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Jeudi 1 mai 2008

 


On ne présente plus d'Artagnan, Porthos, Aramis et Athos, les célèbres héros du roman Les Trois Mousquetaires ! Écrit par Alexandre Dumas en collaboration avec Auguste Maquet, ce monument de la littérature n'a cessé, depuis sa publication en 1844, de faire l'objet de multiples variations romanesques et d'adaptations au théâtre comme au cinéma.  

Quel plaisir de lire ce livre !!! C’est un vrai roman d’aventures, qui vous happe dès les premières pages et que vous ne pouvez plus lâcher avant la fin.

J’ai beaucoup ri en lisant ce roman, surtout au début. D’Artagnan est une vraie petite tête à claques, un jeune freluquet qui ne se prend pas pour la queue d’une poire. Pourtant, il est attachant, malgré sa présomption, car il est vraiment entier, toujours spontané et plein de fougue. Athos n’a pas sa fraîcheur ; lui est plutôt l’homme ténébreux, celui qui parle peu mais bien, toujours impassible. Porthos, c’est le bon vivant, qui aime se faire plaisir. Quant à Aramis, c’est un jeune homme sensible, attiré tant par l’entrée dans les ordres que par une certaine duchesse…

Tous les personnages sont intéressants, y compris les quatre valets, et surtout les « méchants » de l’histoire. La perfidie de Milady est effrayante ! L’affreux cardinal est presque sympathique à côté.

Je n’ai pas eu un seul moment d’ennui en lisant ce livre ; toutes les aventures que vivent les mousquetaires sont vraiment prenantes, il y a toujours du suspense et aucun temps mort.

J’ai surtout été frappée par le style de Dumas : quelle modernité ! Si l’œuvre comme l’auteur n’étaient si connus, j’aurais volontiers cru que le roman venait de sortir. Les Trois Mousquetaires n’a absolument rien du roman poussiéreux qui a mal vieilli et dont on a envie de fréquemment zapper quelques paragraphes.

Un grand coup de cœur pour ce beau roman, et une forte envie de lire la suite !!

 

Dimanche 9 mars 2008
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En 1742, à Madagascar, un vieux pirate à la retraite, entouré d'une garde d'anciens esclaves noirs qu'il a libérés, entreprend d'écrire ses Mémoires.

Ce pirate n'est autre que John Silver, l'homme à la jambe de bois, que le jeune héros de L'Ile au trésor dépeignait comme hâbleur et vaguement inquiétant. Un portrait qui n'a guère plu à l'intéressé... Et John Silver de rétablir sinon la vérité, du moins sa vérité. Celle d'une vie d'aventures, de bagarres, de rapines, de galanterie, de beuveries... Enfin tous les ingrédients d'une vie de pirate. Mais aussi le destin d'un homme en révolte contre les injustices de l'ordre établi, qu'il s'agisse d'enrôlement forcé ou de traite des Noirs... 

J’ai lu ce roman d’une traite, je n’ai pas vu passer les pages malgré leur nombre !

John Silver est un homme à la vie pour le moins singulière, qu’il nous raconte ici depuis son enfance jusqu’à la fin de ses jours. A travers son histoire, on se passionne pour le quotidien des pirates, on s’insurge contre la traite des Noirs, on découvre la vie des villes portuaires du monde entier.

Les personnages secondaires sont très intéressants, notamment Jack, son fidèle ami qu’il sauve de l’esclavage, Dolores, la femme fatale dans toute sa splendeur, et surtout Daniel Defoe en personne. Cela dit, c’est bien sûr à John que l’on s’attache le plus ; cet homme si réfléchi, si éloigné du portrait cruel que l’on fait des pirates, a toujours l’air terriblement seul. Il m’a donné l’impression de traîner sa tristesse désabusée comme un boulet, et je ne l’en ai trouvé que plus touchant.

Bref, un roman d’aventures comme on aimerait en lire plus souvent, je vous le recommande !

Lu dans le cadre du défi "nom de la rose" ; merci à Arlette pour ce cadeau!

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Samedi 1 mars 2008
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Frères humains qui après nous vivez, N'ayez les cœurs contre nous endurcis.

Il est peut-être né le jour de la mort de Jeanne d'Arc. On a pendu son père et supplicié sa mère. Il a appris le grec et le latin à l'université de Paris. Il a joui, menti, volé dès son plus jeune âge. Il a fréquenté les miséreux et les nantis, les étudiants, les curés, les prostituées, les assassins, les poètes et les rois. Aucun sentiment humain ne lui était étranger. Des plus sublimes aux plus atroces, il a commis tous les actes qu'un homme peut commettre.

Il a traversé comme un météore trente années de l'histoire de son temps et a disparu un matin sur la route d'Orléans. Il a donné au monde des poèmes puissants et mystérieux, et ouvert cette voie somptueuse qu'emprunteront à sa suite tous les autres poètes : l'absolue liberté.

 
Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce roman ne peut pas laisser indifférent !!

Les scènes d’une violence inouïe sont trop nombreuses à mon goût, j’ai vraiment eu du mal à supporte certains passages. Cependant, ces événements font partie du contexte et contribuent à l’immersion du lecteur dans le quotidien médiéval.

Si l’on parvient à dépasser ce qui pour moi constitue, non pas un défaut du récit puisqu’il en est constitutif, mais simplement sa part d’ombre, on se passionne pour la vie de François. Le rythme ne faiblit jamais et j’ai été emportée jusqu’à la dernière page.

Je n’ai pas pour autant ressenti de l’empathie pour François ; son envie de toujours repousser les limites, toujours plus loin, toujours plus criminellement, m’a plusieurs fois donné envie de lui botter les fesses et de le secouer pour qu’il arrête ses conneries…

Ce qui m’a plu, c’est de lire ce récit comme s’il s’agissait réellement de l’autobiographie de Villon. C’est un personnage qui m’a toujours fascinée, bien que je ne sache quasiment rien de lui. Pour moi, c’est l’incarnation de l’artiste, qui vit avec d’autres règles et d’autres buts que le commun des mortels. Je suis donc d’accord avec la dernière phrase de la 4e de couverture : il choisit l’absolue liberté. Je ne sais pas si c’est vraiment le premier qui a ouvert la voie, mais je regarde avec une sorte d’étonnement captivé ces hommes et ces femmes qui donnent vie à leur mode de pensée, qui vivent à contre-courant, cohérents avec eux-mêmes et contre tous les autres.

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