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La dernière mode, c’est le tourisme temporel. Visitez la Rome des Césars, le Golgotha le jour de la crucifixion du Christ, les venelles de Constantinople lors du sac de la ville par les
Croisés.
Mais ne vous écartez pas du chemin qui vous a été tracé, sous peine de disparaître dans un paradoxe temporel.
Jud Elliot est un jeune homme du milieu du XXIe siècle, pas bien dégourdi, mais curieux. Il fait un jour la connaissance de Sam, un guide temporel avec lequel il se lie d’amitié.
Par l’entremise de ce nouvel ami, Jud apprend lui aussi à devenir un guide temporel, à « remonter la ligne » du temps pour montrer aux touristes les grands événements de l’Histoire.
C’est un travail qui suppose de lourdes responsabilités ; gare aux paradoxes temporels, sinon les Patrouilleurs du temps vous tombent dessus !
Cependant, comme tous ses collègues, Jud veut profiter un peu du système. Les trafics d’objets « d’époque » ne sont pas encore trop risqués, mais tout ce corse quand cet imbécile décide de faire comme son idole, le vieux guide qui l’a formé et dont le passe-temps favori et de coucher avec ses propres ancêtres.
J’aime beaucoup les uchronies et le thème des voyages dans le temps, c’est pour ça que j’avais acheté ce Silverberg. Le côté historique est ici bien développé et mine de rien, on en apprend un rayon sur l’histoire byzantine (spécialité de notre ami Jud l’empoté). Je ne suis pas allée vérifier la véracité des informations données, mais en tout cas on a plaisir à naviguer parmi les différentes périodes de cette ville (Byzance, Constantinople, Istambul).
Il y a aussi un petit côté humoristique qui est bien appréciable.
Cela dit, j’ai tout de même été un peu déçue par ce roman. L’action met du temps à vraiment se mettre en place, et puis je n’ai pas compris pourquoi les Turcs s’en prenaient plein la poire tout au long des pages. Et surtout, que de coucheries ! Je ne pense pas être trop prude, mais franchement, il n’y avait pas urgence à placer des discussions ou des scènes qui se veulent torrides et débridées toutes les pages. On sent que ça a été écrit au moment de la libération sexuelle !
Heureusement, j’ai trouvé la fin plutôt habile et ça m’a permis de finir ma lecture sur une touche positive.

Un soldat de l'armée d'Attila, un chevalier maure, une jeune hippie, un cyborg venu d'un lointain futur, un extraterrestre... Comment tous ces personnages peuvent-ils bien se retrouver en France en 1904 ? Ce qui est sûr, c'est que leurs actes risquent fort de changer l'histoire du monde en précipitant le déclenchement de la Première Guerre mondiale... A moins que ne soit rétabli... l'équilibre des paradoxes.
Avec ses paradoxes temporels en cascade dans une Belle Epoque recréée avec soin et fidélité, ce livre entraîne son lecteur de Paris à Tanger en passant par l'Algérie coloniale et constitue, de par son décor et ses enjeux le premier grand roman " steampunk " écrit par un Français.
Je ne sais pas vous, mais moi, rien que de lire la quatrième de couverture, ça me met l’eau à la bouche ! J’adore les uchronies, toutes les histoires en « et si…. ».
La narration alterne entre les différents personnages, qui tiennent leur journal respectif. Il y a les 4 héros de « la bonne époque » (1904), puis tous les autres : l’extraterrestre au physique d’armoire à glace mais pacifiste dans les gènes, le savant tout droit sorti de 2232, la cyborg en farouche guerrière, la jeune hippie de 1969, le jeune militaire tout droit sorti de… vous verrez bien quand, et la princesse russe de l’époque des Lumières.
Chaque personnage a son petit caractère ; ils sont un peu caricaturaux, mais c’est plaisant. Sophie est accro au shit et à un certain langage plutôt éloigné des dames du tournant du siècle, Jo a beau débarquer du futur, il est aussi prévenant qu’un gentleman de 1904, et surtout, Romarin est le roi des expressions tordantes (c’est lui, le fameux « patafiole » !).
L’intrigue est à mon goût passionnante, tout est présenté de façon tout à fait logique, et ces affaires de paradoxes sont à vous rendre fou. Et puis, les relations humaines ne sont pas oubliées, et ça fleure les amourettes, là-dedans.
Pour une fois j’étais bien contente que les transports prennent une heure de retard, j’ai pu finir mon passionnant livre pile poil !

Dans le monde de Thursday Next, la littérature fait quasiment office de religion. A tel point qu'une brigade spéciale a dû être créée pour s'occuper d'affaires aussi essentielles que traquer les plagiats, découvrir la paternité des pièces de Shakespeare ou arrêter les revendeurs de faux manuscrits.
Mais quand on a un père capable de traverser le temps et un oncle à l'origine des plus folles inventions, on a parfois envie d'un peu plus d'aventure. Alors, lorsque Jane Eyre, l'héroïne du livre fétiche de Thursday, est kidnappée par Achéron Hadès, incarnation du mal en personne, la jeune détective décide de prendre les choses en main et de tout tenter pour sauver le roman de Charlotte Brontë d'une fin certaine...
" Au croisement du roman policier et de l'uchronie déjantée, Jasper Fforde signe un ouvrage jubilatoire. " Le Monde des livres.
Les idées de ce livre m’emballent toutes autant qu’elle sont. Cette idée de plonger dans les livres eux-mêmes, le père qui voyage dans le temps, l’exotique dodo comme animal de compagnie, l’omniprésence de la littérature dans cette société…
Pourtant, j’ai été un peu déçue, je crois que j’attendais trop de ce livre. Jane Eyre arrive trop tard dans le récit, et les changements sont par trop prévisibles. Thursday, l'héroïne, fait même une erreur assez grotesque à un moment, qui ne colle pas avec la connaissance qu'elle semble avoir de l'oeuvre de Brontë par ailleurs.
C’est un livre plutôt déjanté et qui transpire l’amour des livres et surtout de Jane Eyre, donc il m’a beaucoup plu, simplement je croyais que je l’adorerais. Je lirai peut-être la suite, mais sans me jeter dessus comme le ferait une vraie fan.





