Moka de Tatiana de Rosnay

Publié le par kalistina


Justine a 40 ans, un mari britannique, Andrew, et deux enfants. Elle travaille en tant que traductrice free-lance et mène une petite vie tranquille. Mais un mercredi après-midi, tout va basculer. Son fils adolescent est renversé par un chauffard en plein Paris. L'inconnu prend la fuite, des témoins ont à peine le temps de noter quelques chiffres de la plaque d'immatriculation. Sérieusement blessé, Malcolm sombre dans le coma. L'enquête piétine.
Justine et Andrew, sous le choc, s'enlisent dans la rancœur, l'incompréhension. Leur couple se fragilise. Contre l'avis de son mari, de ses parents, Justine ne renonce pas à retrouver le responsable de l'accident. Qui était au volant de la Mercedes ancien modèle couleur ""Moka"" ? La seule personne qui soutiendra Justine, c'est sa belle-mère, la ""so British"" Arabella, personnage aussi fantasque que surprenant. L'enquête les mènera dans une ville balnéaire du sud de la France, au seuil d'une villa qui surplombe la plage de la Côte des Basques. Mais au bout de la route, à qui, à quoi Justine sera-t-elle confrontée ?


Le fils de Justine est dans le coma suite à un accident de voiture et le coupable a pris la fuite. Son mari décide de prendre tout cela avec détachement, avec son flegme britannique. La police quant à elle n'a aucune piste, et de toutes façons elle est débordée. Dans une telle situation, on comprend que Justine soit désemparée, puis qu'elle décide de prendre les choses en mains, parce qu'elle a trop besoin de savoir, savoir ce qui s'est passé, qui est le coupable, pourquoi il s'est enfui... On est dans le doute, dans l'urgence, dans ce besoin crucial de "savoir" coûte que coûte ;  aucun temps mort à la lecture de ce roman assez haletant.
La double culture dans laquelle baigne l'héroïne - tout comme l'auteur - a son charme et j'ai beaucoup aimé les passages où on sent cette petite touche anglo-saxonne. La belle-mère anglaise de Justine est d'ailleurs un des personnages les plus intéressants ; pour sa qualité de britannique, mais aussi pour la finesse de sa personnalité et de ses réactions.
Un petit bémol toutefois. Cet accident de voiture dont est victime Andrew est un drame quotidien, qui peut arriver à tout le monde... Tout comme ces parents et deux enfants semblent être le modèle lambda de la famille française. Je suppose que ça aide à l'identification. Mais je n'ai pas quarante ans et deux enfants comme Justine, je ne me suis donc pas identifée à elle est suis restée un peu en retrait de ma lecture, comme spectatrice de ce drame. J'ai lu cette histoire avec plaisir, n'ai pas senti les pages se tourner, mais un mois après ma lecture, je n'en garde déjà plus un grand souvenir...

Publié dans romans policiers

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Gio 21/11/2009 11:38


Tiens, c'est amusant, nous avons un peu le même bémol sur ce livre !! Billet sur mon blog ;-)


kalistina 21/11/2009 18:06


Je vais aller voir ça!


Ankya 10/07/2009 09:29

Il se peut qu'il arrive vite dans ma PAL car j'avais beaucoup aimé Elle s'appelait Sarah :)

kalistina 10/07/2009 11:27


Décidément c'est vraiment ce titre-ci et pas un autre qui revient lorsqu'on parle de Tatiana de Rosnay! Me demande si c'est parce qu'il a davantage été lu ou parce qu'il est meilleur.


Lilibook 09/07/2009 14:16

Pas encore lu cette auteur encore.

kalistina 09/07/2009 16:57


Ah mais il y en a tant!


Leiloona 09/07/2009 07:03

Peut-être ira-t-il dans ma PAL si "Elle s'appelait Sarah" me plaît ?

kalistina 09/07/2009 16:57


Je lirai avec intérêt ton avis sur "elle s'appelait Sarah", en tout cas. J'en ai lu du bien.


Naïk 08/07/2009 18:14

Ce n'est pas un thème facile, et l'identification joue dans l'émotion, naturellement. Je le note mais je commencerai par un autre pour découvrir l'auteure... depuis le temps que je l'ai notée dans ma LAL...

kalistina 08/07/2009 23:55


Oui je vois qu'elle est dans les petits carnets de plusieurs d'entre nous! D'ailleurs je pense qu'elle a une plume intéressante, je lirai peut-être autre chose d'elle un jour.