Les petites fées de New York de Martin Millar

Publié le par kalistina

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" Le récit des Petites fées de New York démarre avec Morag et Heather, deux petites fées hautes de cinquante centimètres, portant épée, kilt vert et cheveux mal teints, qui volettent par la fenêtre du pire violoniste de New York, un type antisocial et obèse nommé Dinnie, et vomissent sur sa moquette. Qui sont-elles et comment sont-elles arrivées à New York, et en quoi tout cela concerne-t-il l'adorable Kerry, qui vit dans l'immeuble d'en face, est atteinte de la maladie de Crohn et confectionne un alphabet des fleurs, et en quoi tout cela concerne-t-il les autres fées (de toutes nationalités) de New York, sans oublier les pauvres fées opprimées de Grande-Bretagne, voilà le sujet du livre. Il contient une guerre, ainsi qu'une mise en scène fort inhabituelle du Songe d'une Nuit d'Eté de Shakespeare, et des solos de guitare de Johnny Thunders des New York Dolls. Que peut-on demander de plus à un livre ? " Neil Gaiman.

 

Cette quatrième de couverture, extraite de la préface écrite par Neil Gaiman, présente assez bien le livre. C'est un roman complètement barré, bien loufoque, dans un esprit plutôt bon enfant. N'oublions pas qu'on parle de fées!

L'intrigue n'est pas des plus palpitantes, ce sont plutôt les personnages qui valent le détour. Il n'y a aucune personne ordinaire là-dedans. Dinnie a vraiment trop de défauts pour être honnête : il est d'une mauvaise foi confondante, il est systématiquement agressif, il tient à peu près l'humanité entière en mépris et foire en beauté tout ce qu'il entreprend. Kerry est une nana new age qui semble être figée dans une bulle temporelle : celle de Woodstock! Johnny Thunders, le guitariste de légende (d'autant plus légendaire qu'il est mort), agit comme une sorte de fil rouge tout au long du roman à chercher sa guitare. Les petites fées sont évidemment craquantes, avec leur goût pour l'alcool, leur liberté sexuelle et surtout leur décalage par rapport au monde des humaines. Mais! Celle que je préfère, c'est Magenta! Magenta, la clocharde complètement perchée, persuadée d'être Xénophon, alors que la lutte contre les Perses (ou un autre peuple?) me rappelle plus) fait rage.

C'est donc un roman très sympathique à lire, qui permet de passer un bon moment, mais que je n'ai pas trouvé mémorable non plus. J'ai eu l'impression que Martin Millar avait eu une multitude de chouettes idées pour créer des personnages tous plus loufoques les uns que les autres, et qu'il a finit par se demander comment mélanger tout ça pour en faire un roman avec une histoire. Il manque un petit quelque chose pour que j'aie envie de relire Martin Millar.

 

Les billets d'Abeille, Amanda, Brize, Cathulu, Chiffonnette, Chimère, Cryssilda, Fashion, Karine, Laurence, Marie.

Publié dans fantasy

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Zorane 02/10/2010 19:59



j'aime bien les livres complètement barrés, je note



kalistina 02/10/2010 20:13



;-)



chiffonnette 29/09/2010 21:06



Au moins tu as passé un bon moment en compagnie de ces folles furieuses! ;-))



kalistina 30/09/2010 21:06



Oui exactement ;-D



irrégulière 28/09/2010 16:39



ooohhhh, j'aime bien les fées moi !!!



kalistina 28/09/2010 22:48



En plus celles-ci sont bien délurées et portées sur la boisson. *smiley rouge qui dévoile un sourire progressif... tu visualises?*



Restling 28/09/2010 11:52



J'avais bien aimé au moment de ma lecture mais force est de constater que quelques mois plus tard, il ne m'en reste plus grand chose...



kalistina 28/09/2010 22:47



Le temps dira si c'est pareil pour moi...



Acr0 28/09/2010 10:06



J'ai moi aussi ADORE ce livre !
Et c'est également un très bon cadeau ;) (pour les amateurs de SFFF ou non)



kalistina 28/09/2010 22:47



Euh, moi j'ai passé un bon moment, mais je n'ai pas adoré non plus! Je pense que ce serait justement un bon cadeau pour ceux qui ne lisent jamais de sfff, justement. C'est une entrée en matière
assez soft ;-)