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Au plaisir de vous lire :)
C’est dans ce roman que l’on découvre pour la première fois le juge Ti et ses acolytes, qui mènent l’enquête dans la Chine du 7e siècle après JC.
L’intrigue est bien menée et bien construite, on se laisse embarquer par les différentes pistes sans forcément deviner le fin mot de l’histoire. J’ai surtout apprécié le contexte : j’adore les policiers historiques et j’aime beaucoup l’Asie aussi. Quelle modernité du monde chinois par rapport à l’Occident de l’époque !
Cependant, même si j’ai bien apprécié le juge Ti, ce n’est pas le détective le plus sympathique que j’ai pu rencontrer au cours de mes lectures. Il a parfois des réactions déplaisantes, un peu nerveuses ou méprisantes… A vérifier au cours d’une seconde enquête.
Lorsqu'il rejoint son poste, aux confins de l'empire vietnamien du XVIIe siècle, le mandarin Tân ne sait pas encore que les familles de notables n'ont qu'une idée en tête : le marier à leurs filles nubiles.
Cependant le jeune homme n'a guère le temps de se prêter à ces jeux sociaux, car il se voit bientôt confronté à sa première affaire de magistrat. Une succession de meurtres aussi cruels qu'inexplicables le conduit à s'intéresser de près à un ordre de moines plus férus d'arts martiaux que soucieux de la loi de Bouddha.
Aidé de son ami le lettré Dinh, il lui faudra parcourir les montagnes embrumées du Nord et déployer toute son ingéniosité pour mener à bout son enquête, dont la solution au goût amer est un défi à son sens inné de la justice.
Evidemment, le mandarin Tân fait immanquablement penser au juge Ti de Van Gulik, mais les sœurs Tran Nhut réussissent à en faire un personnage à l’identité propre. Je dois même avouer que je le préfère !
Ce qui est plaisant dans ce premier tome, ce sont les descriptions de la vie dans le Vietnam de l’époque, ainsi que le ton de certains personnages. L’intrigue en elle-même tient la route, mais certains éléments du dénouement sont faciles à deviner pour peu qu’on y réfléchisse quelques minutes.
Je vous le conseille donc pour passer un agréable moment de lecture, sans prétention.
On retrouve les ingrédients habituels : le départ pour l’Egypte, les fouilles archéologiques, les meurtres et les disputes conjugales. Ce troisième opus est l’occasion de découvrir un peu mieux Ramsès, ce sale gosse assez insupportable tant il aime à pérorer et à ruser pour faire exactement ce qu’on voudrait qu’il ne fasse pas. Pas franchement innovant, mais ça prend toujours assez bien sur moi, je suis fan de cette famille de cinglés !
Tome 4 des aventures d’Amelia Peabody.
La passion de l'Égypte a encore frappé pour Amelia Peabody et son époux Emerson qui entreprennent une nouvelle campagne de fouilles, accompagnés de Ramsès, leur fils indomptable. L'obsession du passé ne les autorisera toutefois pas à faire abstraction des événements du présent, surtout lorsqu'ils sont suscités par leur ennemi juré, le maître du crime et des déguisements, le pilleur de sites antiques, Sethos.
En l’an 70 après Jésus-Christ, depuis la mort de Néron, Rome est en plein chaos : plus que jamais, la lutte pour le pouvoir fait rage.
Mais tandis que certains rivalisent, d’autres profitent de la confusion générale pour vider les caisses de l’Etat. Et lorsqu’un sénateur engage le détective privé Didius Falco pour démasquer les responsables, ce dernier accepte plus par goût du risque que par civisme.
D’ailleurs sa mission ne manquera pas de dangers, car il semblerait que cette affaire implique de très hauts dignitaires de l’Etat, lesquels entendent bien ne pas s’encombrer d’un vulgaire détective…
Voici un livre d’un genre que j’aime beaucoup : les polars historiques. Marcus Didius Falco est un détective privé qui opère dans la Rome de Vespasien, donc il colle bien au profil.
En plus de ça, le ton est cynique à souhait ! Falco s’exprime de façon très moderne, on s’y retrouve tout à fait, et, plus que l’intrigue elle-même, c’est le ton sur lequel il la raconte qui en fait tout l’intérêt. En cela, ça m’a fait un peu penser à cette chère Amelia Peabody.
C’est un humour qui peut-être sera vécu comme trop "anachronique" par certains lecteurs. Ca commence avant même le premier chapitre, dès les pages de présentation des personnages : « Vespasien Auguste : vieillard débonnaire, sorti de nulle part pour devenir empereur de Rome » ; « Héléna Justina : fille du sénateur, 23 ans, récemment divorcée, a oublié d’être bête » ; « mère de Falco : une mère comme les autres, avec un point de vue sur tout »…
De retour en Angleterre pour y prendre un peu de repos, Amelia, Emerson et leur fils Ramsès ne s'attendent pas à être de nouveau confrontés à une… momie ! Et pourtant. Au Bristish Museum, on a retrouvé le corps d'un gardien, mort près du sarcophage d'une momie datant d'une très ancienne dynastie. Pour les autorités britanniques, il est clair que le retour des Emerson, versés dans l'élucidation des mystères de l'Egypte et des crimes crapuleux, est plus qu'une aubaine.
Le précédent tome, « l’ombre de Sethos », avait réussi à capter mon attention de bout en bout. A chaque nouveau tome, je me demande comment l’auteur pourra parvenir à se renouveler pour éviter que le lecteur se lasse… A chaque fois, la tactique est différente et, quelle qu’elle soit, elle fonctionne toujours.
Ce coup-ci, l’intrigue se déroule non plus en Egypte mais au cœur de la capitale britannique, première innovation. On change d’ambiance et le petit milieu de l’aristocratie londonienne est tout à fait réjouissant.
Deuxième point, Ramsès doit composer avec une compagnie bien différente de celle à laquelle il est habitué : ses deux cousins vont passer l’été avec lui et, quand on connaît toute la particularité du gamin, on sait à quel point l’aventure peut se révéler périlleuse.
Enfin, Amelia se triture les neurones pour son enquête, mais pas seulement… Emerson est-il un mari aussi fidèle et passionné qu’il semble l’être… ?
Les personnages secondaires sont aussi tout à fait intéressants : toujours ce brave Henry O’Connell, mais aussi son mystérieux rival M. Minton et le nouveau majordome, Gargery.
Un éphèbe est retrouvé mort dans les rues d'Athènes. Son ancien mentor à l'Académie sollicite les services d'un fin limier : Héraclès Pontor, le Déchiffreur d'Enigmes. Le philosophe platonicien et cet Hercule Poirot à l'antique s'emploient avec passion à trouver la Vérité et, accessoirement, le coupable. Car la joute philosophique se superpose à l'investigation policière, tandis que les crimes s'enchaînent.
L'histoire de ces crimes est aussi l'histoire d'un manuscrit qu'un traducteur retranscrit sous nos yeux, l'annotant inlassablement en pensant l'éclairer, ignorant que son destin de personnage est d'établir la revanche de la littérature sur la philosophie, de démontrer que seule la fiction contient toutes les vérités du monde.
Ce livre est tellement complexe que je ne me sens pas capable de faire une note qui soit à la hauteur de sa richesse. Je ne peux que vous dire à quel point je l’ai aimé et comme il m’a subjuguée !
Il y a deux histoires à suivre en parallèle : le roman policier avec le déchiffreur d’énigmes Héraclès, l’homme de raison, et Diagoras, le philosophe, et l’histoire du Traducteur.
Le roman lui-même est très bon, on découvre l’Académie de Platon et les bas fonds d’Athènes, deux mondes qui se côtoient ; dans lequel se situe la Vérité ? Les deux protagonistes valent déjà le détour.
Ce qui fait de ce roman un excellent livre, c’est le double niveau de lecture, avec les notes du traducteur qui constituent la seconde énigme à résoudre. Le traducteur est d’abord interpellé par l’edeisis, ce procédé littéraire qui consisterait à faire passer un message secret grâce à la répétition d’ « images » que le lecteur doit pouvoir décoder.
Le traducteur se prend au jeu, jusqu’à devenir obnubilé par cette edeisis. Certaines phrases à la deuxième personne du singulier lui font croire qu’il pourrait être directement interpellé par l’auteur. Est-il en train de devenir fou, ou la Vérité est-elle encore ailleurs… ?
J’ai vraiment adoré ce roman, le procédé est très original et créatif. Je vous le conseille plus que chaudement et vous fais toutes mes excuses pour cette note qui ne rend pas hommage au talent de l’auteur !
Pilgrim
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