Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 08:23
La-maison-de-Lialia
Dans le Moscou soviétique de l'après-guerre, la vie quotidienne peut sembler grise et misérable. Mais c'est sans compter l'inébranlable optimisme des Russes pour qui ni la folie ni la mort ne sont sujets de drame... Avec une justesse et une acuité qui font d'elle la digne héritière de Tchekhov, Ludmila Oulitskaïa décrit par petites touches la vie des Moscovites.

Je n'aime guère les nouvelles, je n'ai jamais aimé ça (toujours cette sensation de frustration, on trempe un orteil et hop, la baignade est déjà finie). Mon avis ne pourra donc pas être d'un enthousiasme démesuré, mais disons que pour un recueil de nouvelles, je l'ai trouvé fort agréable à lire.
La première nouvelle met en scène Lialia, une femme un peu frivole, au charme ravageur, qui voit sa vie chamboulée par une rencontre avec un jeune homme. La troisième nouvelle m'a si peu marquée que je ne me rappelle plus de quoi elle parle...
Et la seconde, "Une vie longue, si longue", raconte l'histoire d'une femme d'un certain âge, effacée, ayant toujours mené une vie plutôt terne, qui se voit un jour dans l'obligation d'assister aux funérailles d'un ancien collègue. Cette nouvelle m'a vraiment charmée, une très belle histoire, dont je ne voulais pas voir la fin.

Ces trois nouvelles sont un peu folles, mais d'une folie présentée comme ordinaire, rien n'est présenté comme étant étrange... c'est très russe, en tout cas ça colle avec l'idée que j'ai pu me faire de l'esprit russe en littérature à travers mes quelques lectures de cette culture.

Publié dans : littérature contemporaine étrangère - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
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