi. J’ai profité du challenge ABC 2006 pour m’y plonger (petite digression : il s’agit pour ce challenge de découvrir 26 nouveaux auteurs en 2006, un pour chaque lettre de l’alphabet).

Je pense que l’on peut dire que c’est un roman « picaresque » : le héros, Gil Blas de Santillane, parcourt l’Espagne dans tous les sens, avec des hauts et des bas incessants (un jour plein aux as, le lendemain volé par des brigands de grand chemin… c’est sans fin).
C’est aussi un roman « à tiroirs », c’est-à-dire que chaque personnage que Gil Blas rencontre lui raconte sa vie.
Heureusement, on ne s’y perd pas trop, on revient toujours au fil principal de l’histoire (même s’il est parfois difficile de remettre les personnages quand on les retrouve soudainement 200 pages plus loin).

Pavé écrit au début du XVIIIe siècle, il me faisait j’avoue un peu peur ; je craignais de me lasser, ou pire, de ne rien comprendre.
En fin de compte, on suit très volontiers les aventures de Gil Blas, et le style est très agréable à lire, pas du tout ronflant ni vieilli. Le personnage est même tout à fait moderne, dans ses pensées et ses réactions.
Je comprends pourquoi il s’agit d’un succès de librairie depuis bientôt trois siècles et je fais partie de ceux qui ont été charmés par cette lecture.

Lectures du moment

Ecoute-moi
de Margaret Mazzantini

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus