Le rêve d’Emile Zola

Publié le par kalistina

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Le jour de Noël 1860, devant la cathédrale de Beaumont enneigée, Angélique, une enfant trouvée et martyrisée, cheveux blonds et regard couleur de violette, est recueillie par Hubertine et son mari Hubert. Ils élèvent la sauvageonne qui apprend la broderie et se met à lire avec passion La Légende dorée de Jacques de Voragine. Une vie de travail et de piété, illuminée bientôt par l'idylle qui se noue entre Angélique et Félicien.

 
Voilà un tome des Rougon Macquart bien particulier…

On peut faire deux lectures de ce court roman (à peine 200 pages).

La première consiste à voir dans cette histoire une sorte de « feux de l’amour » sauce 1880. Elle est pauvre, orpheline, recueillie par un couple de gentils chasubliers, pieux et stériles, et elle grandit dans la pureté de la foi ; elle rencontre, à 16 ans, un magnifique prince charmant, beau comme un dieu (c’est le cas de le dire), dont elle va découvrir la véritable identité, puis ils devront dépasser tous les obstacles de leur chemin grâce à la force de leur amûûûr. Un vrai conte de fées, plein de beaux sentiments tout blancs, à mettre entre les mains de toutes les prudes jeunes filles.

A première vue, on est bien loin des alcooliques à tendance meurtrière qui peuplent les autres romans de Zola ; le côté bluette du Rêve a d’ailleurs valu à l’auteur un certain nombre de railleries à l’époque de sa sortie (citons par exemple ce vilain Anatole France, disant dans un article de presse, « s’il fallait absolument choisir, à M. Zola ailé, je préfèrerais encore M. Zola à quatre pattes »).

Cependant, à y regarder de plus près, Le Rêve a lui aussi son côté sombre, qui lui donne toute sa place dans la saga de ces timbrés de Rougon. Angélique, l’héroïne, est très pieuse ; certes, mais grâce à quoi ? Grâce à la lecture quotidienne de La Légende dorée, un livre du Moyen-Age qui raconte la vie des saints, mais surtout toutes les atrocités qu’ils doivent subir pour le devenir. C’est raconté avec moult détails bien dégoûtants et Angélique s’en repaît…

Et puis bon, elle est pure, d’accord, mais elle fait quand même des rêves du genre freudiens avant l’heure, et à plusieurs reprises, elle allume franchement son pauvre fiancé qui ne sait comment réagir (inconsciemment toujours, m’enfin…).

Bref, on est à tout moment dans le doute, on se demande sans cesse comment comprendre la mystérieuse Angélique. C’est un Zola très original, que j’ai finalement beaucoup aimé.

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macarena 25/02/2009 18:03

salut! je dois faire un resumé de ce livre et je l'ai lu il y a tres longtemps alors je ne m souviens d presque rien!!!!alors tu pourrais m'aider a rediger stp??

kalistina 01/03/2009 17:11


Et si tu le relisais? Non non, ne me remercie pas pour cette idée lumineuse :p


Misss-bouquins 31/07/2008 14:12

J'ai découvert Zola avec "La bête humaine" un livre sublime, très bien écrit et que je trouve facile (par rapport à ppar exemple l'éducation sentimentale de Flaubert =S). Depuis dés que je vais sur une brocante j'observe quel livre vais je pouvoir acheter afin d'augmenter ma collection ^^. Maintenant j'ai pleins de Zola qui m'attendent : l'assomoir, la terre, au bonheur des dames, le rêve et nana

kalistina 01/08/2008 03:10


Oh oui la bête humaine! Très fort souvenir de lecture!


aurélia 14/05/2008 14:22

Alors je suis en 2nd et j'ai lu le livre "Le Rêve" et j'ai vraiment accrochée, j'avais une vision des romans classiques très négatif mais depuis que j'ai lu ce livre cela me plait dans lire d'autre.

Elseline 25/04/2008 18:28

Je dsoit faire une fiche de lecture dessus, pouvez vous m'aidez ??

kalistina 27/04/2008 20:58


L'avez-vous lu?


Roxane 15/04/2008 15:58

Le Reve !Lors de la lecture des vingt volumes des Rougon-Macquart, c'est un de ceux qui m'a le plus marqué..C'est vrai que lire Zola peut etre rébarbatif, avec ses longues descriptions et ses longueurs mais c'est aussi ce qui permet aux lecteurs de ressentir aussi bien la saveur des lieux et des époques qu'il décrit.A lire absolument : l'Oeuvre, le Reve, le Docteur Pascal et aussi euh..le Ventre de Paris, et la faute de l'abbé Mouret et son jardin paradisiaque. Oubliez vos terreurs d'écolier, et ouvrez des Zola, avec vos yeux d'adultes ! Vous allez aimer..promis ! Foi de dévorelivre !