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romans policiers

Mercredi 12 juillet 2006 3 12 07 2006 15:49

Sur la toile peinte il y a cinq siècles, un seigneur et un chevalier jouent aux échecs, observés depuis le fond par une femme en noir. Détail curieux : le peintre a exécuté ce tableau deux ans après la mort mystérieuse d'un des joueurs et tracé l'inscription " Qui a pris le cavalier ? ", également traduisible par : " Qui a tué le cavalier " ? Tout cela n'éveillerait que des passions de collectionneurs si des morts violentes ne semblaient continuer la partie en suspens sur la toile. Et c'est ainsi que l'histoire, la peinture, la logique mathématique viennent multiplier les dimensions d'une intrigue elle-même aussi vertigineuse que le jeu d'échecs...
Une œuvre d'une originalité étonnante, traduite dans de nombreux pays et couronnée en France par le Grand Prix de la littérature policière de 1993.

J'ai beaucoup aimé le prétexte des échecs et le parallèle entre la partie du tableau et celle de la réalité. L'idée que chacun des protagonistes était une pièce m'a semblée bonne aussi. En revanche, moi qui ne lis que rarement ce genre de romans, j'ai trouvé bien avant la fin qui était le coupable, donc je me demande si ce n'est pas un peu léger pour un lecteur plus rôdé. J'ai aussi été déçue par la fin, où l'on découvre les raisons qui ont poussé le coupable à le devenir (rien de bien spectaculaire, peut-être que je n'ai pas compris mais j'ai trouvé ça un peu flou).
Mais d'une manière générale, j'ai beaucoup aimé le style et l'intrigue donc ça m'a bien plu.
Par kalistina - Publié dans : romans policiers
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Mercredi 12 juillet 2006 3 12 07 2006 19:17

Moitié blanc et moitié aborigène, le détective Napoléon Bonaparte (Bony pour les intimes) enquête dans le bush australien. Tony Hillerman a reconnu dans son " père ", l'écrivain Arthur Upfield, le pionnier (ô combien talentueux !) du polar ethnologique. Quelle découverte ! " Nouvel Observateur, 1992 Traduit de l'anglais par Michèle Valencia

"Roman policier ethnologique". Une des aventures de l'inspecteur australien Napoléon Bonaparte, personnage haut en couleurs, vif d'esprit et attachant. L'histoire tient bien la route et le dénouement ne se devine pas trop facilement. La lecture est facile mais agréable, j'ai trouvé que c'était un bon policier (pas un polar selon moi, malgré ce qu'indique la 4e de couverture). Il se lit sans problème même si l'on ne connaît pas les précédentes aventures de "Bony".
Par kalistina - Publié dans : romans policiers
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Mercredi 26 juillet 2006 3 26 07 2006 00:34


Nom : Xiao-Mei. Prénom : Myrtille. Profession : lieutenant de police. Signes particuliers : aucun goût pour la procédure pénale. Pas facile de végéter dans un commissariat de quartier alors que l'on a pour ambition d'intégrer "La Crim", la prestigieuse brigade criminelle.
Peu importe, Myrtille a d'autres chats à fouetter : d'abord partir pour Toulon assister à la lecture du testament de son père biologique qu'elle n'a jamais connu. Ensuite ? Échapper à la mort en plein aéroport de Toulon, faire connaissance avec le commissaire Rembrandt et se mettre au plus mal avec un trafiquant d'armes tchétchène. Tout ça en vingt-quatre heures. Dur métier.

C’est un roman policier bien mené, quand même un brin trop trash pour la fille un peu coincée que je suis. L’héroïne est ce qu’on appelle une « célibattante », et on trouve certains autres clichés du genre comme l’armoire à glace toute dévouée à son patron, la blondasse, le parrain mafieux… 

C’est classique mais ça fonctionne bien, ça se lit agréablement. Tout ce qu’il faut pour les vacances !

Par kalistina - Publié dans : romans policiers
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Mercredi 16 août 2006 3 16 08 2006 12:20

Deux nouvelles policières de Fred Vargas mettant en scène le commissaire Adamsberg : "salut et liberté" suivi de "la nuit des brutes".

Les intrigues en elles-mêmes ne présentent pas d'intérêt particulier, mais pour moi qui n'avais jamais lu Vargas, j'ai trouvé le style agréable et le personnage principal plutôt sympathique. Un bon moment de lecture.
Ca fait renaître mon envie de lire "pars vite et reviens tard" qui patiente sur mon étagère depuis le printemps.
Par kalistina - Publié dans : romans policiers
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Jeudi 17 août 2006 4 17 08 2006 08:22

Un psychologue se retrouve juré dans un procès et il craint pour sa vie ; son angoisse est-elle justifiée… ?

Il s’agit d’une nouvelle, qui a été primée dans le cadre du concours « sang pour sang polar ». Le style est agréable à lire et le rythme est bien soutenu, on se prend à s’inquiéter en même temps que le héros.
Je l’ai bien aimé, d’ailleurs, ce héros, avec ses réflexions psys qui arrivent parfois de façon tout à fait impromptue. J’apprécie quand les protagonistes ont des traits caractéristiques, et c’est le cas ici avec ce type qui semble toujours chercher le lien entre ce qu’il vit et perçoit et la psychanalyse selon Jung (petite digression : je ne connais pas ses théories, certaines subtilités m’auront donc peut-être échappé).
Peut-être que le récit aurait été meilleur encore si le doute entre parano et réel danger était plus développé (il me semble qu’on penche quand même plus volontiers pour un des deux côtés, je vous laisse découvrir lequel).

Vous pouvez vous aussi lire cette nouvelle en cliquant sur le lien suivant : http://www.sangpoursang-polar.com/nouvelles-policieres/jl-nogaro-jurerderien.pdf

Jean-Louis Nogaro vient de sortir son premier roman policier, qui s’appelle « un bon flic, c’est comme de la soie ».

Par kalistina - Publié dans : romans policiers
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Vendredi 18 août 2006 5 18 08 2006 12:24

Un homme tout juste sorti du coma qui reçoit de l'infirmière la transcription de ses secrets les plus enfouis, de son passé le plus perdu. Un jeune homme sur les traces d'un amour passé pour exaucer les dernières volontés de son oncle. Un type, un peu paumé, se souvient du temps où il savait arrêter la pluie. Un mari est prêt à tout pour rencontrer sa maîtresse malgré une femme maladivement jalouse. Un journaliste pense réaliser sa meilleure interview et conquérir la femme de sa vie en une soirée.
Autant de personnages bien ordinaires, confrontés à des situations extraordinaires, et qui, de petites lâchetés en mensonges minables, se retrouvent fatalement dans une position aussi intenable que réjouissante...

- la boîte noire : on y voit comme une obsession peut changer la vie d'un homme. Une nouvelle plutôt pas mal, mais à mon goût pas la meilleure de ce recueil.

- la volière : je l'ai beaucoup aimée, c'est une belle histoire, touchante.

- un temps de blues : un intéressant petit côté mystérieux, malheureusement pas assez creusé (c'est le tort des nouvelles!).

- transfert : une histoire qui fait un peu mal au coeur, mais qui peut arriver à tout le monde, que ça soit du côté du mari comme de celui de la femme.

- la pétition : une nouvelle assez achevée, avec un protagoniste franchement tordu, donc le manque de valeurs est révoltant.
Par kalistina - Publié dans : romans policiers
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Jeudi 7 septembre 2006 4 07 09 2006 22:26
Voici un feuilleton policier d'un nouveau genre... Régulièrement, Alan C. met en ligne sur son blog les chapitres des aventures d'Elvis Cochran, enquêteur criminel à la police de San Diego.
Vous aimez les séries à la télé, leur périodicité, le suspense de l'histoire combiné à l'attente du prochaine épisode? Vous aimez lire, aussi? Alors suivez les chapitres de "brouillard sur San Diego" sur le blog suivant : http://alanc.over-blog.com/ .

Malgré un côté thriller auquel je ne suis pas habituée (je suis pacifiste, moi, monsieur!), j'ai plaisir à suivre ce feuilleton littéraire, pour le principe mais aussi pour le style que je trouve assez talentueux.
Par kalistina - Publié dans : romans policiers
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Lundi 30 octobre 2006 1 30 10 2006 11:26


Dans les montagnes Rocheuses du Colorado, une vieille femme indienne est troublée par des visions maléfiques. Très attachée aux croyances taditionnelles de son peuple, Daisy Perika a cette certitude : les forces des ténèbres sont à l'oeuvre...

Le meurtre d'une jeune scientifique, non loin de là, dans la petite ville de Granite Creck, en est-il à l'épreuve ? Meurtre brutal et déroutant de l'avis de Scott Paris, chef de la police. L'enquête dangereuse qu'il s'apprête à conduire va le mener aux frontières d'un monde qu'il connaît, mais aussi de lui-même.
C'est initialement par pure curiosité qu'il consent à rencontrer Daisy, la tante de Charlie Moon, un policier indien de la réserve voisine. Elle insistait tant pour être présentée au matukash venu de l'Est. En fait, dans ses rêves, la vieille femme a déjà rencontré Scott Paris. C'était sur la rivière des âmes perdues...

Franchement, au début, c’était surtout moi qui étais perdue. Je devais relire certains passages plusieurs fois, ralentir le rythme pour éviter de me perdre. C’était chaotique et je n’avais pas plus envie que ça de poursuivre ma lecture.

Comme je suis pugnace et optimiste, j’ai continué quand même et l’histoire a fini par être intéressante et le style lisible, même plutôt agréable.

L’intrigue est fait d’un mélange entre enquête classique suite au meurtre d’une étudiante jeune-belle-et-intelligente et mystères des croyances amérindiennes (les Ute pour être précis). C’est cette pointe d’originalité qui fait l’intérêt du livre.

Bref, un policier agréable à lire sans être mémorable, avec un bémol pour le début (mais qu’ont fait les relecteurs ??) qui pourrait rebuter certains lecteurs moins persévérants que moi.

Par kalistina - Publié dans : romans policiers
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Dimanche 7 janvier 2007 7 07 01 2007 17:16

Ce sont des signes étranges, tracés à la peinture noire sur des portes d'appartements, dans des immeubles situés d'un bout à l'autre de Paris. Une sorte de grand 4 inversé, muni de deux barres sur la branche basse. En dessous, trois lettres : CTL.
A première vue, on pourrait croire à l'œuvre d'un tagueur. Le commissaire Adamsberg, lui, y décèle une menace sourde, un relent maléfique. De son côté, Joss Le Guern, le Crieur de la place Edgar-Quinet, se demande qui glisse dans sa boîte à messages d'incompréhensibles annonces accompagnées d'un paiement bien au-dessus du tarif. Un plaisantin ou un cinglé ? Certains textes sont en latin, d'autres semblent copiés dans des ouvrages vieux de plusieurs siècles. Mais tous prédisent le retour d'un fléau venu du fond des âges...

 
L’adaptation sort au cinéma à la fin du mois, ça m’a poussée à enfin lire ce roman que j’ai acheté vers le printemps dernier. Je ne regrette pas, me voici fan de la dame Vargas !

Dès les premières pages, elle crée un univers particulier avec des personnages que je trouve très attachants. Joss Le Guern, un des personnages principaux, est crieur de profession l’idée m’a complètement séduite (je ne suis pas la seule, à ce que j’ai compris il y a désormais un crieur à Lyon ! des lyonnais pour confirmer/infirmer ?). J’aime aussi beaucoup le commissaire Adamsberg et son côté lunaire (au passage, je ne vois pas Garcia dans le rôle, enfin nous verrons…).

Tous m’ont évoqué quelque chose ou quelqu’un, et c’est ce que j’aime dans les romans policiers : quand l’intrigue est bonne mais qu’elle ne fait pas tout. J’aime qu’elle laisse une place aux personnages, qu’ils soient vraiment humains (ou très drôles, autre alternative, cf. ma grande copine Amelia Peabody).

L’intrigue, justement, est quant à elle bien ficelée, on s’emmêle et on suppose bien que rien n’est aussi simple qu’il n’y paraît. Au détour de quelques indices ou dialogues, Fred Vargas en profite aussi pour nous apporter quelques petites connaissances historiques : un bonus qui me plaît bien !

 

Par kalistina - Publié dans : romans policiers
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Samedi 7 avril 2007 6 07 04 2007 14:43

 

Sale temps pour l'agent sportif Myron Bolitar. Ex-champion de basket, ex-agent du FBI, il est pourtant habitué aux coups durs.

Sauf que là, c'est vraiment tordu : son poulain, le prometteur Christian Steele, est sous le choc. Il vient de recevoir par la poste une revue porno dans laquelle son ancienne petite amie Kathy pose langoureusement dans le plus simple appareil.

Problème : Kathy, mystérieusement disparue depuis des mois, est aujourd'hui considérée comme morte. Plus étrange encore, elle n'est autre que la sœur de la romancière Jessica Culver, grand amour de Myron.

En pleine négociation de contrat, l'agent sportif croit d'abord à une technique d'intimidation de la part de ses concurrents.

Mais la réalité se révèle autrement plus sordide…

 

Avec tout le travail que j’ai à terminer pour ces jours-ci, j’avais envie de me plonger dans un bouquin à la fois facile à lire et palpitant. Je trouve que j’ai fait le bon choix !

Harlan Coben a une écriture facile, c’est fluide, ça se lit bien, mais ce n’est pas mauvais pour autant, c’est ça qui est bien !

C’est bourré de clichés mais c’est pour ça que c’est bien huilé. On se laisse prendre dans l’intrigue que j’ai trouvé bien ficelée, je ne savais pas comment m’expliquer le déroulement des événements même si on subodore un peu l’identité du coupable.

Les personnages sont bien dessinés eux aussi. Myron a le sens de la répartie qui donne de la légèreté à ce polar, ce que j’ai apprécié, n’aimant pas les bouquins genre thrillers glauques. Là encore, c’est vrai que c’est cliché, il est amoureux d’une fille superbe et intelligente, qui l’aime aussi mais-on-sait-pas-pourquoi-ils-se-sont-quittés, son meilleur pote a la bonne idée d’être capable de fracasser qui il veut rien qu’avec une petite pichenette…

Parfois je me suis dit, « là il me prend vraiment pour une cruche » ; par exemple, quand « Poca » et « Lucy » se retrouvent (ben tiens, bien pratique, ça), quand le mafioso est en fait un véritable mordu du golf (et que comme ça Myron peut proposer sa vie sauve contre une après-midi de golf, un deal somme toute parfaitement équitable..), etc.

Cela dit, c’est de bonne guerre, c’est un honnête contrat auteur/lecteur et puis c’est exactement le genre de livre que j’avais envie de lire. Coben a parfaitement répondu à mes attentes du moment et je saurai vers qui me tourner la prochaine fois que je recherche un bon polar agréable à lire, bien tourné et amusant.

Par kalistina - Publié dans : romans policiers
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