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romans historiques

Mercredi 12 juillet 2006

" Ce que je vais te livrer est le plus troublant, le plus prodigieux de tous les secrets. Libère ton esprit de toute entrave. Bois chacune de mes phrases. Que ni le parfum mourant des jasmins, ni le babillage des femmes voilées, qu'aucune de ces choses terrestres ne puisse te distraire de ta lecture. C'est l'histoire d'un livre. "
Dans une Espagne déchirée par la guerre de reconquête et l'Inquisition, trois hommes vont partir à la recherche de ce mystérieux ouvrage. Trois hommes que tout sépare : un juif, un moine franciscain, un arabe. Ils n'auront pas d'autre choix que d'unir leur prodigieux savoir pour accéder à la plus grande révélation de tous les temps. Dona Manuela Vivero, proche d'Isabel la Catholique, va croiser leur route. Elle est détentrice, affirme-t-elle, de la clé, l'ultime, celle qui conduit au Livre...

J'ai adoré ce roman. J'ai aimé le style, le fond historique, l'érudition de l'auteur (malgré quelques petits anachronismes, quand même). Bref, je relirai volontiers d'autres livres de Gilbert Sinoué.
Par kalistina
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Mercredi 12 juillet 2006
Sur un ton épique, les démêlés parfois sanguinaires entre Frédégonde, concubine du roi Chilpéric, et Brunehaut, mère de Childebert. Tableaux pittoresque du 6e siècle franc.
C'était pas mal écrit, mais vraiment trop violent pour moi par moments; du coup ce n'était pas une lecture franchement agréable. Bon, vous me direz, en même temps, pour parler des barbares, il pouvait pas les décrire en train de se conter fleurette, mais quand même, les détails sont trop cruels pour moi.
Quelques mois après lecture de ce livre et surtout après avoir connu l'avis d'autres lecteurs, je dois nuancer cette critique et rendre à ce livre ce qui lui est dû. A lire ma note, on pourrait penser qu'il ne s'agit dans ce roman que de présenter le caractère belliqueux de la période, or il est vrai que bien d'autres aspects y sont présents, notamment le choc des différentes cultures.
Par kalistina
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Mercredi 12 juillet 2006

A Paris, au Conservatoire des Arts et Métiers où oscille le pendule de Foucault, Casaubon, le narrateur, attend le rendez-vous qui lui révélera pourquoi son ami Belbo se croit en danger de mort. A Milan, trois amis passionnés d'ésotérisme et d'occultisme ont imaginé par jeu un gigantesque complot ourdi au cours des siècles pour la domination mondiale. Et voici qu'apparaissent en chair et en os les chevaliers de la vengeance...
Telles sont les données initiales de ce fabuleux thriller planétaire, incroyablement érudit et follement romanesque, regorgeant de passions et d'énigmes, qui est aussi une fascinante traversée de l'Histoire et de la culture occidentales, des parchemins aux
computers, de Descartes aux nazis, de la kabbale à la science.

Je comprends pourquoi on en parle comme du Da Vinci code en mieux. Le style est remarquable. Cependant, j'y ai trouvé quelques longueurs et ce défilé incessant de références culturelles et historiques rend la lecture un peu laborieuse...
Par kalistina
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Mercredi 12 juillet 2006

Dans l'Angleterre du XIIème siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent chacun à leur manière pour s'assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l'amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. Les fresques se peignent à coups d'épée, les destins se taillent à coups de hache et les cathédrales se bâtissent à coups de miracles... et de saintes ruses. La haine règne, mais l'amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes.
Abandonnant le monde de l'espionnage, Ken FOLLET, le maître du suspense, nous livre avec LES PILIERS DE LA TERRE une œuvre monumentale dont l'intrigue, aux rebonds incessants, s'appuie sur un extraordinaire travail d'historien. Promené de pendaisons en meurtres, des forêts anglaises au cœur de l'Andalousie, de Tours à Saint-Denis, le lecteur se trouve irrésistiblement happé dans le tourbillon d'une superbe épopée romanesque dont il aimerait qu'elle n'ait pas de fin.

Une superbe fresque historique. Aucun des personnages ne nous laisse indifférent, et c'est dur de les quitter quand on ferme le livre. Hormis la dureté de certains passages, j'ai vraiment été accaparée, j'ai adoré.
La prochaine fois que je mettrai les pieds dans une cathédrale, je tâcherai de me figurer tous les gens qui ont donné leur vie pour elle...
Par kalistina
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Mercredi 12 juillet 2006

A 15 ans, dans les forêts et les bumes de la terre britannique, Elane a vu surgir les aigles de l'anvahisseur romain. Fille d'un druide farouchement attaché à l'indépendance de son peuple, promise au culte de la Déesse Mère, elle n'a jamais douté de son destin. Jusqu'au jour où , grâce à elle, le jeune romain Gaius échappe à la mort...Et sa vie en sera bouleversée.

L'histoire et le cadre sont très plaisants, j'aime beaucoup les romans qui traitent ce genre de thème. J'ai néanmoins été un peu agacée par certaines ficelles un peu trop grossières, notamment au début pour poser le cadre ("une femme barde? jamais Ardanos, MON PERE, ne le permettrait (...). Je préférerais mille fois rejoindre les Corbeaux et Kerig, TON FRERE ADOPTIF, pour combattre Rome"; etc.). La petite histoire avec Senara à la fin m'a également semblé arriver là comme un cheveu sur la soupe, ça n'était guère crédible.
Malgré ces quelques reproches, j'ai passé un agréable moment de lecture et j'aurai plaisir à lire d'autres oeuvres du même auteur. J'ai notamment hâte de commencer la trilogie des dames du lac; j'ai les tomes 1 et 3 alors j'attends d'avoir le 2 sous le coude pour pouvoir lire les 3 d'affilée.
Par kalistina
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Samedi 11 novembre 2006


Né à Thèbes en 1350 avant Jésus Christ, Sinouhé est un homme qui vécut « solitaire tous les jours de sa vie ». Dans ses vieux jours, il décide d’écrire ses mémoires, non pas pour les dieux ni pour les hommes, mais pour lui, pour se souvenir de tout ce qu’il a vécu.

On suit sa vie avec passion et il n’y a pas un moment d’ennui sur les 650 pages ! On voit son enfance à Thèbes, son apprentissage de la médecine, sa rencontre et son amitié avec Akhenaton le pharaon hérétique, avec Horemheb, avec Kaptah son esclave le roi de la mauvaise foi, avec Méria la crétoise, avec Merit la solitaire elle aussi…

Je me suis attachée à Sinouhé, homme juste et bon qui soigne les pauvres sans leur demander d’argent, mais aussi homme solitaire qui ne se sent à sa place nulle part.

Pour moi, c’est vraiment LE roman historique, celui qui nous fait voyager et découvrir une foule de choses sans en avoir l’air et celui qui nous donne l’impression de vivre avec les personnages. On s’y croit vraiment, la vie à Thèbes il y a 3350 ans n’est finalement pas si différente que celle en France aujourd’hui.

L’auteur sait mêler une fresque historique incroyablement bien construite et un roman humain, avec un héros qu’on n’oublie pas. J’adore !!

Par kalistina
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Samedi 23 décembre 2006


"J'ai formé le projet de te raconter ma vie." Sur son lit de mort, l'empereur romain Hadrien (117-138) adresse une lettre au jeune Marc Aurèle dans laquelle il commence par donner "audience à ses souvenirs".
Très vite, le vagabondage d'esprit se structure, se met à suivre une chronologie, ainsi qu'une rigueur de pensée propre au grand personnage. Derrière l'esthète cultivé et fin stratège qu'était Hadrien, Marguerite Yourcenar aborde les thèmes qui lui sont chers : la mort, la dualité déroutante du corps et de l'esprit, le sacré, l'amour, l'art et le temps.

 
J’aime les romans historiques et avec celui-ci j’ai découvert un homme fascinant. Je sais bien qu’il s’agit d’une histoire romancée, mais, ne connaissant pas du tout le personnage historique d’Hadrien, je me plais à croire qu’il était aussi humaniste que le présente Yourcenar. Il apparaît comme un empereur qui prend sur ses épaules la responsabilité de l’avenir de son pays, comme un amoureux qui vit les affres du deuil de l’être aimé, comme un solitaire, conscient des mécanismes du monde dans lequel il vit.

Les « mémoires d’Hadrien » prennent une forme particulière : c’est un roman, mais qui touche à la longue tirade poétique dans le même temps. Ce n’est pas un « roman à suspense » qu’on ne peut plus lâcher une fois ouvert. Je l’ai lu lentement, il m’a accompagnée durant trois longues semaines et je crois que c’est bien ainsi. C’est toute une façon de penser que nous propose Yourcenar à travers Hadrien (est-ce celle d’un homme ou d’une époque ?).

Mon seul bémol toucherait quand même au rythme du livre, rendu parfois un peu lent du fait de la construction particulière de ces mémoires.

Par kalistina
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Samedi 20 janvier 2007


Un soir, aux tréfonds des terres normandes, un garde-chasse se découvre un nouveau maître. Le vieux baron de l'Aubépine est mort, un fils le remplace. Lambert était un serviteur à l'âme trop près de ses bois pour s'entendre avec ce l'Aubépine le Jeune pétri de folies politiques, d'obsession des corps et de maladie rentrée. Et pourtant...

Ouest, c'est l'histoire d'un huis clos où deux hommes se détruisent dans l'indifférence d'un paysage. La terre détrempée s'englue sur les chaussures, la pluie colle aux yeux, les odeurs de gibier flottent sans fin et les mâtins sont seigneurs des forêts. Ouest, c'est l'histoire d'une jeune fille à la peau de dentelle, d'ingénues fines et de demi-mondaines égarées. Dans le château des Perrières, le calvados sert l'oubli, et l'inquiétude, insidieuse, enténèbre les chairs.

 

Ce livre, c’est l’histoire d’un climat. François Vallejo crée une atmosphère oppressante, pesante, dans laquelle on est plongé du début à la fin. C’est l’affrontement de deux hommes et de tout ce qu’ils représentent : Lambert, l’homme des valeurs anciennes, le garde-chasse attaché à sa terre de l’Ouest, qui aime voir que tout est « dans l’ordre des choses » et qui ne comprend pas le comportement de son maître ; Aubépine, l’aristocrate qui se veut révolutionnaire, qui a confusément compris que son époque est celle des changements, mais qui continue à vivre dans les caprices de son rang.

Tant qu’on ne faisait que parler de l’Aubépine, il me faisait peine, cet homme à l’enfance malheureuse… Et puis dès qu’il arrive en chair et en os, ce grand malade m’a mise mal à l’aise. C’est son personnage et le mal-être qu’il inspire à ceux qui l’entourent qui génèrent le lourd climat du roman.

Lambert est un homme un peu tiraillé, aux valeurs simples, mais droit. Vallejo arrive à nous faire entrer dans son mode de pensée, avec son langage qui lui est propre (« faut pas, non, faut pas »). Eugénie lui ressemble. Magdeleine est différente, elle a une indépendance d’esprit qui rend son personnage attachant.

J’ai bien aimé ce roman, pour son univers vraiment particulier et pour le style. L’auteur parvient à nous faire naviguer d’un mode de pensée d’un personnage à un autre, c’est bien construit et on se laisse aspirer par le monde qu’il crée.

Par kalistina
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Samedi 27 janvier 2007


Gengis-khan (1162-1227) - le " conquérant du monde ", selon ses chroniqueurs - avait formé un empire démesuré allant de Pékin à la Volga. Yasushi Inoue raconte l'épopée de ces fils du " loup bleu et de la biche fauve ", les chevauchées triomphantes, les butins fabuleux et les carnages qui entraînèrent les hordes mongoles en terre d'Islam et, au-delà de la Grande Muraille, dans la mythique Chine.

Mais, de bataille en bataille, c'est à la découverte d'un homme énigmatique que nous convie l'écrivain : à partir des chroniques de l'Histoire secrète des Mongols, il reconstitue peu à peu le mystère de la vie de celui qui n'eut de cesse de devenir le légendaire " Loup bleu ".

 

J’aime l’Histoire, pourtant je la connais mal dès qu’on sort de l’Occident. J’aime aussi les récits sous forme de fiction, donc une biographie romancée, ça m’a fait de l’œil… En plus, du fondateur du plus grand empire jamais constitué, pensez-vous ! *je fais genre, mais la semaine dernière encore je croyais que c’était celui d’Alexandre Le Grand…*

Selon leur mythe fondateur, les Mongols sont les descendants de l’union divine du Loup Bleu et de la Biche Blanche. Inoué a romancé la vie de celui qui, jusqu’à la mort, a voulu prouver qu’il était bien un Loup mongol.

Je suis bien incapable de déterminer ce qui relève du fait historique et ce qui relève du bel enrobage de la création littéraire, mais j’ai bien aimé « le loup bleu ». On découvre l’enfance de Temüdjin, seul avec sa mère et ses frères et sœurs à la mort de son père, abandonnés par le clan, puis son ascension fulgurante vers le pouvoir, toujours plus grand, jusqu’à devenir le Khan.

On découvre donc comment il a conquis le monde, mais aussi pourquoi. Il est d’abord mû par un désir de vengeance : revenir à la tête du clan des Bordjigin et vaincre les Tayichi’ut ; puis, unir tous les clans Mongols pour écraser les Tatars, ennemis de toujours ; enfin, passer la Grande Muraille pour envahir les Kin.

Cette lutte identitaire est celle d’un chef de clan, mais aussi celle d’un homme, qui toute sa vie serait rongé par le doute : est-il vraiment un loup mongol, lui dont la mère a été violée lors d’un rapt par un clan ennemi ? Il n’aura de cesse de prouver sa valeur afin de montrer que le sang mongol coule bien dans ses veines.

Le style a un petit côté désuet (je voyais tous ces films épiques des années 50/60, comme Yul Brynner dans « Tarass Bulba »…), mais ça se lit facilement et on a envie de connaître la vie de Gengis Khan. Ce petit côté « suspense » ne fonctionne bien sûr que pour qui, comme moi, ne connaît au départ pas grand-chose du personnage, évidemment.

Je n’ai pas lu beaucoup de critiques de ce livre, quelqu’un d’autre l’a-t-il lu ?

Par kalistina
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Dimanche 11 février 2007


« Le métier de peintre tient de l'alchimie. Écoute et regarde car il ne s'apprend que de bouche à oreille, de maître à élève. Tout cela pour disposer d'une belle matière sans laquelle il ne peut y avoir de bonne peinture. »

À dos de mule, à l'aube de la Renaissance, un jeune peintre italien s'en fut jusqu'à Bruges recueillir le secret d'une lumière nouvelle. C'était Antonello de Messine. Un peu plus tard, Laurent « le Magnifique » règne sur Florence. Autour de lui, des premiers pas - et premières esquisses - se font remarquer. Où l'on retrouve Botticelli, Michel-Ange, Raphaël, Léonard de Vinci...

L’idée conductrice de ce roman est très intéressante : découvrir la vie des grands peintres du Quattrocento. J’ai beaucoup aimé suivre la vie d’Antonello da Messina (que je ne connaissais même pas avant d’ouvrir ce livre…). Tous les destins de ces grands hommes sont intéressants, c’est très instructif.

J’ai cependant plusieurs bémols à apporter. J’ai été frustrée du manque de transition, on passe d’un peintre à un autre de façon brutale. J’ai surtout été gênée au tout début, je n’ai pas compris pourquoi tout d’un coup on abandonnait Antonello.

Le style aussi m’a choquée au début, je trouvais le roman plutôt mal écrit…

Le dernier point négatif est la longueur : chacune des vies des grands artistes italiens est intéressante en soi, mais au bout d’un moment, ça se traîne un peu. Je pense que c’est là qu’un bon style aurait vraiment fait la différence et aurait empêché le roman de s’essouffler.

En définitive, j’aurais vraiment voulu aimer ce roman, qui est un cadeau de notre prêtresse es romans historiques (désormais reine de la fantasy, aka Loba), mais j’ai été déçue.

Par kalistina
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