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Il s’agit de “l’énigme de la momie blonde” et du “Papyrus de Thot”.

Comme d’habitude, la famille Emerson est en Egypte et effectue des fouilles lorsque se produisent vols, meurtres et autres événements inexpliqués.
Ces deux tomes sont, comme les précédents, passionnants, et l’intérêt est renouvelé par l’étoffe que prennent Ramsès et Nefret, les deux « enfants ».
On apprend à mieux connaître Ramsès et il est désormais l’un de mes personnages préférés. Enfant, il me tapait un peu sur les nerfs, tant il était caricatural ; jeune homme, il a toujours le même esprit perspicace, mais il n’est plus si énigmatique qu’avant. En effet, ces deux tomes apportent une grande nouveauté : Amélia continue à être la narratrice principale, mais à son récit s’ajoute parfois des extraits du « manuscrit H », écrit par Ramsès. On découvre enfin son ressenti et ses sentiments…
Il y a aussi, bien que moins souvent, des extraits du « manuscrit B », qui sont en fait des lettres écrites par Nefret à un destinataire inconnu (jusqu’à la fin du tome 10) qu’elle appelle « mon petit chou ». C’était rageant de se demander qui ça pouvait bien être !!
J’ai encore sous le coude celui que j’appelle le tome 11, « les aventuriers de l’oasis perdue », mais il va falloir que je ronge mon frein avant de pouvoir lire « la pyramide oubliée ».
J’ai décidé de lire la série non pas dans l’ordre de publication, ni dans celui de la traduction, mais dans l’ordre chronologique de l’histoire. Je vous conseille vivement d’adopter la même stratégie ! Pour vous aider à vous y retrouver, le site de passionnés, http://brinsdelavande.jexiste.fr/ameliapeabody/. Dans la rubrique « livres », vous avez les titres dans l’ordre, en fonction de l’année pendant laquelle se déroule l’action.
Je vous serine avec cette série, mais je ne peux que vous conseiller de l’essayer ! A part Ekwerkwe, je crois que tous ceux qui l’ont découverte sont devenus fans :o)
Quoi de plus propre à piquer la curiosité d'Amelia Peabody, l'archéologue, et de son mari Emerson, que la rencontre d'un homme masqué qui leur offre de les conduire à la tombe perdue dune reine égyptienne ? Mais le mystérieux visiteur disparaît avant d'avoir révélé son secret.
Aussitôt, voila les Peabody, accompagnés de leur fils Ramsès et de leur pupille Nefret, sans oublier Miss Marmaduke, la gouvernante, naviguant vers Thèbes pour trouver la tombe de Tetisheri. Celle-ci leur réserve quelques surprises de taille.
Quant à la déesse hippopotame, dont parle une ancienne légende qu'Amelia était justement occupée à traduire, son influence sera-t-elle bénéfique ? Rien n'est moins sûr.
Ce huitième tome des aventures de la famille Peabody-Emerson est aussi plaisant que les autres.
L’énigme est toujours habilement construite, et on a toujours droit aux situations les plus loufoques. C’est drôle et bien écrit, comme d’habitude !
Elle n’a pas un rôle prépondérant dans ce tome, mais on retrouve entre autres Evelyn, sous un jour nouveau et très intéressant. Le côté « psychologie des personnages » est toujours développé avec Elizabeth Peters et ça joue beaucoup sur le résultat final (en bien, évidemment !).

Shocking ! Le général Balantyne ne décolère pas contre cet inconnu qui a eu le mauvais goût de venir mourir sur son perron de Bedford Square. Pour Thomas Pitt, chargé de l’enquête, l’existence d’un lien entre la victime et le vieux militaire ne fait cependant aucun doute, mais pour le découvrir il va lui falloir explorer les arcanes de la haute société victorienne.
Et lorsqu’il s’agit de s’introduire dans ce milieu huppé, aucune aide ne lui est plus précieuse que celles de sa femme, l’intrépide Charlotte, de son amie Lady Vespasia, et de l'indispensable bonne Gracie.
Ensemble, ils vont peu à peu découvrir l’odieux chantage dont étaient victimes six des personnages les plus influents du royaume et qui menaçait leur bien le plus cher dans cette société impitoyable : leur réputation.
Premier Anne Perry pour moi. Encore un policier historique, je suis fan de ce genre ! Je ne sais pas si c’est pour ça uniquement, mais j’ai beaucoup aimé Bedford Square.
L’intrigue est un peu complexe (voyons, qui est Sir machin, déjà… de quoi est accusé Lord truc….). Cela dit, il me semble qu’on devine quand même avant la fin non pas forcément qui est le coupable mais autour de quoi tourne réellement le chantage qui est fait à ces six hommes (ah là là, que de phrases alambiquées pour ne pas spoiler !).
Comme toujours avec les policiers historiques, il y a un double intérêt : l’intrigue mais aussi l’ambiance, le contexte. J’aime beaucoup l’époque victorienne et tous ces gens collets montés qui s’offusquent pour une phrase mal tournée ou un gant pas assez blanc, c’est très amusant.
L’intrigue se prêt d’autant plus à l’histoire qu’il est question ici de réputation. Les six hommes victimes d’un étrange chantage (pas de rançon ni de menace !) se voient tous touchés dans ce qui compte le plus pour eux, c’est-à-dire ce que les autres vont penser d’eux.
C’est terrible, ils ont tous d’atroces problèmes de conscience alors même qu’ils sont blancs comme neige, mais ils se sentent devenir suspicieux envers tous ceux qu’ils croisent…
J’ai apprécié aussi la petite histoire parallèle entre Tellman et Gracie. Tellman est un personnage amusant, qui découvre peu à peu que le monde n’est pas aussi manichéen qu’il ne croit (les aristos ne sont pas tous d’odieux personnages imbus d’eux-mêmes et exploitant les autres jusqu’à la moelle, tandis que les domestiques ne sont pas tous d’une morale irréprochable et ne vivent pas tous leur conditions dans d’atroces souffrances !).
Quant à Gracie, elle est directe, n’a pas sa langue dans sa poche et apporte une vraie touche de fraîcheur dans cette ambiance pesante qui plane lors de l’enquête de Thomas Pitt. Dommage qu’il faille probablement attendre les tomes suivants pour savoir si ces deux-là vont enfin arrêter de se manger le nez !





