Sur l'autre rive du Jourdain de Monte Schulz

Publié le par kalistina

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Été 1929, à la veille du krach boursier, Illinois. Alvin Pendergast, un jeune fermier rongé par la tuberculose, sort d'un long séjour au sanatorium. Bien décidé à fuir son quotidien, Alvin accepte l'offre d'emploi d'un inconnu : Chester Burke. Un travail qui le mènerait au-delà du Mississippi. Alvin sent déjà sur ses lèvres le souffle de la liberté, ignorant encore que l'homme qu'il s'apprête à suivre est en réalité un gangster, doublé d'un psychopathe...

Montés à bord de sa Packard Six, Alvin et Rascal, un nain exubérant rencontré sur la route, deviennent malgré eux ses complices. Dans les paysages infinis du Middle West, rien n'arrêtera la folie de Chester Burke. Monte Schulz nous entraîne dans un road trip échevelé au coeur d'une Amérique au bord du gouffre, dans une ambiance noire et déjantée digne des frères Cohen.

 

Voici la quatrième de couverture qui, je trouve, présente bien l'esprit du roman : un road trip à la Cohen, c'est exactement ça. Il faut être au moins aussi loufoque que ces deux-là pour imaginer une histoire réunissant un jeune campagnard qui veut fuir son destin tout tracé d'homme de ferme et vivre loin des sanatoriums, un nain mythomane et un séducteur psychopathe.


Alvin, notre jeune tuberculeux, tombe comme tout le monde sous le charme du beau baratineur Chester Burke et quitte sa vie à la ferme contre la promesse d'une vie d'aventures. Sauf que notre petit Alvin n'est pas si malin qu'il le croit et tombe des nues quand il comprend que son mentor est un gangster. Première mission : braquer une banque! En chemin pour accomplir son funeste rôle, Alvin fait la connaissance de Rascal, un nain qui vit sous la tutelle de sa tante et qui, lui aussi, ne rêve que de fuir. Il prête main forte à Alvin pour son braquage et se retrouve embarqué à bord de la fameuse Dodge de Chester le ganster.

Encore, un gangster... on pourrait s'en accomoder... mais un meurtrier! Car c'est bien ce qu'est Chester, qui tue tous ceux qui ne lui reviennent pas, et l'homme est plutôt du genre lunatique. Alvin regrette son choix, entre cet assassin dont il a, et on le comprend, une trouille bleue, et Rascal le loquace, qui jacasse du matin au soir, pour raconter des histoires toutes plus invraisemblables les unes que les autres.

 

Je comprends que ce roman se soit distingué parmi le flot de nouveautés : voilà une oeuvre plus qu'originale. C'est le road trip à l'américaine, qu'on imagine parfaitement porté à l'écran, et dont les références cinématographiques sont nombreuses (mes lacunes dans ce domaine sont abyssales, mais comment ne pas penser à Freaks, par exemple, à la lecture du chapitre sur le cirque?). C'est l'Amérique de 1929 telle qu'on se la figure, avec sa gnôle cachée sous chaque table, ses petits trafics pour faire face à la grande crise, ses habitants isolés et ses petits relents d'exode façon conquête de l'Ouest. C'est haut en couleurs et c'est plaisant à lire!

Il s'agit semble-t-il d'une trilogie, mais rien à mon sens ne le laisse présager, vous pouvez donc le lire sans craindre une fin en queue de poisson.

 

Les avis de Delphine et ICB.

 

Publié dans romans historiques

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In Cold Blog 26/10/2011 21:56



Je me demande quelles autres aventures attendent nos personnages 



kalistina 28/10/2011 00:41



Franchement je me demande, je ne trouve pas la fin si ouverte que ça.



Joelle 26/10/2011 09:05



Il est dans ma PAL et je compte le lire très bientôt ... probablement au début du mois prochain (qui va vite arriver !). Vu le thème, il me semble que je vais apprécier ;)



kalistina 28/10/2011 00:40



Ton avis dans peu de temps alors :-)