La fin du chant de Galsan Tschinag

Publié le par kalistina

fin du chant
Sous le ciel de cristal du Haut Altaï, quelque part dans les lointaines steppes d'Asie centrale... La Fin du chant déroule des images d'une beauté et d'une cruauté insensées : des plaines infinies et silencieuses; une jument prostrée devant son poulain mort-né ; des peuples nomades - Touvas et Kazakhs - qui se massacrent pour un bout de vallée où dresser les yourtes : des hommes ténébreux, un peu bandits ; des femmes fières, solides comme des pierres sans âge ; et cette gamine hardie, qui défie l'hostilité des lieux, commande bêtes et gens pour la survie de tous...

Voilà une belle histoire, toute simple, dans un cadre qui lui est féérique. On découvre Schuumur, cet homme peu loquace, qui vit seul dans sa yourte avec ses quatre enfants ; on est impressionné par la force de caractère de Dombuk, l'aînée, qui gère les animaux et la vie de la yourte d'une main de fer en l'absence de son père ; on souffre avec Gulundshaa, la belle Gulundhsaa qui ne rêve que d'être aimée...
Et tout ceci au milieu des vastes plaines de Mongolie, ses déserts verts à perte de vue. Au milieu de cette nature fascinante luttent péniblement les Touvas pour exister, pris en étau entre les Chinois et les Kazakhs.
La fin du chant plaira aux amoureux de la nature, des paysages qui font rêver, des modes de vie simples mais si exotiques pour nous occidentaux. En lisant ce roman, j'avais l'impression d'être dans l'émission En terre inconnue de Frédéric Lopez, sur France 2, vous voyez?
Bref, c'est plutôt remarquable : l'histoire, lorsqu'on la raconte, paraît franchement banale, mais quand on la lit, on s'imagine vraiment au beau milieu de la Mongolie, dans une yourte isolée, avec de fiers chevaux pour tout bien... Une lecture qui m'a transportée!

Roman lu dans le cadre de mon défi "célébration d'auteurs" : Galsan Tschinag est né en décembre.
Chimère l'a lu elle aussi.

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Choco 27/12/2009 13:39


Et ben ! si j'arrive à convaincre en une phrase... c'est bon à savoir...


kalistina 29/12/2009 18:09


Mais oui!


Choco 25/12/2009 16:03


Grosse fan de cet auteur, je suis ravie de découvrir un autre auteur non pas mongol mais chinois ! La mongolie intérieure est une province chinoise même si elle ressemble à sa grande soeur !
Du coup, ça me fait penser au roman "le totem du loup" de Jiang Rong qui se passe aussi là-bas et est une superbe fresque sur des traditions et un nomadisme en train de disparaitre. Je te le
conseille fortement ! Ce fut un gros coup de coeur pour moi !


kalistina 26/12/2009 23:03


Ah j'me disais bien!
J'ai lu des critiques élogieuses du "totem du loup", notamment chez Pascal je crois (le Bibliomane)... et toi aussi tu sais être convaincante!


sybilline 23/12/2009 23:53


Non non, je ne connais strictement rien à la langue mongole! J'ai bien lu "La renarde du désert" dans notre bonne vieille langue natale :)


kalistina 24/12/2009 00:01


Tu m'aurais sinon follement épatée! Bon ben j'ai lu de fausses infos alors.


sybilline 22/12/2009 18:49


Tschinag est un véritable poète de la nature et un amoureux des êtres humains, tous ses livres sont de véritables bijoux.
J'aime aussi assez bien son compatriote Guo Xuebo, plus porté à analyser les relations hommes-animaux sous un mode quasi mythologique.


kalistina 23/12/2009 19:09


Ah ben mince alors, je ne sais pas ce qui fait que j'étais persuadée qu'il n'y avait pas d'autre auteur mongol traduit! A moins que tu n'aies lu Guo Xuebo dans une autre langue?


Marie L. 22/12/2009 17:30


Nature, paysage, voyage, Inconnu... Cela suffit pour me séduire!
Je note !!!!!!!!!!!!!!!!!!!


kalistina 23/12/2009 19:08


J'en suis ravie!