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littérature contemporaine francophone

Mercredi 12 juillet 2006 3 12 07 2006 13:14

C'est un vieil homme debout à l'arrière d'un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise. Le vieil homme se nomme Monsieur Linh. Il est seul désormais à savoir qu'il s'appelle ainsi. Debout à la poupe du bateau, il voit s'éloigner son pays, celui de ses ancêtres et de ses morts, tandis que dans ses bras l'enfant dort. Le pays s'éloigne, devient infiniment petit, et Monsieur Linh le regarde disparaître à l'horizon, pendant des heures, malgré le vent qui souffle et le chahute comme une marionnette.

J'ai vraiment apprécié ce roman. C'était mon premier livre de Philippe Claudel et j'aime beaucoup son écriture.
D'habitude je devine assez rapidement les ficelles de l'histoire, mais alors là, malgré des indices énormes, je n'ai pas vu venir la fin. En fait je crois que je ne voulais pas essayer de réfléchir à la vraisemblance de la situation, je me suis laissée prendre par l'émotion de l'histoire et de l'amitié entre les deux hommes. J'ai eu la larme à l'oeil plusieurs fois.
Par kalistina - Publié dans : littérature contemporaine francophone
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Mercredi 12 juillet 2006 3 12 07 2006 13:18

Sans le vouloir, j'avais commis le crime parfait : personne ne m'avait vu venir, à part la victime. La preuve, c'est que je suis toujours en liberté. C'est dans le hall d'un aéroport que tout a commencé. Il savait que ce serait lui. La victime parfaite. Le coupable désigné d'avance. Il lui a suffi de parler. Et d'attendre que le piège se referme. C'est dans le hall d'un aéroport que tout s'est terminé. De toute façon, le hasard n'existe pas.

J'ai aimé le style d'écriture, mais pas l'esprit. Le scénario est habile, j'ai franchement eu les chocottes en le refermant, mais ce livre m'a laissé une impression désagréable, ce n'était pas un plaisir de le lire.
Par kalistina - Publié dans : littérature contemporaine francophone
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Mercredi 12 juillet 2006 3 12 07 2006 13:18

Avec cet ample roman, dont le titre aurait pu être Le Livre de l'Amour, c'est une fresque de l'éternelle aventure de l'homme et de la femme qu'après un long silence nous offre l'auteur de Solal, de Mangeclous et du Livre de ma mère.

Pardon, je crois que je vais en choquer beaucoup tant ce livre est considéré comme un chef d'oeuvre, mais je n'ai pas aimé. Au début du livre, je m'ennuyais franchement. Puis est venu le moment qui selon moi touche vraiment au génie dans ce roman: la rencontre de Solal et d'Ariane au Ritz. Malheureusement, la fin de ce passage m'a beaucoup déçue, je n'ai pas trouvé ça crédible du tout. J'ai donc lu la suite par curiosité.
En bref, je comprends que certains puissent aduler ce roman, parce que Cohen est vraiment un fin psychologue et certains passages sont truculents; mais tout le reste, ce trop important reste, ça ne m'a pas touchée...
Par kalistina - Publié dans : littérature contemporaine francophone
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Mercredi 12 juillet 2006 3 12 07 2006 14:49

Que faire lorsque la femme de votre vie décide de vous quitter parce qu'elle vous aime ? Comment sauver le couple de ses parents quand on a huit ans ? Une fille à la dérive peut-elle devenir une fée parce qu'un petit garçon a décidé de croire en elle ? Avec la force, l'humour et le style qui ont fait le succès de tous ses romans, Didier van Cauwelaert, prix Goncourt pour Un aller simple, nous montre une fois encore comment le quotidien le plus cruel peut basculer dans le merveilleux, et la détresse ouvrir le chemin d'une seconde vie.

Les personnages ont chacun leur univers dans lequel ils se réfugient; j'ai surtout apprécié les personnages de Raoul et de Sézar. C'est vrai que c'est un joli conte, mais je le trouve plus construit et plus réfléchi que certains autres du type "les cinq personnes que j'ai rencontrées là-haut". Là, on a quelque chose de touchant sans tomber dans la mièvrerie (à mon sens).
J'ai vu sur un autre forum qu'il était reproché à Van Cauwelaert de ne pas se renouveler, de jouer toujours sur le même filon; j'ai lu "hors de moi" et n'ai pas eu cette impression... Un troisième m'aiderait sûrement à parachever mon opinion.
Par kalistina - Publié dans : littérature contemporaine francophone
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Mercredi 12 juillet 2006 3 12 07 2006 18:03

J'ai tout perdu, sauf la mémoire. Il m'a volé ma femme, mon travail et mon nom. Je suis le seul à savoir qu'il n'est pas moi. J'en suis la preuve vivante. Mais pour combien de temps ? Et qui va me croire ? Dédoublement, folie, manipulation mentale ? Explorant une nouvelle fois les mystères de l'identité, Didier van Cauwelaert a écrit un suspense hallucinant, l'odyssée d'un homme seul en lutte contre le mensonge de son entourage... ou sa propre vérité.

L'idée de départ m'a séduite et j'ai été prise par le suspense du livre. Cependant, je n'ai pas aimé la fin, son contenu m'a déçue mais son déroulement aussi, j'ai eu l'impression que l'auteur l'avait bâclée. Je suppose que c'est pour être plus percutant, mais ça ne m'a pas plu... Du même auteur, j'avais largement préféré "l'éducation d'une fée".
Par kalistina - Publié dans : littérature contemporaine francophone
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Mercredi 12 juillet 2006 3 12 07 2006 18:08

Elle était là, immobile sur son lit, la petite phrase bien connue, trop connue : Je t'aime. Trois mots maigres et pâles, si pâles. Les sept lettres ressortaient à peine sur la blancheur des draps. Il me sembla qu'elle nous souriait, la petite phrase. Il me sembla qu'elle nous parlait : - Je suis un peu fatiguée. Il paraît que j'ai trop travaillé. Il faut que je me repose. - Allons, allons, je t'aime, lui répondit Monsieur Henri, je te connais. Depuis le temps que tu existes. Tu es solide. Quelques jours de repos et tu seras sur pied. Monsieur Henri était aussi bouleversé que moi. Tout le monde dit et répète " Je t'aime ". Il faut faire attention aux mots. Ne pas les répéter à tout bout de champ. Ni les employer à tort et à travers, les uns pour les autres, en racontant des mensonges. Autrement, les mots s'usent. Et parfois, il est trop tard pour les sauver. "

Une très jolie fable qui nous fait redécouvrir le plaisir et la beauté des mots. C'est aussi une façon poétique de critiquer l'enseignement de la grammaire tel qu'il est fait actuellement.
Par kalistina - Publié dans : littérature contemporaine francophone
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Mercredi 12 juillet 2006 3 12 07 2006 18:21

Barbara de Brandebourg, princesse mantouane " aux yeux las et jaunes, étirés vers les tempes comme ceux des chats ", ainsi qu'elle l'écrit elle-même au sujet de son portrait par Mantegna, est une femme mystérieuse. Je ne puis ni ne veux raconter ici - et encore moins résumer - l'histoire de sa vie. Le lecteur est condamné à passer son chemin, ou à lire ce livre pour assouvir sa curiosité. Je peux seulement lui promettre qu'il sera étonné, sans en dévoiler la cause. " M. F.

Ce roman a reçu le grand prix de l'académie française en 2002 et je me demande bien pourquoi...
L'histoire en elle-même est fade, cette brave princesse n'a pas eu une vie des plus palpitantes, et j'ai détesté les va-et-vient entre le point de vue de la princesse et celui de l'auteur qui nous rappelle qu'il est en train de romancer son histoire à partir d'hypothétiques documents d'archives.
Bref, grosse déception pour moi. Si quelqu'un d'autre l'a lu, je voudrais bien quelques éclaircissements sur l'intérêt qu'on peut trouver à ce livre...
Par kalistina - Publié dans : littérature contemporaine francophone
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Mercredi 12 juillet 2006 3 12 07 2006 19:10

Mais comment arrivent-ils encore à s'aimer ? " se demande Ulik, un jeune esquimau, effaré par ce qu'il découvre des relations entre les hommes et les femmes en Occident. Les femmes semblent pouvoir se passer des hommes, beaucoup vivent seules, et les hommes ont l'air de ne plus les comprendre. Que de choses inconcevables dans sa tribu !
" Vous, vous avez encore un système d'échange entre hommes et femmes, nous, nous avons un peu perdu le nôtre " lui déclare son nouvel ami psychiatre, lui-même désorienté dans sa vie sentimentale. Heureusement, grâce à la rencontre de plusieurs femmes émues par sa sincérité et son regard neuf, Ulik va découvrir que malgré les apparences, les lois de l'amour sont éternelles.

J'ai passé un agréable moment de lecture, sans rien apprendre pour autant. Tant mieux, je n'attendais rien de plus de ce livre; je voulais quelque chose qui me détende et ça a été parfait. On sent quand même trop que l'auteur est psychiatre, ce livre est un prétexte pour nous présenter son point de vue de spécialiste sur les relations homme-femme. Ouvrage sympathique mais certes pas mémorable.
Par kalistina - Publié dans : littérature contemporaine francophone
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Mercredi 12 juillet 2006 3 12 07 2006 19:14

Si la vie offrait à Arthur et à Lauren une seconde chance de se revoir, sauraient-ils prendre tous les risques pour la saisir ? Avec cette comédie romantique, Marc Levy retrouve les personnages de son premier roman, Et si c'était vrai..., et nous entraîne dans une nouvelle aventure, faite d'humour et d'imprévus...
" Un matin, il m'a promis de me raconter une histoire incroyable, et il a disparu. " Lauren. " Nous avons vécu le début d'une histoire, elle était comme une promesse que la vie n'a pas tenue ; moi je tiens toujours mes promesses. " Arthur.

Suite de "et si c'était vrai...". C'était sympathique de pouvoir connaître la suite de l'histoire, donc en cela ça m'a plu. Néanmoins j'ai trouvé les choses un peu trop "faciles", on n'est pas vraiment surpris et tout se déroule comme on le prévoit, Lévy aurait peut-être pu se casser un peu plus la tête.
Par kalistina - Publié dans : littérature contemporaine francophone
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Mercredi 12 juillet 2006 3 12 07 2006 19:15

Liberté a dix-huit ans. Elle refuse ce que la plupart des hommes tolèrent : un amour imparfait, sans folie. Horace, le proviseur de son lycée, sait lui aussi vivre la vie : ce furieux ne se repose que dans l'excès. Marié à une épouse professionnelle, il rêve de foncer dans un destin superlatif. Liberté décide de chercher avec lui la perfection : elle ne se contentera pas d'un brouillon de liaison, elle exigera la passion intégrale, portée à son comble, fignolée jusqu'au délire. Ces deux forcenés tenteront un amour idéal. Ils désirent un chef-d'œuvre sinon rien.

J'ai lu là une véritable histoire de passion, avec un grand P. Je ne connaissais pas Jardin, je me méfiais même un peu, mais je lui ai trouvé un vrai style, ce fut une heureuse découverte.
Je précise que j'ai lu la version folio modifiée par l'auteur, ce n'est pas la même fin que dans le grand format.
Par kalistina - Publié dans : littérature contemporaine francophone
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