Le testament français d'Andreï Makine

Publié le par kalistina


Le narrateur a grandi dans l'après-guerre en Russie. Sur un balcon suspendu au-dessus de l'immensité sibérienne, le petit garçon écoute sa grand-mère française, Charlotte, lui raconter le Paris de son enfance. Au fur et à mesure que se déroule son récit, la France émerge de la steppe. Ce continent, le petit garçon le fait sien, comme il fait sienne la langue de sa grand-mère. Devenu adolescent, il est obsédé par la France.

Andreï Makine a écrit un roman autobiographique, dans lequel il raconte son enfance puis son adolescence et ses débuts dans la vie adulte. Il nous parle notamment de ses vacances, passées en Sibérie auprès de Charlotte, sa grand-mère française qui lui raconte ses souvenirs.
Le garçon va donc grandir en rêvant à une France qui n'existe plus, la France d'avant la guerre de 14, le Paris des femmes en crinoline... Son imagination l'emporte dans ce pays qu'il n'a jamais vu mais qu'il fantasme et qui fait partie de lui. Vient l'adolescence et ses affres : comment affirmer sa personnalité quand on est différent, quand on a le coeur français dans la Russie communiste?
Les vies du narrateur et de Charlotte s'entremêlent tout au long du récit. C'est une histoire de famille, comme il y en a tant, mais rares sont celles qui sont si bien écrites!! J'ai été plus que séduite par le style d'Andreï Makine, qui écrit bien mieux que bon nombre d'auteurs français, de mon point de vue...
J'ai lu ce roman à Noël et mes souvenirs commencent à s'estomper, d'où ce billet un peu diffus... Je ne rend donc absolument pas homage à la beauté de ce roman, un vrai coup de coeur malgré un démarrage peut-être un peu lent. Je ne peux que vous exhorter à lire ce petit chef d'oeuvre, qui a eu en 1995 le prix Goncourt, le prix Médicis, le Goncourt des Lycéens et qui les a bien mérités.

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sybilline 17/03/2009 17:58

Merci pour cet article qui m'a convaincue de me lancer en quête de ce roman!

kalistina 18/03/2009 18:29


Aaaah, tu m'en vois ravie!!!


Julien 16/03/2009 00:16

C'est qui Bob Marley ?J'ai entendu parlé des Beatles avec la reprise par Soundgarden de 'Everybody's Got Something To Hide Except Me And My Monkee' dans le bootleg Lo-Fi Records ;)

kalistina 16/03/2009 00:18


Désolée je n'ai rien compris, je ne parle ni branchouille ni schtroumpf :p


Julien 16/03/2009 00:00

Haha, Kurt Cobain est mort en 1994, c'était un piège ;)Nirvana était déjà démodé en 1995 :p

kalistina 16/03/2009 00:09


C'est justement à l'annonce de sa mort - et donc en voyant le désarroi de certains autres gamins - que j'ai découvert Kurt Cobain. Je précise que juste après j'ai eu ma phase Bob Marley, et juste
avant ma phase Beatles, donc je n'ai pas peur d'écouter les chanteurs morts :-))


Julien 15/03/2009 23:07

Trois prix la même année, je ne m'en rappelais pas ! (il faut dire qu'en 95, je bavais plus devant les paroles de Kurt Cobain que devant les écrits des prix Goncourt ;) ).Je l'avais noté dans les livres à lire, mais l'enthousiasme de ton billet vient de donner un nouvel élan à ce livre pour sortir de cette liste et rejoindre ma PAL...

kalistina 15/03/2009 23:52


Pfiouh, en 1995 j'étais en 5e, c'est pour dire :-)) J'écoutais Nirvana aussi... Et je lisais beaucoup, mais pas de Goncourt :p


Malorie 13/03/2009 17:51

Merci pour ce sympathique avis. Je note avec plaisir ce roman, que je pense lire dans les prochains moi. Bon weekend. Bises

kalistina 14/03/2009 23:34


Bonne lecture alors ;-)