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Au plaisir de vous lire :)
Sous la canicule, le Bombay Express roule à petite vitesse, emportant le brahmane-médecin Doc qui se rend à Bombay en compagnie du fidèle Arjun pour soigner l'obésité de son beau-frère. Mais le corps atrocement brûlé d'une jeune femme dans un compartiment de première classe lui ouvre les portes de Bollywood, des stars capricieuses et des studios de cinéma.
Tandis que sa belle-soeur cuisine sans relâche et que les fêtes se succèdent, il donne une leçon de kalaripayatt dans les rues de Bombay et découvre ce que peut être le chantage et le goût de la vengeance. Armé des shâstra et de son seul parapluie, il découvrira les raisons d'un meurtre qui n'était au fond qu'une sinistre plaisanterie. Si la vie n'est qu'un songe, la mort ne serait-elle qu'une blague ?
Ce roman a un goût particulier pour moi. Comme certains d’entre vous le savent, je suis bookcrosseuse depuis un peu plus de 2 ans maintenant, c’est-à-dire que je fais partie de ces gens qui
relâchent des livres dans des lieux publics (pour faire bref), pour qu’ils puissent poursuivre leur chemin et voyager de lecteur en lecteur (chaque livre a un petit numéro qui permet à ceux qui
l’ont relâché de suivre son parcours).
Bref, j’ai donc relâché un certain nombre de livres et il m’est arrivé d’en attraper à mon tour, mais jamais de façon inattendue (je savais que le livre convoité se trouvait à tel endroit). Il y a 3 semaines, j’étais à la bibliothèque, et descendais les escaliers pour arriver à la banque de prêt. Je passe donc devant une sorte de présentoir thématique, avec des bouquins consacrés à je ne sais plus quel événement… Et au milieu, je vois ce livre, cette « morte du Bombay express », avec sa belle étiquette bookcrossing, que mon œil affûté ne pouvait manquer de remarquer !! Je me jette dessus pour voir quand et par qui il a été relâché et, constatant que je connais la bookcrosseuse ayant déposé le livre, je me mets à scruter furieusement la foule pour voir si elle ne serait pas encore dans les parages… Finalement, non, nous nous étions manquées à 2 h près, mais vous n’imaginez pas mon excitation d’avoir trouvé, pour la toute première fois, un livre BC par hasard !!
Bref, ce roman ne pouvait que se retrouver tout en haut de la PAL.
C’est un roman de type « policier ethnologique », comme Picquier en a publié des tas. On ne peut franchement pas dire qu’il sorte du lot, mais il se lit bien agréablement, un petit polar sans prétention, quoi.
C’est pour le charme du contexte, des descriptions de l’Inde, et pour le caractère attachant des personnages que ce roman vaut d’être lu. Si vous ne jurez que par l’intrigue, vous risquez d’être un peu déçu, car je l’ai trouvée un brin légère ; pas suffisamment fouillée et avec un dénouement trop vite expédié. Comme je fais partie des lecteurs qui s’intéressent autant à la résolution de l’énigme qu’à l’ambiance et aux relations entre les personnages, j’ai quand même assez apprécié ma lecture.
Et puis les Picquier poches sont toujours très agréables à lire, avec leurs belles couvertures :-)
Pour Jim Qwilleran, ancien chroniqueur criminel, un poste de rédacteur artistique est une véritable gageure étant donné qu'il ne connaît rien à la question. Très rapidement, il se rend compte que son véritable travail consiste à contrebalancer celui d'un féroce critique d'art, attaché au même journal et détesté de tout le monde.
Pourtant la maison de celui-ci est un véritable musée, sa table celle d'un fin gourmet et l'homme lui-même est brillant et satirique. Il possède aussi un chat siamois aristocratique, Kao K'o Kung - Koko pour Qwilleran - qui apprécie les vieux maîtres et sait lire à l'envers les manchettes de journaux.
Dans le monde apparemment paisible des beaux-arts, trois morts brutales se produisent et c'est grâce au flair de Koko que Qwilleran découvrira la vérité.
Rien de tel qu’un petit roman policier pour s’évader. Celui-ci est le premier d’une série mettant en scène Jim Qwilleran, qui mène l’enquête avec le chat Koko (et un second félin dans les prochains tomes, à ce que j’ai compris).
J’ai lu ce livre avec plaisir, bien que je ne lui aie pas trouvé un suspense franchement haletant. Ce sont plutôt les personnages qui sont intéressants. Qwilleran avec sa moustache qui frémit et sa rencontre avec Koko, le chat suprêment intelligent qui sait lire à l’envers et n’aime que le bœuf cuisiné au bouillon. Le personnage de Mountclemens est lui aussi intriguant : un odieux critique d’art qui vit cloîtré et entouré de mystères.
Bref, rien de mémorable du point de vue de l’intrigue, mais un journaliste/détective et un chat siamois dont je suivrai volontiers d’autres aventures.
Dans les années 1930, trois jeunes auteurs allemands, regroupés sous le pseudonyme de Stefan Brockhoff, publient « les dix commandements du roman policier ». Friedrich Glauser, écrivain suisse d’expression allemande ayant lui aussi une prédilection pour le genre policier, leur répond.
Quelques extraits de cette lettre, de la partie où Glauser répond au commandement le détective doit être un homme adroit et ingénieux :
« Le limier apparaît, jette à la personne son regard de psychologue et recueille des aveux complets accompagnés des indices nécessaires. Il n’a plus qu’à tendre la main. Le même processus se répète avec les autres personnages et quand le limier a jeté sur tous son regard de psychologue et obtenu ce qu’il voulait, il s’en va avec ses renseignements sous le bras cueillir le meurtrier. La solution l’attend comme une petite fleur sur le chemin. Le limier met la petite fleur solution sur son chapeau ou à la boutonnière et poursuit son chemin à la rencontre de nouveaux crimes.
[…]
Il doit descendre de son piédestal, le limier ! Il doit réagir comme vous et moi. Dotons-le de réactions, donnons-lui une famille et une femme, des enfants, pourquoi devrait-il toujours être célibataire ? Et si nous le voulons quand même célibataire, se souciant seulement de résoudre des énigmes policières, alors donnons-lui une petite amie qui lui mène la vie dure…
Pourquoi est-il toujours habillé de manière irréprochable ? Pourquoi a-t-il toujours suffisamment d’argent ? Pourquoi ne se gratte-t-il pas quand cela le démange ? Et pourquoi n’a-t-il pas comme moi, l’air un peu bête quand il ne comprend pas quelque chose ?
Pourquoi ne se décide-t-il pas à rechercher le contact avec ses semblables, à tenter de comprendre l’atmosphère dans laquelle vivent les gens qui l’occupent ? Pourquoi ne prend-il pas part à leur destin ? Pourquoi ne déjeune-t-il pas avec eux, pourquoi ne jure-t-il pas au fond de lui-même quand la soupe sent le brûlé ? – que de tensions cachées il peut y avoir dans une soupe brûlée !
Pourquoi n’écoute-t-il pas en leur compagnie l’exposé d’un célèbre professeur sur le mariage à la radio ? C’est dans de telles circonstances que les hommes sortent d’eux-mêmes. Ils baillent. Un tel bâillement peut être si révélateur…
Et si le col du limier est trempé de sueur, quelle révélation ! Sans parler de ses chaussettes trouées !... ».
Le principal prix récompensant les romans policiers en Allemagne est le prix Glauser. Il serait le Simenon germanophone, si j’en crois certains sites Web que j’ai pu lire çà et là.





