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Au plaisir de vous lire :)
La caractéristique du monde de Troy est de donner à chaque être un pouvoir magique, quel qu'il soit, grand ou petit, parfois quelque peu incongru. Dans un fonctionnement proche du jeu de rôles,
les personnages se meuvent en fonction de ce pouvoir et font avancer l'action avec un sens très réussi de la psychologie. Lanfeust le puceau est flanqué de deux créatures pulpeuses. L'une guérit
les plaies à la tombée du jour, elle est sa promise ; l'autre transforme en glace tout ce qu'elle veut, si elle le veut. Elle glace surtout Lanfeust avec son tempérament de feu.
J’ai acheté cette petite BD à 1,90€ aux éditions du Soleil et je ne regrette pas mon achat, c’est de l’héroïc-fantasy très drôle ! Le baronnet a des expressions (physiques)
tordantes, certaines répliques ne sont pas mal non plus. Le trait est bien fait, même si les personnages sont caricaturaux (remarquez, ça fait partie du côté humoristique aussi, même si les
nénettes moyenâgeuses en string et bustier rouges me laissent froide). S’ils pouvaient sortir la série entière au même prix, comme ça serait bien…
Voilà une bande dessinée plutôt particulière, en tout cas ça diffère des rares que j’ai eues entre les mains auparavant. C’est une BD de cape et d’épée !
L’histoire se déroule au XVIIe siècle et fait souvent référence à Molière et à La Fontaine. Les deux protagonistes ont la particularité d’être des animaux, contrairement aux autres qui sont humains : ce sont le renard gascon Armand Raynal de Maupertuis et le loup castillan don Lope de Villalobos y Sangrin. Ils sauvent des donzelles en détresse, sont envoyés au cachot suite à une terrible injustice, trouvent une carte au trésor, se retrouvent emprisonnés sur une galère, croisent le fer aux côtés des infidèles turcs pour retrouver la liberté (au grand dam du très chrétien don Lope)… (pas forcément dans l’ordre, je ne l’ai pas sous la main au moment où j’écris cette note, mais ça vous donne le ton).
C’est une BD très riche, à vous de la découvrir ; il faut quand même évoquer deux points importants : l’art de la versification du goupil, et la rencontre, vers la fin, du lapin Eusèbe (oui, c’est aussi un peu n’importe quoi).
Robin est un petit garçon comme tant d’autres, qui aime jouer avec tout et n’importe quoi, et qui n’a aucune envie de devoir arrêter ses jeux pour se brosser les dents et aller se coucher,
surtout la veille du jour où il y a piscine…
Mouarf c’est vraiment drôle ! Les planches sont en parfaite adéquation avec les pensées des gamins (ainsi le pauvre Robin transformé en lapin, poussin, pupuce ou chaton selon l’appellation
maternelle du moment !). Quelques passages empreints de vérité m’ont particulièrement tordue : « oh noon, pas le coup du doigt mouillé ! », lorsque la mère entreprend
d’enlever discrétos la miette sur le coin de la joue de son lapinou, qui du coup se retrouve mort de honte devant les copains. « 3 longueurs de brasse ?? Mais il est dingue ! et si
on coule ? » « Ben t’auras juste droit au bouche-à-bouche. » « Comme dans les films ? Mais c’est dégueu !! ». Je pense que c’est abordable à partir
de 8 ou 9 ans sans problème.
Fini le grand nettoyage de printemps ! Sitôt rangés balais et brosses, le timide Taupe décide d'aller profiter de cette belle journée au bord de la rivière. Le voilà parti pour de bien curieuses
rencontres : le malicieux Rat, qui connaît comme sa poche tout le petit monde des alentours, et le vaniteux Crapaud, spécialiste des lubies désastreuses. Pour Taupe, la saison des émotions fortes
vient de commencer.
Cette BD jeunesse est une adaptation du roman éponyme de Kenneth Grahame que je n’ai pas lu, je ne pourrai donc pas vous dire si elle y est fidèle ou non. En revanche, je peux vous
vanter la beauté des dessins, c’est vraiment très bien fait. Michel Plessix réussit à créer une atmosphère très douce, champêtre, joliment naïve et « so british ». Les enfants seront
probablement séduits par ces animaux-héros et les adultes auront le plaisir des yeux.
Je suis allée à « lire en fête » à Marseille le week-end du 14 octobre et, au détour d’un stand, on voit un petit attroupement vers Jean-Luc Mariani, un auteur jeunesse dont j’ai lu un
livre (voir ici).
On va voir de plus près (mais à quoi ressemble-t-il ?) et on découvre à côté de lui un type certes moins sollicité mais entouré de livres aux sympathiques couvertures. Parmi elles, une qui tranche : l’I.U.F.M.
Je feuillette un peu ce bouquin spécialement destiné aux nouveaux profs des écoles pendant que la collègue qui m’accompagne se le fait dédicacer (je suis du genre à peser le pour et le contre pendant cent ans avant de me décider pour quoi que ce soit…).
Finalement, je franchis le pas, j’explique que moi aussi je suis non pas une PE2 mais une PCL2, je donne mon prénom, et me voilà avec 12€ de moins mais un beau livre dédicacé en plus. Sur la première page, un dessin avec moi en train de lire et de dire dans ma bulle « allons bon… Je vais devenir comme eux ? ». « A *mon prénom*, amitiés, Bruno ». La classe, c’est le premier livre dédicacé de ma vie :D
Parlons un peu du livre, maintenant, qui est plus précisément une BD. L’IUFM, comme chacun sait, est l’acronyme d’Incroyable Usine à Fabriquer les Maîtresses. L’auteur nous explique de façon
drôle mais tout à fait sérieuse le parcours que doit suivre tout aspirant prof : les épreuves écrites du PE1, les épreuves orales, l’année de PE2 et ses stages, la carrière.
On y retrouve tous les sigles qui sonnent sûrement familièrement à vos oreilles si vous aussi avez embrassé le métier de fraîche date : B2i, GFP, FGC...
Les dessins font toujours écho au texte et c’est amusant. Les dialogues font sourire et montrent le désarroi dans lequel se trouve nécessairement toute nouvelle recrue face au jargon de l’éducation nationale. Exemple :
« Tu as déjà choisi un thème pour ton mémoire professionnel? (bulle de la prof des écoles en poste qui suit la stagiaire 2e année)
- Oui, je voudrais écrire quelque chose sur le travail en groupe et ce que ça apporte à l’enfant.
- Si tu veux mon avis, parle plutôt de situations de co-construction qui favorisent l’ontogenèse ».
Je suppose que cette petite BD plaira surtout aux concernés, mais je pense qu’elle peut faire sourire les autres aussi :)
Hitoshi Kōbe, seize ans, lycéen, est le parfait exemple de l'élève brimé : peu doué en études et en sport, il n'a pas d'amis, et est souvent la risée de l'établissement entier.
Il est cependant très doué en informatique, et a conçu en secret un programme d'intelligence artificielle capable de discuter, d'apprendre. Surnommé Satie, ce programme qui affiche une jeune fille à l'écran ne cesse d'étonner Hitoshi lui-même, qui va jusqu'à lui dire un jour que, si elle était un être humain, il ferait d'elle sa petite amie.
Le soir même, un terrible orage s'abat sur la région, la foudre tombe sur sa maison... et Satie sort de l'ordinateur ! Elle lui demande alors de tenir sa promesse, ce qu'il accepte.
Hitoshi l'emmène alors au lycée où celle-ci a un gros succès, principalement auprès des garçons. Hitoshi n'étant pas doué pour les études et le sport, Satie fait tout son possible pour l'aider. Cette journée sera la première où il aura apprécié l'école.
Connaissez-vous le manga Love Hina ? Si oui, vous aurez remarqué une forte ressemblance avec les dessins de ce manga. AI non stop ! est en effet le premier manga créé par Ken Akamatsu
et a été réédité après le fort succès de Love Hina.
A ce que j’ai compris, il y a un jeu de mots dans le titre en japonais : AI signifie « artificial intelligence » en anglais mais aussi « amour » dans la langue nippone. Ca résume assez bien le thème du manga : la passion du héros pour l’informatique et ses premiers émois amoureux.
Lorsque Satie, le programme qu’Hitoshi a créé, prend vie pour devenir une « vraie » jeune fille, la vie du jeune homme est bouleversée. Il doit apprendre à vivre avec elle, à lui expliquer tout ce qu’une machine ne sait pas… Comment faire de la bonne cuisine ? Comment font les gens quand ils sont amoureux ?
Bref, c’est un manga pour ados (pas non plus pour enfants, rapport aux récurrentes images de filles en bikini voire rien du tout…), ça casse pas trois pattes à un canard mais c’est sympatoche pour une petite soirée tranquille ! Merci Florazoom pour ce cadeau :-D
Ce jour d'avril 1998, un homme s'apprête à prendre le train pour rentrer chez lui, à Tôkyô. Il s'appelle Hiroshi. C'est un cadre d'entreprise comme le Japon en produit des milliers. La bouche légèrement pâteuse et la tête lourde – il a encore trop bu la veille lors d'un repas d'affaires –, cet homme de 48 ans a rendez-vous avec son destin.
Car le train qu'il prend n'est pas le bon : sans l'avoir fait exprès, il se retrouve à bord d'un express qui se dirige tout droit vers sa ville natale. À l'arrivée, avant de repartir à destination de Tôkyô, Hiroshi décide de faire un tour dans les rues où il a grandi, devenues méconnaissables. Dans le petit cimetière où est enterrée sa mère, il s'assoupit quelques minutes.
Mais à son réveil, il constate avec une surprise mêlée d'effroi qu'il vient d'effectuer un bond dans le passé. Il se trouve en effet projeté à l'époque de son adolescence, et doit désormais
vivre dans l'enveloppe corporelle qui était la sienne à l'âge de 14 ans. ! Mais ses souvenirs, sa mémoire et ses capacités intellectuelles sont restés ceux d'un homme de 48 ans...
J’aime beaucoup ce type d’histoire, avec retour dans le temps ; j’ai donc avant tout été séduite par le scénario. C’est vraiment très bien écrit, l’histoire est fluide et je n’ai pas pu lâcher la BD avant la fin.
C’est une histoire avec un certain suspense (comment Hiroshi va-t-il s’en sortir, va-t-il retrouver son corps et son époque ?), mais aussi et surtout une histoire s’intéressant à la psychologie des personnages. Notre point de vue évolue en même temps que celui d’Hiroshi, qui voit d’un autre œil les réactions de ses parents, qui s’interroge sur les valeurs qu’il donne à sa vie. S’épanouit-on davantage en tant que cadre que lorsqu’on a 14 ans et plein d’insouciance ? Tout va-t-il réellement pour le mieux dans sa famille de 1998 ? Dans quelle mesure, et de quel droit, peut-il influer sur le cours des choses, lui qui connaît déjà l’avenir ?
J’étais en revanche moins accrochée par le dessin, au départ. Je le trouvais trop lisse, trop carré, trop académique. Finalement, c’est un style qui colle avec celui de l’histoire et les deux créent une BD originale et attachante, qui donne envie de découvrir le reste de l’œuvre de Taniguchi.
De grandes espérances
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