Le petit Bonzi de Sorj Chalandon

Publié le par kalistina

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Jacques Rougeron a douze ans. Un soir d'automne, au pied de son immeuble, il croit avoir enfin trouvé le moyen de guérir. Jacques Rougeron est bègue. Il voudrait parler aussi vite, aussi bien, que Bonzi et tous les autres. Bonzi, c'est son ami, son frère, c'est lui, presque. Bonzi le soutient. Ils n'ont que quelques jours. C'est leur secret.

 

Jacques est bègue. Son bégaiement lui gâche la vie, il ne pense d'ailleurs qu'à une chose : trouver la solution pour que ça cesse. Heureusement, il y a Bonzi, son alter ego, qui ne le quitte jamais. C'est lui qui va lui suggérer de trouver l'herbe, la bonne herbe qui fera cesser son bégaiement.

Jacques a bien quelques techniques pour calmer son bégaiement ; il apprend les synonymes plus faciles à prononcer des mots sur lesquels il bute toujours, il fait croire qu'il s'appelle André, parce que "Jacques", c'est trop plein de consonnes... Mais quelle souffrance, quand il est avec les autres enfants... Quand le stress monte, quand il sent que les autres ne sont pas d'accord avec lui, tout se bloque.

"Il sentait le sang aux tempes, il avait les joues rouges, il soufflait un ballon invisible, il était agrippé au vent, il pinçait fort. Tout cognait en dedans, aux joues, aux lèvres, au ventre. Jacques Rougeron s'est mis à pleurer. Ik avait de l'argile en bouche, de l'herbe en coin, des morceaux de mot collés sous la langue. La compagnie des mots lui faussait compagnie. Il était mort".

Jacques doit lutter tout seul contre les mots, parce que son papa Rougeron ne comprend pas et a la main plutôt leste quand il s'énerve, c'est-à-dire souvent. Avant, il avait son pépé Rougeron, un vieux monsieur plein de tendresse avec lui, mais il est mort... Heureusement qu'il y a le petit Bonzi.

 

Il n'y a pas réellement d'histoire, d'intrigue à présenter pour Le petit Bonzi ; nous vivons le quotidien d'un petit garçon bègue, une succession de petits événements, comme un Petit Nicolas triste.

Sorj Chalandon réussit à faire passer une émotion très forte, quasi palpable ; j'ai eu envie d'aller réconforter Jacques, et surtout de remercier Manu, le professeur, pour tout ce qu'il fait pour les enfants de sa classe.

Il a réussi aussi à plutpot bien m'embobiner, je n'ai pas compris très vite le "truc"... Phrase un peu sybilline pour ceux qui n'ont pas lu le livre, mais les autres comprendront tout de suite ce à quoi je fais allusion!

 

Le billet de Laurence.

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Marie 30/10/2010 20:51



J'adore cet auteur, son côté très humain. J'ai beaucoup aimé Mon traître et puis aussi une promess !


Je note ce titre !!!  



kalistina 01/11/2010 01:31



C'est vrai, c'est très humain, je crois que c'est ça d'ailleurs qui fait le charme du roman!



Delphine 25/10/2010 12:24



J'avais aimé "une promesse", mais celui-ci, je n'ai jamais réussi à le terminer je ne sais pas trop pourquoi...


Sinon, j'ai lu chroniques d'un irrégulier de Gary, j'en ai parlé sur mon blog.



kalistina 26/10/2010 14:26



Tu n'accrochais pas à l'histoire...? C'est vrai qu'il n'y avait pas vraiment d'intrigue, c'est peut-être pour ça...



lasardine 24/10/2010 23:46



j'ai lu un titre de l'auteur sur un thème qui m'avait bien plu, à voir si je tente celui ci :)



kalistina 26/10/2010 14:23



C'est vrai que c'est rarement celui que les gens lisent en premier, en tout cas c'est ce qu'il m'avait dit lors d'une dédicace.



belledenuit 24/10/2010 20:35



C'est un auteur que j'ai bien envie de suivre depuis que j'ai lu "Une promesse". J'adore son écriture. Je note ce titre en plus des autres



kalistina 26/10/2010 14:22



C'est d'ailleurs son tout premier.



Mirontaine 24/10/2010 18:42



Non pas lu mais ton billet m'en a donné l'envie!



kalistina 26/10/2010 14:21



Ah chouette :D