Voyage au bout de la nuit de L.F. Céline

Publié le par kalistina

voyage au bout de la nuit

Vous savez que j'ai pour habitude de commencer tout billet par une copie de la 4e de couverture... Mais pour Voyage au bout de la nuit, ça me semble bien insatisfaisant. Aucune solution n'est satisfaisante, cela dit ; comment imaginer de présenter cette oeuvre?! Disons simplement que Ferdinand Bardamu, un homme qui n'a rien d'un héros, va vivre les souffrances de la guerre, qu'il va quitter pour celles de l'Afrique, et ainsi de suite, de voyages en voyages au bout de la nuit.

 

J'avais entrepris, comme pour toutes mes lectures depuis quelques temps maintenant, de corner chaque page dans laquelle j'avais pu relever un passage marquant et/ou plaisant. Mais toutes les pages ou presque sont marquantes, toutes ou presque recèlent des passages remarquables, et mon livre s'est bientôt mis à ressembler à une sorte d'origami géant!

J'avais lu et entendu que ce livre était noir, sombre, plein de désepoir... Et c'est certes juste, mais j'y ai trouvé beaucoup d'humanité, finalement. On y voit des hommes, on y voit leurs souffrances, et on voit ces hommes exalter leurs vices. Mais tout sonne si juste, si terriblement vécu! Comment Céline pourrait-il parler du traumatisme de la guerre, de l'horreur de la colonisation, du monstre de l'industrialisation etc. sans être sombre?C'est la misère de l'humanité qu'il écrit, et il ne ment pas.

Rien n'est épargné, donc, et surtout pas la langue, triturée de toutes parts. Le ton et les phrases de Céline sont absolument incroyables! Je n'avais jamais rien lu de tel. C'est une lecture qui n'a rien de fluide, qui est même parfois laborieuse, mais franchement, Céline est un génie.

J'aimerais vous citer "quelques passages marquants", mais il me faudrait des jours entiers pour recopier tout ceux que j'ai trouvés remarquables. Je ne peux que vous conseiller de lire le roman... Et vous présenter mes plates excuses pour ce billet tardif (pardon Petite Fleur!) et terriblement superficiel au regard de son sujet.

 

Les avis de Julien, Lilly et Petite Fleur.

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Grimmy 29/09/2010 00:25



J'avais abandonné très vite Mort à crédit (mais peut-être parce que dans l'édition que j'avais achetée d'occasion, le texte était très serré, sans respiration, en petits caractères). Quant à D'un
château, l'autre, je l'ai terminé mais j'ai dû mettre plus d'un an à le lire, sans aucun plaisir. J'ai été très déçue pour l'instant.



kalistina 29/09/2010 10:59



Ah oui, le typographie, ça joue! Je trouve d'ailleurs que Voyage au bout de la nuit chez Folio est imprimé en caractères minuscules, ça m'a parfois gênée lors de ma lecture.



Grimmy 28/09/2010 00:15



J'avais eu la même réaction que toi à la lecture : tout pouvait être cité, tout m'avait marqué. Et à part me pâmer devant le livre, je ne pouvais rien dire. J'ai dû le lire deux fois et ce fut un
vrai choc littéraire (dans le bon sens). Par contre, j'ai été très déçue par ses autres livres...



kalistina 28/09/2010 22:45



Ah oui? Même mort à crédit (pas lu hein, juste tellement entendu parler...)?



Lilly 20/09/2010 16:26



Je vois que tu as tendance à être comme moi, sans voix, pour ton billet... Mais je me retrouve exactement dans ce que tu dis ;)



kalistina 20/09/2010 22:39



Exactement, je me suis retrouvée devant mon écran à devoir écrire quelque chose, et... Rien ne venait! C'est de l'ordre du ressenti physique, cette lecture!



yueyin 20/09/2010 11:18



Encore un classique que je dois découvrir... un jour...



kalistina 20/09/2010 22:37



Mais tu as tout ton temps ma petite ;p



Alcapone 18/09/2010 13:55



J’ai lu Voyage au bout de la nuit il y a longtemps mais d’après ce que j’en ai retenu, je partage assez ton avis. Et Céline n’est pas facile à lire... C’est dommage que tu n’aies pas
partager un extrait ou deux.



kalistina 18/09/2010 14:31



Si j'ai le courage, je participerai au prochain "jeudi, c'est citation" avec quelques passages de ce roman :-)