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Fitz, le bâtard royal, a survécu à sa première mission meurtrière, mais son contact avec la mort lui a laissé d’inaltérables séquelles. Revenu à Castelcerf, il retrouve celle qu’il a aimée, mais ne peut lui déclarer sa flamme sous peine de la condamner irrémédiablement. Car autour de lui, la Cour fourmille d’intrigue, les menaces se resserrent, la mort rôde. Il a pourtant quelques alliés dans la place : un prince qui lui fait découvrir les mystères d’une magie toute puissante, un maître assassin qui lui veut malgré tout du bien, et un loup, avec qui il partage lien étrange et périlleux...
Au début de ma lecture, j’avais quelques difficultés à me replonger dans l’univers des Six-Duchés et je ne retrouvais pas la même passion qu’avec « l’apprenti assassin ». Un peu de temps devant moi pour avoir une lecture ininterrompue et c’est revenu de plus belle !
Dans ce deuxième tome, Fitz parfait sa maîtrise de l’Art et renoue avec le Vif, deux des inventions de Robin Hobb que j’aime beaucoup (superbes idées !). On le voit aussi tisser des relations plus denses avec certaines personnes de son entourage.
Umbre n’est que peu présent, c’est dommage, j’espère le retrouver davantage dans le troisième tome. Le fou est toujours aussi intriguant et je n’entends rien aux passages dans lesquels il est censé se dévoiler… Je suis sûre que c’est une des clefs de l’histoire, j’ai hâte d’enfin comprendre qui il est ! Quant au roi Subtil, il apparaît sous un jour différent et je me demande comment sa situation et son rôle vont évoluer.
J’attends du troisième tome qu’il mette l’accent sur l’Art et ceux qui le pratiquent, on verra dans quelques temps si je suis exaucée… En tout cas, le deuxième a été largement à la hauteur de mon espérance.
Dans une dimension lointaine et passablement farfelue, un monde en forme de disque est juché sur le dos de quatre éléphants, eux-mêmes posés sur le dos d'une Tortue.
A Ankh-Morpork, l'une des villes de ce Disque-Monde les habitants croyaient avoir tout vu. Et Deuxfleurs avait l'air tellement inoffensif, bonhomme chétif fidèlement escorté par un Bagage de bois magique circulant sur myriade de petites jambes.
Tellement inoffensif que le Patricien avait chargé le calamiteux sorcier Rincevent de sa sécurité dans la cité quadrillée par la guilde des voleurs et celle des assassins ; mission périlleuse et qui va les conduire loin : dans une caverne de dragons et peut-être jusqu'au rebord du disque.
Car Deuxfleurs appartenait à l'espèce la plus redoutable qui soit : un touriste...
Ca y est, enfin, je suis entrée dans l’univers pratchettien du disque-monde.
C’est loufoque à souhait, très amusant, on suit avec plaisir les aventures de ce pauvre Rincevent à peine mage, flanqué de Deuxfleurs, le touriste complètement à l’ouest.
Je me suis bien amusée, je n’ai pas eu de moment d’ennui, mais ce n’est pas non plus la folle passion pour autant… Je suis un peu déçue.
Au vu de tous ceux qui vibrent pour Pratchett, bah je m’attendais à quelque chose de plus franchement hilarant. Je lirai le tome 2 pour voir si ça me plaît davantage mais je suis un peu refroidie de ne pas avoir accroché plus que ça.
Où es-tu Elladine, ma mère adorée ? Tu m'as abandonnée dans ce vaste château que j'aime tant ; je m'y sens pourtant si seule. Mon père ne paraît pas se soucier de ma présence ; mes tantes ne
pensent qu'à mon éducation. Où est cette tendresse à laquelle j'aspire ? La tendresse d'une mère. Tu es une fée, si j'ai bien compris. Et pourtant, que de pérégrinations pour te retrouver ! Le
royaume des fées est si difficile à atteindre !
Si la fée Carabosse n'était pas intervenue lors de mon baptême, ne pèserait pas sur moi cette malédiction : le jour de mes seize ans, je me piquerai avec mon fuseau et m'endormirai pour cent ans.
Aide-moi à sortir de ce conte de fées, de ce monde imaginaire ! Mais ce que nous appelons réalité, peut-être est-ce le rêve le plus long et le plus puissant ?
La Belle au bois dormant ne s’est pas endormie, on vous a menti ! Pendant le siècle où tout le domaine de Westfaire s’ensommeille, Belle va vivre une vie on ne peut plus aventureuse.
Sheri S. Tepper revisite le monde des contes de fée, principalement le personnage de la Belle au bois dormant mais aussi Cendrillon, Blanche Neige ou encore Puck le lutin (plus connu des lecteurs anglo-saxons). Vous verrez, c’est surprenant ! Surtout Blanche Neige, dont les incarnations sont légion en ce moment sur la blogosphère, je vous avoue que je n’étais pas fière quand elle est apparue dans l’histoire. Déjà que le ne la trouvais pas bien dégourdie, là elle est carrément niaise…
C’est passionnant de suivre la vie de Belle, dont le récit fantasy flirte avec la SF. On découvre le royaume des fées et des lutins, mais aussi l’atroce XXIe siècle dirigé par l’Orgamon…
J’ai beaucoup aimé aussi la construction même du récit : Belle tient en fait son journal intime et y transcrit tout ce qu’elle vit « afin de se souvenir dans ses vieux jours ». Son récit est parfois entrecoupé d’interventions de Carabosse, bien différente de celle que nous croyons tous connaître !
L’auteur prend donc le parti de démythifier les contes de fées, et ce jusqu’au bout. Lorsque Belle dit qu’elle a été la plus heureuse des femmes, je me dis que franchement il lui en faut peu, à cette brave fille… Je ne dirai rien sur la fin, si ce n’est que je l’aurais aimé plus « fin de contes de fée », justement !
Apparaît aussi le personnage de Thomas le barde. En faisant quelques recherches, je suis tombée sur le livre d’Ellen Kushner, « Thomas le Rimeur ». Je n’ai lu que de très bons avis sur cet autre livre de fantasy, j’ai très envie de le lire maintenant !!
Cet été, comme nombre d’entre vous, j’ai lu une petite saga… J’ai choisi de poursuivre ma découverte de « l’assassin royal », dont j’avais déjà critiqué les deux premiers tomes sur ce blog (l’apprenti
assassin et l’assassin du roi).
La série se découpe en deux cycles :
Le premier se compose de six tomes, qui sont ceux que j’ai lus cet été :
- L’apprenti assassin
- L’assassin du roi
- La nef du crépuscule
- Le poison de la vengeance
- La voie magique
- La reine solitaire
Et je viens d’acheter les tomes 7 à 9, pour avoir sous la main les sept tomes qui composent le second cycle (j’avais déjà les quatre derniers à la maison).
Je vous recopie la 4e de couverture du premier tome :
Avec la compréhension du cœur d'un Melville, la puissance et la violence propres aux drames de Shakespeare, Robin Hobb nous entraîne dans un récit haletant dont on ne sort pas indemne. Impossible de n'être pas happé, emporté par le désir de découvrir les mille et une péripéties de l'intrigue qui galope, brouille les pistes à plaisir, s'enfle et rebondit jusqu'à son dénouement, le tout conté avec une sobriété et une retenue remarquable.
Depuis toujours les Loinvoyant règnent sur le royaume des Six-Duchés battus par les vents, utilisant une force mystérieuse pour contenir l'intrusion des Pirates rouges qui ravagent les côtes et laissent dans leur sillage des morts-vivants dépouillés de leur âme.
Rejeté par sa famille, Fitz, le jeune bâtard d'un prince, a été élevé à la cour par l'étrange et bourru maître d'écurie de son père, en compagnie de molosses qui l'ont adopté. Nul ne lui prête attention sauf le roi qui décide de lui faire secrètement enseigner une science redoutable, puisqu'il est maintenant en âge de comprendre que coule dans son sang " l'Art de la magie " qui transforme tout obstacle en victoire.
Un terrifiant vieillard, chargé de faire exécuter l'ordre royal, prévient alors brutalement l'enfant, l'informant que, pour le roi et le royaume, il va devoir apprendre à devenir un assassin...
C’est très difficile de rédiger ma note maintenant, plus d’un mois après lecture (cruche que je suis !). Il n’en reste pas moins que, n’en déplaise à Thom ( ;-p), les aventures de Fitz sont passionnantes.
Les personnages sont tous intéressants, qu’ils soient attachants, mystérieux, agaçants ou détestables. L’histoire est palpitante, il y a du suspense mais quand même des réponses à nos questions régulièrement ; quant au monde que crée Hobb, il est inventif, notamment grâce à l’Art et au Vif, mais ce n’est pas de la fantasy trop intimidante pour ceux qui se méfieraient du genre (pas d’innombrables créatures bizarres, pas de vocabulaire schtroumpfesque…).
C’est une vraie saga, avec des intrigues, une cour royale et tout ce qui va avec (les complots, les traîtres arrivistes, les loyaux à la couronne, les histoires d’amour cachées et tout et tout). Le récit tourne donc autour du héros, Fitz, mais aussi de l’évolution du monde dans lequel il vit, le royaume étant en permanence en proie au danger.
Le sixième tome est très intense, avec de nombreuses actions « clé »… et une fin qui m’a mise dans tous mes états. Ce n’est pas une fin « facile », dans le sens où l’auteur ne se fout pas de ses lecteurs, mais quand même, ça ne me convient pas du tout. Fitz se complaît un peu trop dans ses malheurs, et puis… et puis lisez-le et vous me direz ce que vous en pensez, comme ça on verra si c’est pareil pour moi :-)
Il n’empêche que cette très énervante fin m’a donné d’autant plus envie de savoir comment l’auteur a bien pu se débrouiller pour écrire les sept tomes suivants. J’ai enfin de quoi le découvrir.
Trois fois les Parques ont parlé : Finstern, Roi de la Cour de Dorcha, doit mourir.
Seule la belle Angharad peut contrecarrer la mort de Finstern, ou la précipiter. Elle ignore son propre destin, et le prix à payer pour accomplir sa mission... Dans la funeste partie d'échecs qui
s'engage entre les Cours d'Ombre et de Lumière, la Reine Blanche devra trouver sa voie.
Je crois bien que je n’avais encore jamais lu un livre comme ça. Quelle écriture !!
J’ai lu, je ne sais plus où, une comparaison entre ce roman et une chanson de geste, et j’ai trouvé ça assez pertinent. Ce roman semble en tout cas sortir d’un autre âge, à mi-chemin entre l’épopée et le mythe cosmogonique.
On est immédiatement plongé dans un autre univers, peuplé de créatures féeriques, avec d’autres coutumes, d’autres règles. Je ne m’y connais absolument pas en folklore celtique (d’ailleurs si quelqu’un a une lecture à conseiller ?), mais j’ai tout de même eu la sensation que l’auteur a fait un travail conséquent pour se documenter et pour inscrire son roman dans la lignée des grands récits traditionnels des cultures celtes (ou gaéliques ?).
Même sans rien connaître à cet univers, on ne peut que percevoir, sentir presque au sens physique du terme, cette plongée dans un autre monde, grâce à cette écriture qui semble elle-même sortie du royaume des fées. Je n’avais jamais lu un tel style, c’est un travail d’écriture remarquable.
Mon premier petit bémol serait justement que, le changement étant d’une telle ampleur, le style tellement percutant, que j’ai dû lire ce livre en ayant une attention perpétuellement soutenue. Mon second rejoindrait la critique de Chimère qui regrettait la déshumanisation des personnages et donc la non-empathie que l’on peut ressentir à leur égard.
Mais bon, hein, c’est juste pour chipoter, parce que c’est quand même un roman comme on en lit peu et qui vaut un sacré détour. Merci Celsmoon pour ce cadeau (swap SFFF) !
Aloysius Whace, moine-magicien de Sushany est persuadé de trouver la réponse dans une ballade prophétique et c'est sans regret qu'il quitte l'école Desmages. Il parcourt alors les domaines des Hommes, témoin impuissant des événements qui découlent du grand effacement.
De son côté, le prince Silvan, rescapé d'un royaume envahi par les armées D'Ugo le Braborjan, est enlevé par un sorcier peu scrupuleux. Celui-ci semble penser qu'il possède un secret qui lui permettra de décupler ses pouvoirs.
Aaaah, que voilà un bon roman de fantasy!!! Quel plaisir j'ai pris à le lire! Mille mercis à Chimère qui m'avait donné envie avec une note de lecture en 2006...
Si vous aimez la fantasy, si vous appréciez une écriture intelligente, si vous aimez avoir le sourire aux lèvres, voire le fou rire, lorsque vous êtes plongé dans votre bouquin, celui-ci est fait pour vous! J'ai adoré Aloysius, sorte de Don Quichotte elfique, flanqué de son meilleur ennemi avec lequel il doit faire équipe, mal gré qu'il en ait... Les personnages secondaires sont tout aussi intéressants, et Philippe Monot sait vous tenir en haleine tout en vous amusant, vraiment.
Il y a certains passages qui sont franchement poilants (Chimère relevait une certaine note de bas de page sur une affaire de cochon, mais il y a moult autres exemples)! C'est un humour qui m'a
fait penser à Pratchett, même si ce n'est pas aussi déjanté (ledit Pratchett étant justement un poil trop azimuté pour moi).
Je parle avant tout de l'humour, mais s'il fonctionne si bien, c'est grâce à un style d'écriture qui m'a vraiment beaucoup plu, et grâce à une intrigue parfaitement ficelée. L'idée de départ est
partculièrement séduisante, je trouve, et la suite du livre est du même acabit.
Bref, pour ceux qui n'auraient pas compris, c'est un vrai coup de coeur!
ivre.
Pilgrim
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