Mercredi 12 juillet 2006
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Vatanen est journaliste à Helsinki. Alors qu'il revient de la campagne, un dimanche soir de juin, avec un ami, ce dernier heurte un lièvre sur la route. Vatanen descend de voiture et s'enfonce dans les fourrés. Il récupère le lièvre blessé, lui fabrique une grossière attelle et s'enfonce délibérément dans la nature.
Ce roman-culte dans les pays nordiques conte les multiples et extravagantes aventures de Vatanen remontant au fil des saisons vers le cercle polaire avec son lièvre fétiche en guise de sésame. Il invente un genre : le roman d'humour écologique.
L'histoire de ce type qui plaque tout pour partir à l'aventure avec son lièvre est complètement loufoque. Le style aussi est déroutant. J'ai lu ce livre en janvier mais je ne sais toujours pas si ça m'a plu ou non, c'était "différent" de ce que j'ai pu lire par ailleurs.
Mercredi 12 juillet 2006
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Dans une petite ville d'Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche. Celui-ci risque la peine de mort.
Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 - au cœur de la lutte pour les droits civiques -, connut un tel succès et reçut le prix Pulitzer en 1961. Il ne suffit pas en revanche à comprendre pourquoi ce roman est devenu un livre-culte aux Etats-Unis et dans bien d'autres pays, pourquoi, lors d'une enquête réalisée aux Etats-Unis en 1991, sur les livres qui ont changé la vie de leurs lecteurs, il arrivait en seconde position, juste après la Bible.
La vérité est que, tout en situant son histoire en Alabama à une époque bien précise, Harper Lee a écrit un roman universel sur l'enfance confrontée aux préjugés, au mensonge, à la bigoterie et au mal. Racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cet ouvrage tient du conte, de la court story et du roman initiatique. " Il a la légèreté et le poids que recherche le véritable amateur de roman et cette vertu si rare de pouvoir être lu à tout âge, quelle que soit l'éducation qu'on ait reçue, de quelque pays que l'on vienne, à quelque sexe que l'on appartienne. On y trouvera nécessairement un univers communiquant avec le sien par le miracle de l'écriture et de l'enfance ", écrit Isabelle Hausser dans la postface qu'elle a rédigée pour ce livre.
Je crois avoir lu quelque part (dans la postface?) que ce roman avait la rare qualité de toucher à l'universel, je trouve que c'est bien vrai. Certes, il n'y a pas de scoop, tout le monde sait bien que le racisme aux Etats-Unis est omniprésent, a fortiori dans les années 30. Mais Harper Lee sait le montrer de façon très juste, et c'est comme ça que vraiment ça nous touche. On ne peut pas ne pas être scandalisé par l'affaire judiciaire, et puis comment ne pas voir que Scout a raison en relativisant les propos de son institutrice (vous savez, sa dénonciation de l'oppression des juifs comparée à son comportement face aux noirs)? J'ai également beaucoup aimé le personnage d'Atticus, on dirait un vieux philosophe romain. Et puis, en ce qui me concerne, les romans qui me plaisent le plus sont ceux qui me font découvrir un autre quotidien que le mien, c'est pour ça que j'aime tant les romans historiques ou ceux qui se passent en Chine ou en Inde. Je crois que je n'avais jamais lu de roman qui me mette dans l'ambiance du sud américain (à part Autant en emporte le vent) et j'ai beaucoup apprécié. Pour apporter un petit bémol, je dois dire que j'ai trouvé que la fin de la première partie traînait un peu en longueur...
Mercredi 12 juillet 2006
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Pendant des années, le vieil Eddie, petit bonhomme trapu de 83 ans, a veillé au bon fonctionnement dés attractions de la fête foraine de Kuby Pier. Comble de l'ironie, c'est ici qu'il vient tout juste de mourir, écrasé sous la nacelle d'un manège alors qu'il tentait de sauver la vie d'une fillette...
Arrivé dans l'au-delà, le défunt se retrouve embarqué sur un vaste océan multicolore et multiforme où, comme dans un rêve éveillé, il va faire cinq rencontres bouleversantes et déterminantes : avec Marguerite, son amour perdu, mais aussi son ancien capitaine d'infanterie, une vieille femme aux cheveux blancs, un mystérieux homme bleu et une toute jeune Asiatique détenant, dans ses petits doigts atrocement brûlés, le secret d'Eddie et de sa destinée...
Je n'ai pas trouvé ça mauvais, mais je n'ai pas trouvé ça formidable non plus. C'est agréable à lire, l'histoire est plaisante, le style facile. Cependant, j'ai eu l'impression de lire la même chose pour la énième fois. Encore du Coehlo, du Levy, du Musso... Je crois que ma critique un peu négative vient du fait que je l'aie lu à la suite d'autres qui lui ressemblent trop. Je trouve ces romans agréables mais ils m'ennuient assez rapidement, je les trouve gentillets, et à la longue ça en devient niaiseux. Trop de guimauve.
Mercredi 12 juillet 2006
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En ce 18 octobre 1988, Jeff Winston se trouve dans son bureau new-yorkais, et écoute sa femme lui répéter au téléphone : " Il nous faut, il nous faut... " Il leur faudrait, bien sûr, un enfant, une maison plus confortable. Mais surtout parler. A cœur ouvert. Sur ce, Jeff meurt d'une crise cardiaque. Il se réveille en 1963, à l'âge de dix-huit ans, dans son ancienne chambre d'université. Va-t-il connaître le même avenir ? Non, car ses souvenirs sont intacts. Il sait qui va gagner le prochain Derby, et ce qu'il en sera D'IBM et d'Apple... De quoi devenir l'homme le plus puissant du monde, jusqu'à... sa deuxième mort, et qu'une troisième, puis une quatrième vie commencent...
Ce roman m'a vraiment accaparée. Ca s'essouffle un peu par moments, mais ça ne dure pas. Bémol aussi, je ne trouve pas la fin à la hauteur du reste. Je ne sais pas exactement ce que j'attendais, mais probablement quelque chose un peu moins en queue de poisson, quelque chose de plus spectaculaire...
Enfin, mis à part ça, il m'a vraiment bien tenu en haleine, ça a été un plaisir.
Mercredi 12 juillet 2006
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14:47
Mon cher Max... Mon cher Martin... Du 12 novembre 1932 au 18 mars 1934, entre l'Allemagne et les États-Unis, deux amis s'écrivent. Max, l'Américain, parle de sa solitude depuis le départ de son ami ; Martin, l'Allemand, lui raconte sa nouvelle vie dans une Allemagne qu'il peine à reconnaître tant elle est défigurée par la misère. Au fil des lettres, inexorablement, Martin et Max s'éloignent l'un de l'autre. D'autant que Max est juif...
Écrit en 1938, ce texte cinglant et visionnaire était depuis longtemps tombé dans l'oubli. Publié pour la première fois en France en 1999 par les Éditions Autrement il connaît depuis lors une formidable renaissance.
Livre tragique mais criant de vérité. A lire, d'autant plus qu'il date de 1938.
Mercredi 12 juillet 2006
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17:56
Montedidio, le " mont de Dieu ", emprunte son titre à un quartier populaire de Naples où vit le narrateur, un garçon de treize ans, dans l'immédiat après-guerre. Apprenti menuisier, il grandit dans une famille modeste où on parle le napolitain, mais il s'efforce de noter ses impressions en italien sur un grand rouleau de papier dont l'imprimeur du quartier lui a fait cadeau. Sa vie évolue entre son père, ouvrier dans les docks, sa mère, malade, son maître Errico qui lui enseigne les rudiments de la menuiserie, et surtout don Rafaniello, un survivant de la Shoah échoué à Montedidio. En de brefs chapitres, c'est toute une communauté humaine qui prend corps sous la plume du narrateur qui, en écrivant sa vie, laisse derrière lui son enfance.
"L'apprentissage de la vie" d'un jeune napolitain dans les années 1950. Le style est très touchant, c'est simplement beau. Est-ce cela qu'on appelle la prose poétique?
Mercredi 12 juillet 2006
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18:02
Hajime a connu pour la première fois l'amour en compagnie de la douce Shimamoto-San. Séparés par la vie, il n'a pourtant jamais oublié. Aujourd'hui, à l'aube de la quarantaine, Hajime est devenu un homme ordinaire et s'est construit une vie agréable entre sa famille et un métier qui lui plaît. Ce fragile équilibre résistera-t-il à ses retrouvailles avec Shimamoto-San ?
J'ai trouvé que H. Murakami avait une façon d'écrire très émouvante, je ne sais pas comment l'expliquer autrement, on ressent vraiment les choses comme le narrateur. C'est une histoire de passion. Le personnage de Shimamoto-San est plein de mystère, d'ailleurs les nombreuses questions que je me posais à son sujet n'ont pas toutes trouvé de réponse.
On est un peu déçus par la fin, mais on se rend bien vite compte qu'il a choisit la meilleure possible (je trouve) en fonction de tout le reste du roman.
Mercredi 12 juillet 2006
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18:06
Lennie serra les doigts, se cramponna aux cheveux. - Lâche-moi, cria-t-elle. Mais lâche-moi donc. Lennie était affolé. Son visage se contractait. Elle se mit à hurler et, de l'autre main, il lui couvrit la bouche et le nez. - Non, j'vous en prie, supplia-t-il. Oh, j'vous en prie, ne faites pas ça. George se fâcherait. Elle se débattait vigoureusement sous ses mains... - Oh, je vous en prie, ne faites pas ça, supplia-t-il. George va dire que j'ai encore fait quelque chose de mal. Il m'laissera pas soigner les lapins.
Un très belle histoire d'amitié entre Georges, petit homme responsable et Lennie, petit enfant dans le corps d'un Goliath. J'ai également vu l'adaptation du roman au théâtre, c'était un très bon moment aussi.
Mercredi 12 juillet 2006
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En 1942 au cours de travaux dans un couvent d'Amérique latine, sont mis au jour les restes d'une adolescente, Sierva Maria de Todos los Angeles. Sa splendide chevelure mesure vingt-deux mètres de long.... Le romancier du Général dans son labyrinthe aurait-il tiré cette étrange découverte de sa flamboyante imagination ? Réelle ou fictive, en tout cas, le point de départ d'une singulière histoire d'amour, dans le cadre joyeux coloré, décadent de Carthagène des Indes, au milieu du XVIIIe siècle.
Fille unique du marquis de Casalduero, Sierva Maria a douze ans lorsqu'elle est mordue par un chien couleur de cendre, portant une lune blanche sur son front. Soupçonnée de rage ou de possession diabolique, enfermée au couvent par l'Inquisition elle vivra avec son exorciste, Don Cayetano Delaura une passion folle, destructrice, forcément maudite.
A la croisée de l'histoire et de la légende, du mysticisme et de l'érotisme, Gabriel Garcia Marquez recule dans ce nouveau chef d'œuvre les frontières du " réalisme magique " dont il est l'inventeur. Poésie et maîtrise du ton transforment ici la scène du magicien aventureux en un merveilleux retable baroque. C'est sans doute cela que l'on appelle le miracle de la littérature. Philippe Nourry Le Point
La première moitié m'a ennuyée, je n'ai pas été embarquée par le style et je m'attendais à autre chose du point de vue de l'histoire. Vers le milieu du roman, j'y ai retrouvé un souffle nouveau et j'ai vraiment apprécié la seconde moitié. Bref, je suis un peu mitigée... Je lirai "cent ans de solitude" pour affiner mon opinion au sujet de Garcia Marquez.
Mercredi 12 juillet 2006
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18:18
Tracy Chevalier a imaginé l'histoire de la jeune fille à la perle, celle du tableau si connu de Vermeer.
La lecture a été longue pour moi puisqu'il s'agit d'un livre en anglais, je n'ai pas l'habitude. Malgré cela, j'ai beaucoup aimé ce roman, on s'attache au personnage de Griet, qui est un mélange de simplicité et de force. On suit sa vie quotidienne, ses difficultés avec les femmes de la maison où elle officie comme servante, sa relation avec le peintre, avec ses parents, avec le jeune Pieter...
On a plaisir à lire ce roman tant pour la découverte de l'époque (XVIIe siècle hollandais) que pour les personnages eux-mêmes. Ca a été une bonne découverte qui m'a donné envie de lire d'autres livres de Tracy Chevalier et de voir l'adaptation de celui-ci en film avec Scarlett Johansson.
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