Bartleby d'Herman Melville

Publié le par kalistina

bartleby.gif

"J'aimerais mieux pas" répond invariablement Bartleby, simple scribe dans un bureau de Wall Street, quand on lui demande de faire quelque chose. L'étrange et inquiétante obstination qu'il met à refuser de travailler et même à sortir de l'étude reste incompréhensible au notaire qui se sent défié. Elle fait de Bartleby une figure émouvante et déconcertante, aussi insaisissable que la phrase qui le résume, interprétée comme la formule de la résistance passive. 
Ce court chef-d'œuvre d'Hermann Melville (1819-1891) exerce toujours une véritable fascination.

 

Voilà des jours que je repousse l'écriture de ce billet. Je voudrais vous dire, de façon claire et convaincante, combien ce petit texte m'a marquée et vous exprimer tout ce qu'il a de fascinant. Je me creuse, mais les phrases percutantes ne viennent pas.

Je vous dirai simplement que Melville signe là un fabuleux mélange du triste et du loufoque, et que je suis bien déçue de ne plus être élève ou étudiante, parce que j'aimerais beaucoup analyser cette nouvelle et comprendre tout ce qu'elle recèle, ce que je soupçonne mais ne saisis pas.

Je comprends que cette oeuvre ait marqué et marque encore les esprits.

 

Les billets d'Anne et Céline.

Commenter cet article

Grimmy 16/02/2012 20:23


J'ai dû le lire l'année dernière et c'est en effet un livre très marquant. "I'd prefer not to", qu'est-ce que j'aimerais tenir cette position parfois, avec la même constance (enfin l'idée est
belle, même si elle est poussée jusqu'à l'absurdité).

kalistina 28/02/2012 13:16



C'est vrai qu'il faut une sorte de courage, pour asséner ça, finalement.



Neph 25/12/2011 21:08


Du coup, j'ai bien envie de le lire aussi !

kalistina 25/12/2011 23:26



Facile à trouver et vite lu, tu n'as pas d'excuse ;-)



Elise 25/12/2011 20:17


Je suis l'Elise de Guilhem ;-)


Bonne soirée!!

kalistina 25/12/2011 20:33



A toi aussi Mlle P future C!



Elise 25/12/2011 18:07


Bonsoir Laura,


Effectivement Bartleby est fascinant, la simple question de savoir comment traduire la fameuse formule "j'aimerais mieux pas" est tout un poème pour l'interprète...


J'avais "vu" ce texte dit par Daniel Pennac sur scène, c'était un grand moment.


Mais le plus fascinant dans Bartleby c'est qu'il n'y a rien à comprendre, on se retrouve face au mystère d'une volonté absurde, c'est une méditation sur le visage de l'autre, insondable, à mon
avis.


Joyeux Noël et grosses bises


Elise

kalistina 25/12/2011 20:03



Bonsoir Elise,


Quelle Elise es-tu? J'en connais trois, et ne reconnais pas l'adresse mail...


Si mon niveau d'anglais était meilleur, je pense que j'aurais davantage encore goûté la VO, avec le fameux I would prefer not to. Par Pennac, ça devait être un grand moment en effet!


Je m'étais fait la réflexion moi aussi qu'on est là face une forme de littérature de l'absurde, et, sans analyse, je préfère de loin celle-ci au mouvement du XXe avec le théâtre de Ionesco,
Beckett etc. Mais je pense que c'est parce que je prends le texte brut, sans l'analyser justement.


Joyeux Noël aussi :-)



Joelle 24/12/2011 11:19


Je ne connais cette nouvelle que de nom mais ton billet est bien tentant ! J'espère qu'elle est à la biblio :)

kalistina 25/12/2011 16:14



Oh ce serait très surprenant qu'elle n'y soit pas ;-)