Quantcast

fantasy


Vendredi 7 octobre 5 07 /10 /Oct 04:51

les-ames-croisees

Nawel Hélianthas vit à Jurilan, le royaume des douze cités.
A dix-sept ans, elle est une jeune adolescente riche et prétentieuse. Comme ses amis Philla et Ergaïl, elle doit bientôt choisir la caste correspondant à ses aspirations profondes pour le reste de sa vie. Tout indique qu'elle entrera, selon le désir de ses parents, chez les prestigieuses Robes Mages. Mais Nawel s'interroge. Et après avoir provoqué involontairement la mort d'une jeune femme et de son bébé, c'est pour une tout autre caste qu'elle optera...

 

Au départ, Nawel est une jeune fille plutôt antipathique, imbue d'elle-même, persuadée d'être quelqu'un car elle est bien née, prenant pour acquis et naturel le système hiérarchique qui régit le monde dans lequel elle vit. Inutile de préciser qu'elle-même se trouve en haut de l'échelle. Le drame qu'elle va provoquer par son arrogance et la caste si particulière qui va l'accueillir vont profondément changer sa vision du monde et sa personnalité.

 

Pierre Bottero a quelques idées assez originales (que je préfère ne pas dévoiler pour ménager le suspense) et sait penser des personnages attachants, suffisamment héroïques pour qu'un lectorat adolescent puisse les admirer et vouloir s'y identifier.

 

Sans avoir une histoire particulièrement novatrice ni un style époustouflant, Pierre Bottero sait écrire des romans agréables à lire et très prenants.

C'est la première fois que je le lis et je regrette infiniment de devoir me faire à l'idée que je ne connaîtrai jamais la suite de ce qui devait être une trilogie, je crois.M'enfin, ce premier tome constitue quand même une unité, la frustration finale est tolérable.

J'ai cru comprendre que Les âmes croisées mettaient en scène des personnages ou des éléments de deux univers différents précédemment créés par l'auteur, les fans devraient donc être ravis.


Publié dans : fantasy - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

Samedi 12 mars 6 12 /03 /Mars 19:47

gagner la guerre

" Gagner une guerre, c'est bien joli, mais quand il faut partager le butin entre les vainqueurs, et quand ces triomphateurs sont des nobles pourris d'orgueil et d'ambition, le coup de grâce infligé à l'ennemi n'est qu'un amuse-gueule. C'est la curée qui commence. On en vient à regretter les bonnes vieilles batailles rangées et les tueries codifiées selon l'art militaire. Désormais, pour rafler le pactole, c'est au sein de la famille qu'on sort les couteaux. Et il se trouve que les couteaux, justement, c'est plutôt mon rayon... ".

 Gagner la guerre est le premier roman de Jean-Philippe Jaworski. On y retrouve avec plaisir l'écriture inimitable de l'auteur des nouvelles de Janua vera et don Benvenuto, personnage aussi truculent que détestable. Le livre a obtenu en 2009 le prix du Premier Roman de la région Rhône-Alpes et le prix Imaginales du meilleur roman français de fantasy.

 

Benvenuto Gesufal est l'homme de main de Leonide Ducatore, podestat de l'Etat de Ciudalia. Le podestat, homme de pouvoir, grand manipulateur, ne semble pas reculer devant quoi que ce soit pour mettre ses divers plans à exécution, ce qui plonge parfois Benvenuto dans des situations difficiles...

Ce pavé de presque mille pages est un véritable petit bijou. Que ceux qui ont peur de l'appelation fantasy se rassurent : le côté "littérature de l'imaginaire" est assez peu développé et on se croit surtout dans une cité italienne de la Renaissance. Les choses devaient être assez sembables : des manigances, des trahisons, des coups bas, des hommes de l'ombre... Machiavel aurait été tout aussi inspiré à Ciudalia qu'il l'a été à Florence, et Leonide Ducatore, ce grand orateur, ce charmeur des foules et terrible stratège, doit avoir du sang de Médicis dans les veines.

Quant à Benvenuto, c'est une fripouille, un voyou d'envergure... mais que voulez-vous, ce sont les bad boys les plus séduisants, n'est-ce pas... Et j'ai suivi ses aventures avec passion.

 

J'ai un peu le syndrôme de la page blanche, je ne sais comment vous donner envie de lire ce livre, et pourtant, je voudrais tellement qu'il rejoigne votre PAL... Je dirai simplement que Jean-Philippe Jaworski n'a pas volé ses prix et son premier roman est un coup de maître.

 

Merci à Lise et aux éditions Gallimard.

 

Les avis des membres du Biblioblog (celui de Coeurdechene d'abord, puis, en cliquant sur "lire les avis des autres membres du jury", ceux de Dédale, Joël, Laurence, Sandrine et Yohan) et celui de SBM.


Publié dans : fantasy - Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires

Dimanche 16 janvier 7 16 /01 /Jan 13:12

aventuriers de la mer 1

Les vivenefs sont des vaisseaux magiques liés à la famille qui les possède par des liens empathiques. Ces navires sont insaisissables, ils bravent les tempêtes, évitent les récifs, distancent les monstres marins, sèment les pirates... Et sont surtout l'objet de toutes les convoitises.
Vivacia est la vivenef de la famille Vestrit. Le capitaine Ephron Vestrit est mourant et, parmi les siens, chacun ourdit complots et traîtrises pour s'approprier son vaisseau, car l'héritage d'une vivenef ne se transmet pas comme un legs normal. Et ce tandis que d'autres dangers se profilent à l'horizon : les serpents de mer qui infestent les océans se regroupent, et un ambitieux pirate aspire à unir ses pairs sous un seul pavillon : le sien.

 

Voilà la quatrième de couverture du tome 1 des aventuriers de la mer, série de fantasy s'intercalant entre deux autres cycles, traduits en français sous le même titre : l'assassin royal (le premier cycle correspond aux tomes 1 à 6, et le deuxième, qui vient donc après Les aventuriers de la mer, aux tomes 7 à 13). Comme j'aime faire les choses dans l'ordre, j'ai quitté Fitz, le coeur gros, à la fin du tome 6 de L'assassin royal, et ai décidé de lire les trois premiers tomes de ce cycle qui suit.

 

Les premiers chapitres m'ont laissée un peu perplexe. J'ai trouvé l'histoire lente à démarrer. En outre, on suit en parallèle trois intrigues différentes, et le lien entre elles n'a rien d'évident. C'est donc un peu perdue que j'ai débuté ma lecture, mais pour Robin Hobb, on s'accroche, et de fait, au bout d'une centaine de pages, la magie a opéré et je me suis attachée aux personnages.

Ce n'était pas gagné d'avance, comment prendre la place de Fitz dans mon coeur de lectrice! Et puis peu à peu, j'ai fini par m'attacher, d'abord à Althéa et Brashen, mais aussi à Hiémain, Etta et surtout Parangon. Une histoire de bateaux qui parlent, j'étais sceptique... Et pourtant, le talent de Robin Hobb fait que ce qui semble de prime abord si farfelu nous paraît finalement naturel, presque familier.


J'ai lu les trois premiers tomes de cette série qui, passées les cent premières pages où l'auteur plante le décor, se révèle tout aussi captivante que le cycle précédent. J'ai englouti les 1500 pages avec bonheur, ce qui me permet de participer au Défi des mille de Daniel F.

defi_des_mille.jpg

 

J'ai cependant une petite appréhension pour la suite : les tomes suivants n'ont pas été traduits par la même personne. Ceux qui l'ont lu peuvent-ils me dire si la qualité reste au rendez-vous?


Publié dans : fantasy - Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires

Dimanche 28 novembre 7 28 /11 /Nov 20:28

trilogie des elfes

Il y a bien longtemps, avant même Merlin et le roi Arthur, le monde n'était qu'une sombre forêt peuplée d'elfes et de races étranges dont nous avons aujourd'hui perdu jusqu'au souvenir. Dans ces temps anciens, les elfes étaient un peuple puissant et redouté des hommes. Voici le récit de leurs dernières heures, depuis la rencontre du chevalier Uter et de Lliane, la reine des elfes. L'histoire d'une trahison et de la chute de tout un monde, d'un combat désespéré et d'un amour impossible.

 

La trilogie est composée des trois tomes suivants : Le crépuscule des elfes, La nuit des elfes et L'heure des elfes.

Il s'agit d'une saga de fantasy classique : des hommes, des elfes, des nains, des gnomes, des gobelins... des quêtes, des trahisons... L'histoire n'est pas originale, mais terriblement prenante! Que va-t-il arriver aux Nains? Aux Elfes? Et à Uter, le jeune chevalier?

Au fil des pages, des liens se font et se défont, et on n'a qu'une envie : savoir comment vont évoluer ces amitiés, ces amours, ces alliances stratégiques... De nouveaux personnages apparaissent lors des tomes suivants, dont certains qu'on connaît, qui font partie de notre culture. Ce qui est intéressant, c'est de voir la personnalité que leur donne l'auteur, les choix qu'il leur fait prendre etc., qui ne sont pas toujours ceux que nous connaissons. Il revisite les légendes, et ce de façon très convaincante.

Le dernier tome m'a un tout petit peu moins séduite, notamment à cause de certains passages dont les  explications et le dénouement sont bâclés à mon goût. Malgré ce bémol, j'ai vraiment été emportée par cette saga.

 

Les avis, sur l'ensemble de la trilogie ou sur l'un des tomes, d'Amanda, Laetitia, Marie.


Publié dans : fantasy - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires

Samedi 9 octobre 6 09 /10 /Oct 06:29

La_Malediction_Old_Haven.jpg  

1723, Gotham. Mary Wickford, jeune orpheline à la beauté flamboyante, quitte le couvent et les soeurs qui l'ont recueillie dix-sept ans plus tôt. En route vers l'est, la jeune fille s'arrête dans le vieux village d'Old Haven où règne une atmosphère lourde de secrets. Sans jamais être venue, elle connaît ces paysages de brumes et de ténèbres... C'est ici que fut brûlée vive, jadis, une sorcière du nom de Lisbeth Wickford...

 

Voilà un roman que j'ai lu il y a deux mois maintenant... Mon avis sera donc assez bref!

J'ai passé un bon moment en compagnie de Mary Wickford. Son histoire est assez prenante, et comme l'écriture est simple, on enchaîne les pages à haute vitesse!

Les références sont légion, notamment à Lovecraft, que je n'ai toujours pas lu, et que j'ai d'autant plus envie de lire désormais (même si ça me fait  toujours un peu peur!). L'univers créé est intéressant : une Amérique dominée par un catholicisme bien sombre, où l'Inquisition continue de faire rage, et où les inventions modernes côtoient les créatures magiques. J'ai notamment beaucoup aimé l'idée du chat mécanique!

Toutefois, l'ensemble est assez convenu. L'héroïne est une orpheline qui ne connaît rien de ses origines, or il s'avère que le destin du monde repose sur ses épaules, car elle est douée d'incroyables pouvoirs... En plus elle est belle et plutôt naïve, bien que fort intrépide, huhu! Le méchant est quant à lui bien méchant et bien tordu du bulbe, les menaces grondent de toutes parts, etc. etc. C'est le genre de formule qui marche, alors on se prend au jeu et on lit volontiers, mais on ne peut s'empêcher de penser qu'une toile un peu plus novatrice n'aurait pas été de refus!

Bref, un moment de lecture sympathique mais pas inoubliable à mon goût.

 

Les avis de Canel, Chrestomanci, Diane, Edelwe, Hydromielle.


Publié dans : fantasy - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires

Chez Kali...

Lecture du moment

Je lis mais ne blogue plus en ce moment...

Rechercher

Syndication

  • Flux RSS des articles

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés