La dernière enquête du chevalier Dupin de Fabrice Bourland

Publié le par kalistina

derniere enquete du chevalier dupin

Malgré les certitudes du préfet de la police parisienne et des autorités, la fin tragique de Gérard de Nerval laisse planer bien des doutes. Retrouvé pendu aux barreaux d'une grille dans la sordide rue de la Vieille-Lanterne, le poète français s'est-il suicidé dans un moment de folie ou a-t-il été assassiné ? Sollicités par un proche de la victime, le chevalier Charles Auguste Dupin et son ami américain enquêtent sur les circonstances de cette mort suspecte. Une momie égyptienne, une secte d'illuminés du XVIIIe siècle, un daguerréotype, un corbeau solitaire...


En 1875, Carter Randolph, lettré américain installé à Paris, reçoit un courrier qui semble écrit par son ami le chevalier Dupin... Mort vingt ans plus tôt, dans des circonstances pour le moins étranges. Randolph nous raconte comment, en 1855, donc, son ami et lui ont enquêté sur la mort de Gérard de Nerval.

Le premier point qui a accroché mon attention est ce billet écrit par feu le chevalier Dupin : un joli mystère à résoudre! Mais bien vite, on retourne dans le passé et on découvre ce fameux chevalier à l'oeuvre, c'est-à-dire tâchant de résoudre des enquêtes grâce à son incroyable talent pour la déduction, talent qui semble parfois relever du surnaturel.

On circule avec bonheur dans les petites ruelles du Paris pré haussmannien, et on croise, parmi ces courtes pages, plusieurs grandes figures de la littérature. J'avoue que je n'ai jamais lu Poe et que je ne connais donc pas le "vrai" chevalier Dupin : peut-être que j'aurais lu ce roman avec un autre oeil, en pouvant faire des rapprochements, en souriant à telle ou telle référence... Je pense que ça m'a un peu manqué.

J'aurais aimé également que le roman soit un peu plus long : en 116 pages, tout va si vite! Il n'y a aucun temps mort, ça c'est sûr! Mais quelques points me restent encore un peu mystérieux. Cela dit, la théorie ici présentée, qui colle au goût de l'époque pour l'ésotérisme, est toujours plaisante.

On est bien sûr dans le "jeu littéraire", comme le dit l'auteur lui-même, et certainement pas dans une quelconque volonté de comprendre les faits historiques ; et je n'en demandais pas davantage. Sans en garder un souvenir mémorable, j'ai donc passé un bon petit moment avec ce roman.


Les billets de Clarabel, Doriane, Karine, Lou, Maggie.

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Grimmy 13/05/2010 14:21



oui, desdichado jusqu'au bout ! ;o)



kalistina 13/05/2010 14:25



Je ne suis franchement pas branchée poésie mais j'adore ce poème ;-)



Grimmy 13/05/2010 13:34



Je le note, parce qu'il a l'air sympa et parle de Nerval... Pauvre Nerval, on ne voit même pas sa petite tombe, parce qu'il se trouve en face de celle imposante de Balzac.



kalistina 13/05/2010 14:16



Le pauvre! Malheureux et mal aimé jusque dans la mort!



Stephie 12/05/2010 18:30



C'est un auteur que j'ai très envie de lire. Un bisou en passant ;)



kalistina 12/05/2010 21:34



Bisous copine ;-)



Edelwe 12/05/2010 11:15



J'en ai beaucoup entendu parlé mais je préfèrerais lire Poe avant...



kalistina 12/05/2010 21:34



Ca semble être en effet plus tactique!



Karine :) 11/05/2010 12:54



Je connaissais le chevalier dupin mais ça datait... mais j'aurais préféré un roman un peu plus long, aussi malgré le fait que j'aie passé comme toi un bon moment!



kalistina 11/05/2010 22:38



Donc on a un peu le même ressenti en fait! Bien mais trop court!