Au temps où la Joconde parlait de Jean Diwo

Publié le par kalistina


« Le métier de peintre tient de l'alchimie. Écoute et regarde car il ne s'apprend que de bouche à oreille, de maître à élève. Tout cela pour disposer d'une belle matière sans laquelle il ne peut y avoir de bonne peinture. »

À dos de mule, à l'aube de la Renaissance, un jeune peintre italien s'en fut jusqu'à Bruges recueillir le secret d'une lumière nouvelle. C'était Antonello de Messine. Un peu plus tard, Laurent « le Magnifique » règne sur Florence. Autour de lui, des premiers pas - et premières esquisses - se font remarquer. Où l'on retrouve Botticelli, Michel-Ange, Raphaël, Léonard de Vinci...

L’idée conductrice de ce roman est très intéressante : découvrir la vie des grands peintres du Quattrocento. J’ai beaucoup aimé suivre la vie d’Antonello da Messina (que je ne connaissais même pas avant d’ouvrir ce livre…). Tous les destins de ces grands hommes sont intéressants, c’est très instructif.

J’ai cependant plusieurs bémols à apporter. J’ai été frustrée du manque de transition, on passe d’un peintre à un autre de façon brutale. J’ai surtout été gênée au tout début, je n’ai pas compris pourquoi tout d’un coup on abandonnait Antonello.

Le style aussi m’a choquée au début, je trouvais le roman plutôt mal écrit…

Le dernier point négatif est la longueur : chacune des vies des grands artistes italiens est intéressante en soi, mais au bout d’un moment, ça se traîne un peu. Je pense que c’est là qu’un bon style aurait vraiment fait la différence et aurait empêché le roman de s’essouffler.

En définitive, j’aurais vraiment voulu aimer ce roman, qui est un cadeau de notre prêtresse es romans historiques (désormais reine de la fantasy, aka Loba), mais j’ai été déçue.

Publié dans romans historiques

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Alain 13/02/2007 17:28

Coucou Kalistina !
Afin de te faire gagner un peu de temps, eh oui je fais ce que je peux… voici un article que j’avais posté il y a quelques mois sur le Vagabond de Tagore. Bien sûr tu connais Tagore mais sous le petit nom de Rabindranath ;) (prix Nobel en 1913, certes il y a longtemps), à travers le cinéaste Satyajit Ray avec le film « La maison et le monde » ou le déclin d’un maharadja dans un Bengale en feu ou presque, au début du siècle dernier.
Ce livre est composé de plusieurs nouvelles, donc on peut l’emporter dans sa poche ou dans son sac, et dès qu’on a un moment de libre, hop ! ;)

kalistina 13/02/2007 18:20

aaah si c'est pas super, ça! il m'apporte les explications sur un plateau :o) merci beaucoup, j'ai pris note!

Alain 12/02/2007 21:34

Bonsoir Kalistina,
Juste un mot, mais sur le livre que tu lis en ce moment de H. Hesse, que j'avais beaucoup aimé. Une idée de lecture, un peu dans la suite, c'est "Le vagabond" de Tagore.
Bonne soirée et pour le minou que tu n’auras pas …. Snif snif !!!

kalistina 12/02/2007 21:44

Je ne connais ni le titre ni l'auteur, je vais aller me renseigner ; en tout cas merci pour la suggestion ;-)

Sophie 11/02/2007 20:40

Moi j'ai aimé ce livre qui m'a bien mise dans l'ambiance de l'Italie.

kalistina 11/02/2007 23:09

Je crois effectivement que mon avis va un peu à contre-courant de ceux que j'ai pu lire jusqu'à maintenant.

Loba 11/02/2007 16:49

faut pas être déçue pour moi Kalistina :)

kalistina 11/02/2007 23:09

tout de même, tout de même...