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Au plaisir de vous lire :)
Nom : Xiao-Mei. Prénom : Myrtille. Profession : lieutenant de police. Signes particuliers : aucun goût pour la procédure pénale. Pas facile de végéter dans un commissariat de quartier alors que l'on a pour ambition d'intégrer "La Crim", la prestigieuse brigade criminelle.
Peu importe, Myrtille a d'autres chats à fouetter : d'abord partir pour Toulon assister à la lecture du testament de son père biologique qu'elle n'a jamais connu. Ensuite ? Échapper à la mort en plein aéroport de Toulon, faire connaissance avec le commissaire Rembrandt et se mettre au plus mal avec un trafiquant d'armes tchétchène. Tout ça en vingt-quatre heures. Dur métier.
C’est un roman policier bien mené, quand même un brin trop trash pour la fille un peu coincée que je suis. L’héroïne est ce qu’on appelle une « célibattante », et on trouve certains autres clichés du genre comme l’armoire à glace toute dévouée à son patron, la blondasse, le parrain mafieux…
C’est classique mais ça fonctionne bien, ça se lit agréablement. Tout ce qu’il faut pour les vacances !
Un psychologue se retrouve juré dans un procès et il craint pour sa vie ; son angoisse est-elle justifiée… ?
Il s’agit d’une nouvelle, qui a été primée dans le cadre du concours « sang pour sang polar ». Le style est agréable à lire et le rythme est bien soutenu, on se prend à s’inquiéter en même temps que le héros.
Je l’ai bien aimé, d’ailleurs, ce héros, avec ses réflexions psys qui arrivent parfois de façon tout à fait impromptue. J’apprécie quand les protagonistes ont des traits caractéristiques, et c’est le cas ici avec ce type qui semble toujours chercher le lien entre ce qu’il vit et perçoit et la psychanalyse selon Jung (petite digression : je ne connais pas ses théories, certaines subtilités m’auront donc peut-être échappé).
Peut-être que le récit aurait été meilleur encore si le doute entre parano et réel danger était plus développé (il me semble qu’on penche quand même plus volontiers pour un des deux côtés, je vous laisse découvrir lequel).
Vous pouvez vous aussi lire cette nouvelle en cliquant sur le lien suivant : http://www.sangpoursang-polar.com/nouvelles-policieres/jl-nogaro-jurerderien.pdf
Jean-Louis Nogaro vient de sortir son premier roman policier, qui s’appelle « un bon flic, c’est comme de la soie ».
Dans les montagnes Rocheuses du Colorado, une vieille femme indienne est troublée par des visions maléfiques. Très attachée aux croyances taditionnelles de son peuple, Daisy Perika a cette certitude : les forces des ténèbres sont à l'oeuvre...
Le meurtre d'une jeune scientifique, non loin de là, dans la petite ville de Granite Creck, en est-il à l'épreuve ? Meurtre brutal et déroutant de l'avis de Scott Paris, chef de la police. L'enquête dangereuse qu'il s'apprête à conduire va le mener aux frontières d'un monde qu'il connaît, mais aussi de lui-même.
C'est initialement par pure curiosité qu'il consent à rencontrer Daisy, la tante de Charlie Moon, un policier indien de la réserve voisine. Elle insistait tant pour être présentée au matukash venu de l'Est. En fait, dans ses rêves, la vieille femme a déjà rencontré Scott Paris. C'était sur la rivière des âmes perdues...
Franchement, au début, c’était surtout moi qui étais perdue. Je devais relire certains passages plusieurs fois, ralentir le rythme pour éviter de me perdre. C’était chaotique et je n’avais pas plus envie que ça de poursuivre ma lecture.
Comme je suis pugnace et optimiste, j’ai continué quand même et l’histoire a fini par être intéressante et le style lisible, même plutôt agréable.
L’intrigue est fait d’un mélange entre enquête classique suite au meurtre d’une étudiante jeune-belle-et-intelligente et mystères des croyances amérindiennes (les Ute pour être précis). C’est cette pointe d’originalité qui fait l’intérêt du livre.
Bref, un policier agréable à lire sans être mémorable, avec un bémol pour le début (mais qu’ont fait les relecteurs ??) qui pourrait rebuter certains lecteurs moins persévérants que moi.
Ce sont des signes étranges, tracés à la peinture noire sur des portes d'appartements, dans des immeubles situés d'un bout à l'autre de Paris. Une sorte de grand 4 inversé, muni de deux barres sur la branche basse. En dessous, trois lettres : CTL.
A première vue, on pourrait croire à l'œuvre d'un tagueur. Le commissaire Adamsberg, lui, y décèle une menace sourde, un relent maléfique. De son côté, Joss Le Guern, le Crieur de la place Edgar-Quinet, se demande qui glisse dans sa boîte à messages d'incompréhensibles annonces accompagnées d'un paiement bien au-dessus du tarif. Un plaisantin ou un cinglé ? Certains textes sont en latin, d'autres semblent copiés dans des ouvrages vieux de plusieurs siècles. Mais tous prédisent le retour d'un fléau venu du fond des âges...
L’adaptation sort au cinéma à la fin du mois, ça m’a poussée à enfin lire ce roman que j’ai acheté vers le printemps dernier. Je ne regrette pas, me voici fan de la dame Vargas !
Dès les premières pages, elle crée un univers particulier avec des personnages que je trouve très attachants. Joss Le Guern, un des personnages principaux, est crieur de profession l’idée m’a complètement séduite (je ne suis pas la seule, à ce que j’ai compris il y a désormais un crieur à Lyon ! des lyonnais pour confirmer/infirmer ?). J’aime aussi beaucoup le commissaire Adamsberg et son côté lunaire (au passage, je ne vois pas Garcia dans le rôle, enfin nous verrons…).
Tous m’ont évoqué quelque chose ou quelqu’un, et c’est ce que j’aime dans les romans policiers : quand l’intrigue est bonne mais qu’elle ne fait pas tout. J’aime qu’elle laisse une place aux personnages, qu’ils soient vraiment humains (ou très drôles, autre alternative, cf. ma grande copine Amelia Peabody).
L’intrigue, justement, est quant à elle bien ficelée, on s’emmêle et on suppose bien que rien n’est aussi simple qu’il n’y paraît. Au détour de quelques indices ou dialogues, Fred Vargas en profite aussi pour nous apporter quelques petites connaissances historiques : un bonus qui me plaît bien !
Sale temps pour l'agent sportif Myron Bolitar. Ex-champion de basket, ex-agent du FBI, il est pourtant habitué aux coups durs.
Sauf que là, c'est vraiment tordu : son poulain, le prometteur Christian Steele, est sous le choc. Il vient de recevoir par la poste une revue porno dans laquelle son ancienne petite amie Kathy pose langoureusement dans le plus simple appareil.
Problème : Kathy, mystérieusement disparue depuis des mois, est aujourd'hui considérée comme morte. Plus étrange encore, elle n'est autre que la sœur de la romancière Jessica Culver, grand amour de Myron.
En pleine négociation de contrat, l'agent sportif croit d'abord à une technique d'intimidation de la part de ses concurrents.
Mais la réalité se révèle autrement plus sordide…
Avec tout le travail que j’ai à terminer pour ces jours-ci, j’avais envie de me plonger dans un bouquin à la fois facile à lire et palpitant. Je trouve que j’ai fait le bon choix !
Harlan Coben a une écriture facile, c’est fluide, ça se lit bien, mais ce n’est pas mauvais pour autant, c’est ça qui est bien !
C’est bourré de clichés mais c’est pour ça que c’est bien huilé. On se laisse prendre dans l’intrigue que j’ai trouvé bien ficelée, je ne savais pas comment m’expliquer le déroulement des événements même si on subodore un peu l’identité du coupable.
Les personnages sont bien dessinés eux aussi. Myron a le sens de la répartie qui donne de la légèreté à ce polar, ce que j’ai apprécié, n’aimant pas les bouquins genre thrillers glauques. Là encore, c’est vrai que c’est cliché, il est amoureux d’une fille superbe et intelligente, qui l’aime aussi mais-on-sait-pas-pourquoi-ils-se-sont-quittés, son meilleur pote a la bonne idée d’être capable de fracasser qui il veut rien qu’avec une petite pichenette…
Parfois je me suis dit, « là il me prend vraiment pour une cruche » ; par exemple, quand « Poca » et « Lucy » se retrouvent (ben tiens, bien pratique, ça), quand le mafioso est en fait un véritable mordu du golf (et que comme ça Myron peut proposer sa vie sauve contre une après-midi de golf, un deal somme toute parfaitement équitable..), etc.
Cela dit, c’est de bonne guerre, c’est un honnête contrat auteur/lecteur et puis c’est exactement le genre de livre que j’avais envie de lire. Coben a parfaitement répondu à mes attentes du moment et je saurai vers qui me tourner la prochaine fois que je recherche un bon polar agréable à lire, bien tourné et amusant.
De grandes espérances
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