La maison aux esprits d'Isabel Allende

Publié le par kalistina

Une grande saga familiale dans une contrée qui ressemble à s'y méprendre au Chili. Entre les différentes générations, entre la branche des maîtres et celle des bâtards, entre le patriarche, les femmes de la maison, les domestiques, les paysans du domaine, se nouent et se dénouent des relations marquées par l'absolu de l'amour, la familiarité de la mort, la folie douce ou bestiale des uns et des autres, qui reflètent et résument les vicissitudes d'un pays passé en quelques décennies des rythmes ruraux et des traditions paysannes aux affrontements fratricides et à la férocité des tyrannies modernes.

La première chose que je me suis dite, c'est que ce roman me faisait fortement penser à Cent ans de solitude de G.G. Marquez et au Coeur cousu de Carole Martinez. Un pays hispanophone, des liens avec les esprits, un grain de folie omniprésent, une saga familiale... J'aurais aimé que le souvenir de ces deux autres oeuvres ne me vienne pas à l'esprit lors de ma lecture, mais je les avais lus il y a trop peu de temps.
Cela dit, même si Isabel Allende s'est probablement un peu inspirée de Gabriel Garcia Marquez, elle a su écrire un grand roman. C'est chatoyant, c'est foisonnant! Et je suis assez friande des fresques familiales. Ici, ce sont les femmes qui sont au centre. Esteban Trueba est un personnage essentiel, que l'on suit du début à la fin du roman, Pedro III est un héros, sans oublier le Poète (Neruda, sûrement?)... Mais que seraient-ils, tous, sans Clara, sans Blanca, sans Alba?
En parallèle des histoires de la famille Trueba, on découvre l'histoire du pays en pleine mutation, pays qui, sans être jamais nommé, est clairement le Chili. On découvre comment les Chiliens se libèrent du système quasi féodal qui était le leur, avec quelle fougue ils se jettent dans la révolution, puis comment tout sera à nouveau chamboulé, sans que personne ne s'y soit réellement préparé...
J'ai beaucoup apprécié cette lecture, je me suis sentie au Chili auprès des personnages. J'aurais voulu rosser ce salopard d'Esteban, me pendre au cou de Pedro III, consoler Alba...
Je pense que La maison aux esprits peut plaire à ceux qui ont lu Cent ans de solitude, bien que ce dernier soit un roman plus loufoque, plus marginal. Je vous conseille tout de même d'éviter de faire comme moi qui ai lu le Marquez, le Martinez et l'Allende en six mois de temps... Très mauvaise idée, on n'arrête pas de faire des petits parallèles entre les trois oeuvres!

Lu dans le cadre de mon défi "célébration d'auteurs" (auteur du mois d'août).

Les billets de : Edelwe, Karine, Laetitia Béranger, Meria, Yohan.

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chiffonnette 21/09/2009 08:09

J'ai lu Marquez il y a une éternité! Je suis donc prête pour Allende!! :-)

kalistina 21/09/2009 18:59


En effet! Il est déjà dans ta PAL ou juste dans la LAL?


Anjelica 19/09/2009 06:51

c'est marrant comme même en virtuel on arrive à s"imaginer les personnes et ce qu'elles peuvent aimer lire

kalistina 20/09/2009 14:24


Oui c'est vrai!


Anjelica 18/09/2009 08:08

je l'ai lu il y longtemps et je me rappelle avoir beaucoup aimé :)

kalistina 18/09/2009 23:47


Ca ne m'étonne pas, c'est tout à fait le genre de livres que je t'imagine lire en fait!


yueyin 16/09/2009 18:42

tentant, isabel allende est sur ma longue liste d'auteure à découvrir :-)

kalistina 16/09/2009 21:09


Tenter, c'était un des buts en effet :p


Edelwe 16/09/2009 14:17

Moi aussi j'ai pensé à G.G.Marquez. Forcément....mais ça ne m'a pas gênée.

kalistina 16/09/2009 21:07


Ce qui m'a gênée ce n'est pas tant d'avoir pensé à d'autres livres, mais de les avoir aussi fraîchement à l'esprit :-/