Nous étions les Mulvaney de Joyce Carol Oates

Publié le par kalistina


A Mont-Ephraim, petite ville de l'Etat de New York, tout le monde connaît les Mulvaney, leur bonheur et leur réussite. Michael, le père, d'origine modeste, a su à force de travail se faire accepter par la bonne société de la veille. Grâce à sa femme qu'il adore, la ferme qu'ils habitent est un coin de paradis, une maison de contes de fées où, au milieu d'une nature splendide, entourés de chiens, de chats, d'oiseaux, de chevaux - et immensément d'amour -, leurs trois fils et leur fille Marianne vivent une enfance inoubliable. Jusqu'au drame de la Saint-Valentin 1976, qui vient mettre un terme à cette existence idyllique, fait voler la famille en éclats et marque à jamais chacun de ses membres...

Bon. Alors. Comment vous dire... La plupart des lecteurs ont aimé, moi pas.
Les Mulvaney sont terriblement américains, avec le père qui-s-est-fait-tout-seul, la mère qui va à l'Eglise tous les matins, la ribambelle d'animaux avec lesquels on cohabite dans la joie et la bonne humeur... C'est convenu! Ils semblent soudés, jusqu'au drame de la Saint-Valentin ; drame qu'on ne nomme que tardivement alors que la dernière des truffes ne peut pas ne pas comprendre ce qui s'est passé, donc un effet de suspense inutile. Peut-être était-ce un effet d'autre chose, mais je ne l'ai pas perçu.
Après ce fameux drame, tout vole en éclat et j'ai eu bien du mal à m'attacher aux personnages. Seul Patrick me plaisait vraiment, me semblait plus sincère, plus entier. Je ne vous dirai pas ce qui m'a déçu, ce serait vous spoiler... mais j'ai pensé, à ce moment que j'évoque : "typiquement américain!", et ce n'était pas un compliment!
J'ai également été gênée par les changements de points de vue. Le premier chapitre commence avec Judd qui parle à la première personne, puis voilà qu'on parle de lui à la troisième un peu plus loin. Ca m'a perturbée! J'ai déjà lu des romans avec changement de narrateur, mais c'était présenté différemment et ici ça m'a posé problème.
Bref, j'ai trouvé ce roman, mis à part cette affaire de point de vue, bien écrit, mais que c'est long, comme ça se traîne! J'ai attendu un déclic, et démarrage et rien n'est venu. Pourquoi pas relire Oates un jour... mais alors pas un pavé, j'ai trop peur d'y retrouver le même genre de longueurs.

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Mazel 16/04/2009 17:49

lu son dernier "la fille du fossoyeur", et m'y suis beaucoup ennuyée... pas trop envie de lire autre chose de cet auteur.Pour "huis-clos", pas vu le film avec Arletty. Juste au théatre avec des comédiens inconnus mais talentueux.bonne journée

pimprenelle 09/04/2009 20:28

Moi j'ai aimé cette lecture même si le changement de point de vue m'a gênée aussi. C'est vrai que c'est un peu long parfois, mais dans l'ensemble, j'ai aimé suivre la chute de cette famille. J'ai lu également Viol, une histoire d'amour  du même auteur, c'est plus court et vraiment pas mal!

kalistina 11/04/2009 22:47


peut-être pour plus tard en ce qui me concerne...


Karine :) 05/04/2009 18:27

Je l'ai dans ma pile et du coup, j'ai un peu peur!!  Mais bon, comme ce qui est "américain" me dérange beaucoup moins que la plupart des lecteurs, peut-être que j'apprécierai davantage!

kalistina 05/04/2009 22:53


@ Anjelica : oh les vilains petits canards pourraient former une véritable meute à force! Enfin comment dit-on meute pour les volatiles...?
@ Stephie : tiens, un canard :p
@ Naniela : On m'a dit du bien de "Blonde", mais on m'avait dit du bien de celui-ci aussi, alors...
@ Edelwe : aaaaah, m'énervent avec ça! Je leur répète que ça s'écrit mais que ça ne se dit pas, ça fait plouc!
@ Eléa : peut-être par un titre un peu moins long...?
@ Karine : je te le souhaite en tout cas!


éléa 02/04/2009 21:57

Celui ci est dans ma liste depuis un certain temps ... mais si tu dis qu'il a des longueurs ... je commence à douter :-(( pourtant c'est un auteur qu'il me tiens à coeur de découvrir.

Edelwe 01/04/2009 18:36

"la dernière des truffes"...mes élèves diraient lol!