L'immense abandon des plages de Mylène Durand

Publié le par kalistina

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« La mer l'a prise », disent les villageois, mais les jeunes enfants de la morte, frêles silhouettes dans la brume, continuent à la chercher sur les plages balayées par le vent. Les vagues effacent vite la trace de leurs pas dans le sable. Tout s'effiloche devant l'océan vaste et funeste, même les souvenirs. Ils ont besoin de comprendre. Ils veulent savoir. Mais à qui s'adresser ? Leur père, pauvre pêcheur éploré, s'est emmuré, lui aussi, dans le silence. Seule la voix de la mer, tel un coryphée, les accompagne dans leur inlassable quête, s'infiltrant partout dans le récit et menant celui-ci aux abords du mythe ou de la légende.

Élisabeth, l'aînée, est partie vivre à Montréal dans l'espoir d'échapper à la malédiction qu'elle croit peser sur elle. Claire, déchirée entre la beauté et la férocité des Îles, écrit des lettres à sa soeur lointaine. Leur frère Julien, lui, demeure muet, fasciné par le miroitement des flots et les secrets enfouis dans les profondeurs marines.

 

Ce résumé présente assez fidèlement le roman et apporte plus de détails que je n'en saurais donner.

Il s'agit donc d'un livre sur le deuil, le deuil d'une mère, évoqué par deux soeurs qui ne se voient plus mais s'écrivent régulièrement. Généralement, j'aime assez les romans épistolaires, et celui-ci est bien écrit.

Malgré cela, je suis restée en retrait, je ne suis pas parvenue à m'intérersser à ce drame familial ni à m'émouvoir. Difficile pour moi de comprendre pourquoi, parce que l'écriture est belle, mais non, rien à faire, j'ai lu cette courte histoire avec détachement.

Dommage, ça ne peut pas marcher à tous les coups!

 

Les avis de Caroline, qui a beaucoup aimé, et de Catherine sur le Biblioblog, dont le point de vue est assez proche du mien.

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