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littérature contemporaine étrangère


Mercredi 28 novembre 3 28 /11 /Nov 16:08

Une-place-a-prendre

Bienvenue à Pagford, petite bourgade anglaise paisible et charmante : ses maisons cossues, son ancienne abbaye, sa place de marché pittoresque… et son lourd fardeau de secrets. Car derrière cette façade idyllique, Pagford est en proie aux tourmentes les plus violentes, et les conflits font rage sur tous les fronts, à la faveur de la mort soudaine de son plus éminent notable. Entre nantis et pauvres, enfants et parents, maris et femmes, ce sont des années de rancunes, de rancœurs, de haines et de mensonges, jusqu’alors soigneusement dissimulés, qui vont éclater au grand jour et, à l’occasion d’une élection municipale en apparence anodine, faire basculer Pagford dans la tragédie.

 

Que ceux qui se demandaient si J.K. Rowling pouvait écrire autre chose que Harry Potter soient rassurés : on en est loin, mais alors très très loin.

Quand des élèves de 5e sont venus me demander pourquoi je ne l'avais pas encore acheté, je leur ai expliqué que ce roman était clairement destiné à un public adulte et qu'ils seraient bien désarçonnés avec celui-ci...

 

D'ailleurs moi aussi j'ai été désarçonnée. Je n'avais volontairement pas lu la 4e de couverture ni les avis des uns et des autres avant d'ouvrir moi-même le roman. C'est donc avec un grand étonnement que j'ai lu les premiers chapitres, le temps de m'y faire : c'est pas gai, dis donc!

Mais ça donne le ton. Car ce roman dépeint une réalité crue, sans fard, et terriblement vraisemblable. La mort d'un seul homme semble jouer le rôle de déclencheur. Suite à ce décès, toute la petite ville de Pagford va se révéler au grand jour. Les magouilles, l'hypocrisie, les rancoeurs, les jalousies, les amours déçues, l'alcoolisme, la misère sociale, tout y est. Je ne suis jamais allée dans une petite bourgade anglaise suffisamment longtemps pour m'en faire une idée juste, mais c'est tout à fait comme ça que je me figure certains endroits, et je dirais même que tous ces vices cachés sont universels, que l'histoire aurait tout aussi bien pu se passer au fin fond de la Chine au 17e siècle sans perdre de sa cruelle justesse.

 

Contrairement à la plupart des lecteurs, j'ai mis du temps à accrocher au roman. Les premiers chapitres me semblaient longuets, je lisais sans réellement m'intéresser...

Et puis j'ai fini par accrocher, par m'attacher à certains des personnages (une infime partie d'entre eux puisqu'on a quand même à faire à une belle brochette de gougnafiers!). Mais leur souffrance était si tangible... que finalement, moi aussi, j'ai versé ma larme.

 

J.K.Rowling prouve avec ce roman qu'elle est un grand écrivain, tout à fait capable de varier ses registres. Même si j'ai beaucoup moins aimé ce roman que la saga des Harry Potter, je lirai avec plaisir et intérêt ses prochains

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romans.

 

Merci aux éditions Grasset et à Price Minister. Puisqu'il s'agit du match de la rentrée littéraire, je mets exceptionnellement une note : un 15/20 pour moi. 

 

Les billets de Belledenuit, Elfique, Hydromielle, l'Irregulière, Noukette, Stephie...


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Samedi 1 septembre 6 01 /09 /Sep 07:51

malediction colombes

Depuis toujours, la petite ville de Pluto, Dakota du Nord, vit sous «la malédiction des colombes», qui dévorent ses maigres récoltes comme le passé dévore le présent. Nous sommes en 1966 et le souvenir de quatre innocents lynchés cinquante ans auparavant hante toujours les esprits. En écoutant les récits de son grand-père indien qui fut témoin du drame, Evelina, une adolescente insouciante, prend soudainement conscience de la réalité...

 

J'ai quelque difficulté à dire ce que j'ai pensé de ce roman...

Ma première certitude, c'est que j'ai aimé le style de l'auteur et que je comprends qu'elle soit considérée comme une des grandes voix de la littérature américaine actuelle.

 

J'ai été passionnée par certains chapitres, notamment ceux avec Mooshum et son frère, les deux grands-pères indiens qui n'ont pas leur langue dans leur poche. Ils s'amusent des vaines tentatives du curé pour les remettre dans le droit chemin. Mooshum est un conteur hors pair. Quant à son frère, son histoire d'amour impossible avec la belle-soeur de sa nièce est du meilleur tragi-comique.

L'émotion est bien présente elle aussi, avec entre autres un merveilleux passage racontant comment Shamengwa a été trouvé par son violon (la phrase doit sembler étrange à qui ne l'a pas lu, mais c'est réellement comme ça que se déroule l'événement).

D'autres chapitres en revanche ne m'ont absolument pas intéressée ; la palme revenant à ceux consacrés à la "femme aux serpents" et son expérience sectaire. Je ne voyais pas en quoi ça pouvait m'éclairer sur le reste de l'histoire et j'ai lu ces pages avec un certain ennui.

 

Nous avions choisi pour cette lecture commune un "roman choral", où plusieurs personnages prennent donc la narration tour à tour. Paradoxalement, je crois que c'est cette polyphonie qui m'a empêchée d'apprécier ce roman plus pleinement. 

Toutes les histoires sont liées, mais parfois de façon si ténue que le lien en question a mis du temps à m'apparaître, ce qui m'a parfois lassée. Je voulais retrouver Evelina et sa famille, comprendre les raisons du lynchage de 1916, savoir ce qui s'était réellement passé juste avant.

J'ai donc aimé cette lecture mais avec de sérieux bémols tout de même. 

 

Les billets de Delphine, Joëlle, Stephie, puis ceux des participants du Blogoclub puisqu'il s'agit d'une lecture commune : les liens sont chez Sylire et Lisa.


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Lundi 30 juillet 1 30 /07 /Juil 16:07

jeu de l ange

Dans la turbulente Barcelone des années 1920, David, un jeune écrivain, reçoit d'un mystérieux éditeur une offre inespérée: écrire « une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de tuer et d'être tués », de surcroît en échange d'une fortune. Mais du jour où il accepte ce contrat, une étrange mécanique de destruction se met en place autour de lui.

 

Malgré ma mémoire généralement fort défaillante, ce roman m'a semblé bien familier. L'Ombre du Vent ne peut que se rappeler à mon souvenir... La même ambiance, les mêmes lieux...

 

C'est avec plaisir que j'ai (re?)découvert la librairie Sempere, une librairie telle qu'on en rêve tous : rien que pour les passages autour d'elle, j'ai aimé ce roman.

La ville elle-même est également un lieu de première importance, presque un personnage. On se perd dans ses dédales, elle nous avale.

 

Quant aux personnages plus réels, c'est surtout Isabella qui a trouvé grâce à mes yeux, la jeune femme impétueuse, au caractère vif et bien trempé, et qui donne un peu d'ardeur à l'histoire quand elle a tendance à s'engluer. David, lui, a beau être le héros, je ne l'ai pas trouvé très attachant. Il a un nombre incroyable de soucis, c'est certain ; mais aussi une grande capacité à voir le verre à moitié vide et à se morfondre.

 

L'intrigue elle-même a de forts accents fantastiques, puisque l'auteur a visiblement voulu faire une sorte de réécriture du mythe de Faust. Pourquoi pas, mais les mystères entourant ce pacte entre David et son fameux éditeur sont un peu pénibles (doit-on comprendre que le lecteur est trop stupide pour comprendre tout seul? Ou est-ce le héros qui se voile la face?).

Je n'enfoncerai pas le clou avec la fin, qui est pour le moins.... comment dire... déroutante. Restons polis.

 

Bref, un roman un peu décevant dans son contenu, mais quand même agréable à lire parce que Carlos Ruiz Zafon a un style accrocheur qui donne envie de tourner les pages.

 

Les avis de BlueGrey, Dédale, Emeraude, Grominou, Joëlle, Jules, Karine, Maggie, Stephie, Zarline.


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Mardi 17 juillet 2 17 /07 /Juil 21:03

seul le silence

Joseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps d’une fillette assassinée. Une des premières victimes d’une longue série de crimes.

 

Et je n'ajouterai rien de plus, parce que comme souvent, la quatrième de couverture en dit trop. Sachez simplement que le destin de Joseph Calvin Vaugham sera irrémédiablement lié à ces meurtres.

 

J'avais entendu parler de ce roman mais n'en avais rien retenu si ce n'est le titre et la couverture. Rien ne me poussait à le lire... Sauf ma copine Nadine, qui m'a dit très simplement "il faut le lire". Comme elle a généralement bon goût et que j'avais envie de nouveauté dans mon horizon livresque, j'ai profité d'une virée pro à la librairie pour faire ce petit achat personnel.

Commencé le soir même, terminé un jour et demi après. La grosse claque.

 

Présenté comme un roman policier, ce livre est plutôt... inclassable. C'est l'histoire de la vie de Joseph, trente ans d'une vie marquée par des drames dont beaucoup n'auraient pas réussi à se remettre. Tristesse, solitude, incompréhension, angoisse seront sont quotidien. Il trouvera sur son chemin la cruauté, la mise à l'écart et autres formes que revêt la bêtise des hommes. L'histoire de ces petites filles assassinées le suit inlassablement.

 

Joseph cherchera le meutrier et peut-être le trouverez-vous le premier ; ce n'est pas ce qui importe. C'est un vrai grand roman, très fort, qui vous happe et refuse de vous lâcher même quand vous le souhaiteriez, pour échapper un peu à ce chagrin. Ne luttez pas, le roman sera plus fort que vous!

 

Un roman dont je me souviendrai longtemps, à la puissance indéniable.

 

Les billets de La Livrophile et Ys.


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Jeudi 24 mai 4 24 /05 /Mai 20:59

gout_des_pepins_de_pomme-copie-1.jpg

À la mort de Bertha, ses trois filles et sa petite-fille, Iris, la narratrice, se retrouvent dans leur maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l'Allemagne, pour la lecture du testament. À sa grande surprise, Iris hérite de la maison. Bibliothécaire à Fribourg, elle n'envisage pas, dans un premier temps, de la conserver. Mais, à mesure qu'elle redécouvre chaque pièce, chaque parcelle du merveilleux jardin, ses souvenirs font resurgir l'histoire émouvante et tragique de trois générations de femmes. Un grand roman sur le souvenir et l'oubli.

 

Après avoir lu nombre de critiques élogieuses, je me suis décidée à acheter ce roman, confiante, ravie à l'idée de savourer une complexe et/ou émouvante histoire de famille.

J'ai donc attendu qu'il se passe quelque chose, que le roman décolle... et puis... ben non. C'est une jolie petite histoire, avec de charmants personnages, mais c'est plat, c'est lent, c'est long.

Ce roman ne fut pas si désagréable à lire mais je m'attendais à tellement mieux... Cruellement déçue je suis.

 

Les avis enthousiastes de Chimère, Elfique, Marie, Mirontaine, Saxaoul ; celui de Moka qui est plus mitigée, celui de Val qui s'est ennuyée et celui de Jules qui est restée de glace.


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