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romans policiers historiques

Mercredi 12 juillet 2006

Il a excité l'imagination de ses contemporains, la convoitise des plus puissants... C'est l'un des secrets les mieux gardés, une énigme demeurée à jamais inexpliquée qui a fait couler tant d'encre, éveillé tant de fantasmes que l'on a peine à croire à son existence... Et pourtant, si le trésor des Templiers, dont les richesses excèdent encore tout ce que l'on a pu imaginer, était tout bonnement caché sur le célèbre chemin de Compostelle ?
Celui qui va tenter de le découvrir s'appelle Galceran de Born, surnommé Iacobus. Moine soldat, alchimiste et médecin, humaniste convaincu, c'est lui que le pape Jean XXII et les Hospitaliers, unis par leur cupidité, choisissent pour retrouver cet or mystérieux. Déguisé en pèlerin sur un chemin semé d'embûches et de pièges, sommé de déchiffrer de dangereux secrets, Galceran trouvera sur la fameuse Voie lactée des réponses surprenantes à plus d'un égard...
Avec une intrigue pleine de suspense, dans le ton d'une chronique médiévale où se mêlent logique, ésotérisme et aventures, la romancière invite à un voyage fascinant à travers la France et l'Espagne du XIVe siècle, d'Avignon au cap Finisterre, parcourant et revisitant le légendaire chemin de Compostelle d'une manière totalement originale.

C'est un roman policier historique. Il y a une bonne intrigue, le style est fluide, les personnages sont attachants, c'est un livre facile à lire tout en étant de qualité. Bref, j'ai passé un très bon moment de lecture.
Par kalistina
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Mercredi 12 juillet 2006

Sur la pente en contrebas se tenait la Chose sans Nom, immobile et livide à la clarté des étoiles. La pleine lune projetait sur elle une lumière sans ombre. Il n'y avait pas à s'y tromper : c'était bien elle. Je discernais presque le motif des bandelettes qui enserraient sa poitrine. Sa tête, informe, était enveloppée d'une sorte de linceul. La vue seule de ce monstre au repos avait de quoi faire frissonner mais lorsqu'il se retourna sans hâte, inexorablement, j'eus le plus grand mal à dompter ma terreur. C'était comme une créature marine sans regard et sans yeux, surgie du fond de l'abîme et qui cherchait sa proie.
L'indomptable Amelia Peabody, qui fait ici ses premiers pas sur la Terre des Dieux, se laissera-t-elle abuser par les facéties d'une momie somnambule ? Saura-t-elle soustraire sa protégée aux entreprises d'un chasseur de dot cynique et langoureux ? Parviendra-t-elle à déjouer les roueries des indigènes ou à surmonter les mirages des sables et à dissiper les mystères qui jalonnent sa route, en digne émule de Sherlock Holmes et d'Indiana Jones ?

Premier tome des aventure de "l'indomptable Amelia Peabody".
J'ai vraiment beaucoup aimé ce premier tome, les personnages sont certes caricaturaux mais c'est comme ça que c'est plaisant. Je ne sais comment donner mon impression sur l'histoire sans spoiler... disons que j'ai aimé les dénouements. Et puis, moi qui aime les romans historiques dans les pays étrangers, ça ne pouvait que me plaire. A ce sujet, j'appréhende un peu les tomes suivants, si j'en crois une amie qui disait que le côté Egypte passait un peu à la trappe.
Par kalistina
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Mercredi 12 juillet 2006

C'était bien l'intention de Sir Henry de poursuivre ses fouilles à Louxor jusqu'aux fondations de l'édifice pour s'assurer que la sépulture n'avait pas été découverte lors de la précédente expédition. Et de fait, à peine les ouvriers s'étaient-ils mis à l'oeuvre, que leurs pelles dégagèrent la première marche d'un escalier taillé dans le roc." Le Times en fit un compte rendu détaillé en page trois. La dépêche suivante, en provenance de Louxor, eut droit en revanche à un gros titre en première page. Sir Henry Baskerville était allé se coucher la veille en pleine santé. On l'avait retrouvé le lendemain matin dans son lit, rigide et sans vie, le visage déformé par l'épouvante. Sur son front, on reconnaissait, grossièrement dessiné avec du sang, un uraeus, le cobra sacré des anciens Egyptiens, le symbole divin des pharaons. " Une fois encore, l'impavide Amelia Peabody, son mari, l'éminent égyptologue Radcliffe Emerson, et leur fantasque rejeton, le jeune Ramsès, devront affronter le mystère et conjurer la malédiction des pharaons.

Les personnages sont toujours aussi plaisants et j'ai trouvé l'intrigue bien plus construite que dans le premier tome. Série à suivre! Je l'aime décidément beaucoup, cette Amélia.
Par kalistina
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Samedi 15 juillet 2006


C’est dans ce roman que l’on découvre pour la première fois le juge Ti et ses acolytes, qui mènent l’enquête dans la Chine du 7e siècle après JC.

L’intrigue est bien menée et bien construite, on se laisse embarquer par les différentes pistes sans forcément deviner le fin mot de l’histoire. J’ai surtout apprécié le contexte : j’adore les policiers historiques et j’aime beaucoup l’Asie aussi. Quelle modernité du monde chinois par rapport à l’Occident de l’époque !
Cependant, même si j’ai bien apprécié le juge Ti, ce n’est pas le détective le plus sympathique que j’ai pu rencontrer au cours de mes lectures. Il a parfois des réactions déplaisantes, un peu nerveuses ou méprisantes… A vérifier au cours d’une seconde enquête.  

Par kalistina
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Mardi 22 août 2006


Lorsqu'il rejoint son poste, aux confins de l'empire vietnamien du XVIIe siècle, le mandarin Tân ne sait pas encore que les familles de notables n'ont qu'une idée en tête : le marier à leurs filles nubiles.
 Cependant le jeune homme n'a guère le temps de se prêter à ces jeux sociaux, car il se voit bientôt confronté à sa première affaire de magistrat. Une succession de meurtres aussi cruels qu'inexplicables le conduit à s'intéresser de près à un ordre de moines plus férus d'arts martiaux que soucieux de la loi de Bouddha.
Aidé de son ami le lettré Dinh, il lui faudra parcourir les montagnes embrumées du Nord et déployer toute son ingéniosité pour mener à bout son enquête, dont la solution au goût amer est un défi à son sens inné de la justice.

Evidemment, le mandarin Tân fait immanquablement penser au juge Ti de Van Gulik, mais les sœurs Tran Nhut réussissent à en faire un personnage à l’identité propre. Je dois même avouer que je le préfère !
Ce qui est plaisant dans ce premier tome, ce sont les descriptions de la vie dans le Vietnam de l’époque, ainsi que le ton de certains personnages. L’intrigue en elle-même tient la route, mais certains éléments du dénouement sont faciles à deviner pour peu qu’on y réfléchisse quelques minutes.
Je vous le conseille donc pour passer un agréable moment de lecture, sans prétention.

Par kalistina
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Samedi 16 septembre 2006

 
Troisième aventure d’Amelia Peabody et les siens.

On retrouve les ingrédients habituels : le départ pour l’Egypte, les fouilles archéologiques, les meurtres et les disputes conjugales. Ce troisième opus est l’occasion de découvrir un peu mieux Ramsès, ce sale gosse assez insupportable tant il aime à pérorer et à ruser pour faire exactement ce qu’on voudrait qu’il ne fasse pas. Pas franchement innovant, mais ça prend toujours assez bien sur moi, je suis fan de cette famille de cinglés !

Par kalistina
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Vendredi 20 octobre 2006


Tome 4 des aventures d’Amelia Peabody.
La passion de l'Égypte a encore frappé pour Amelia Peabody et son époux Emerson qui entreprennent une nouvelle campagne de fouilles, accompagnés de Ramsès, leur fils indomptable. L'obsession du passé ne les autorisera toutefois pas à faire abstraction des événements du présent, surtout lorsqu'ils sont suscités par leur ennemi juré, le maître du crime et des déguisements, le pilleur de sites antiques, Sethos.

 Je trouve ce quatrième tome très réussi, j’ai eu du mal à m’en détacher. Le style si drôle de l’auteur est toujours vif. L’on se dit au cours de la lecture, rah là là c’est facile, je sais déjà comment ça va se finir… C’est vrai dans une certaine mesure, mais ce qui constitue réellement la fin, je ne l’avais pas du tout imaginé !! Peut-être n’est-ce pas très clair ? Dans ce cas, à vous de vous lancer dans cette agréable série :)

Par kalistina
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Mercredi 22 novembre 2006


En l’an 70 après Jésus-Christ, depuis la mort de Néron, Rome est en plein chaos : plus que jamais, la lutte pour le pouvoir fait rage.
Mais tandis que certains rivalisent, d’autres profitent de la confusion générale pour vider les caisses de l’Etat. Et lorsqu’un sénateur engage le détective privé Didius Falco pour démasquer les responsables, ce dernier accepte plus par goût du risque que par civisme.
D’ailleurs sa mission ne manquera pas de dangers, car il semblerait que cette affaire implique de très hauts dignitaires de l’Etat, lesquels entendent bien ne pas s’encombrer d’un vulgaire détective…

 
Voici un livre d’un genre que j’aime beaucoup : les polars historiques. Marcus Didius Falco est un détective privé qui opère dans la Rome de Vespasien, donc il colle bien au profil.

En plus de ça, le ton est cynique à souhait ! Falco s’exprime de façon très moderne, on s’y retrouve tout à fait, et, plus que l’intrigue elle-même, c’est le ton sur lequel il la raconte qui en fait tout l’intérêt. En cela, ça m’a fait un peu penser à cette chère Amelia Peabody.

C’est un humour qui peut-être sera vécu comme trop "anachronique" par certains lecteurs. Ca commence avant même le premier chapitre, dès les pages de présentation des personnages : « Vespasien Auguste : vieillard débonnaire, sorti de nulle part pour devenir empereur de Rome » ; « Héléna Justina : fille du sénateur, 23 ans, récemment divorcée, a oublié d’être bête » ; « mère de Falco : une mère comme les autres, avec un point de vue sur tout »…

Je ne me suis pas trop creusé les méninges pour démasquer les complots et trouver les coupables, j’ai préféré vivre aux côtés du héros son cheminement sans me faire ma propre enquête dans ma tête. Le schéma est assez classique, il y a un meurtre au départ, qui se trouve en fait relié à tout un trafic, et bien sûr il y a une fille au milieu. Exécrable, au fort caractère, que le héros ne supporte pas, et je vous laisse deviner ce qui arrive ensuite. C’est bateau mais j’adore :p

Ce premier tome est très agréable à lire et j’aurai plaisir à lire les suivants si jamais je les trouve à l’achat (durs durs à trouver, édités chez Le Masque).

Par kalistina
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Samedi 30 décembre 2006


De retour en Angleterre pour y prendre un peu de repos, Amelia, Emerson et leur fils Ramsès ne s'attendent pas à être de nouveau confrontés à une… momie ! Et pourtant. Au Bristish Museum, on a retrouvé le corps d'un gardien, mort près du sarcophage d'une momie datant d'une très ancienne dynastie. Pour les autorités britanniques, il est clair que le retour des Emerson, versés dans l'élucidation des mystères de l'Egypte et des crimes crapuleux, est plus qu'une aubaine.

 5e aventure d’Amelia Peabody & co.

Le précédent tome, « l’ombre de Sethos », avait réussi à capter mon attention de bout en bout. A chaque nouveau tome, je me demande comment l’auteur pourra parvenir à se renouveler pour éviter que le lecteur se lasse… A chaque fois, la tactique est différente et, quelle qu’elle soit, elle fonctionne toujours.

Ce coup-ci, l’intrigue se déroule non plus en Egypte mais au cœur de la capitale britannique, première innovation. On change d’ambiance et le petit milieu de l’aristocratie londonienne est tout à fait réjouissant.

Deuxième point, Ramsès doit composer avec une compagnie bien différente de celle à laquelle il est habitué : ses deux cousins vont passer l’été avec lui et, quand on connaît toute la particularité du gamin, on sait à quel point l’aventure peut se révéler périlleuse.

Enfin, Amelia se triture les neurones pour son enquête, mais pas seulement… Emerson est-il un mari aussi fidèle et passionné qu’il semble l’être… ?

Les personnages secondaires sont aussi tout à fait intéressants : toujours ce brave Henry O’Connell, mais aussi son mystérieux rival M. Minton et le nouveau majordome, Gargery.

Par kalistina
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Lundi 19 février 2007


Un éphèbe est retrouvé mort dans les rues d'Athènes. Son ancien mentor à l'Académie sollicite les services d'un fin limier : Héraclès Pontor, le Déchiffreur d'Enigmes. Le philosophe platonicien et cet Hercule Poirot à l'antique s'emploient avec passion à trouver la Vérité et, accessoirement, le coupable. Car la joute philosophique se superpose à l'investigation policière, tandis que les crimes s'enchaînent.

L'histoire de ces crimes est aussi l'histoire d'un manuscrit qu'un traducteur retranscrit sous nos yeux, l'annotant inlassablement en pensant l'éclairer, ignorant que son destin de personnage est d'établir la revanche de la littérature sur la philosophie, de démontrer que seule la fiction contient toutes les vérités du monde.

 

Ce livre est tellement complexe que je ne me sens pas capable de faire une note qui soit à la hauteur de sa richesse. Je ne peux que vous dire à quel point je l’ai aimé et comme il m’a subjuguée !

Il y a deux histoires à suivre en parallèle : le roman policier avec le déchiffreur d’énigmes Héraclès, l’homme de raison, et Diagoras, le philosophe, et l’histoire du Traducteur.

Le roman lui-même est très bon, on découvre l’Académie de Platon et les bas fonds d’Athènes, deux mondes qui se côtoient ; dans lequel se situe la Vérité ? Les deux protagonistes valent déjà le détour.

Ce qui fait de ce roman un excellent livre, c’est le double niveau de lecture, avec les notes du traducteur qui constituent la seconde énigme à résoudre. Le traducteur est d’abord interpellé par l’edeisis, ce procédé littéraire qui consisterait à faire passer un message secret grâce à la répétition d’ « images » que le lecteur doit pouvoir décoder.

Le traducteur se prend au jeu, jusqu’à devenir obnubilé par cette edeisis. Certaines phrases à la deuxième personne du singulier lui font croire qu’il pourrait être directement interpellé par l’auteur. Est-il en train de devenir fou, ou la Vérité est-elle encore ailleurs… ?

J’ai vraiment adoré ce roman, le procédé est très original et créatif. Je vous le conseille plus que chaudement et vous fais toutes mes excuses pour cette note qui ne rend pas hommage au talent de l’auteur !

Par kalistina
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