Aurélia de Gérard de Nerval

Publié le par kalistina

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Pandora et Aurélia sont de chair et de sang, de lumière et d'horizons : la première évoque un monde de théâtre, la seconde nous plonge dans une quête au-delà de la vie, à la recherche d'une figure mystique et salvatrice. Plus qu'un voyage, c'est une véritable odyssée !

Voyant parmi les visions fugaces de femmes disparues, d'ancêtres regrettés, de paysages merveilleux et inconnus, Gérard de Nerval nous entraîne dans les méandres de son âme et de sa folie.

A travers son regard, nous vivons ses hallucinations, nous partageons ses mystères. Lire Gérard de Nerval, c'est voguer vers l'inconnu. Après, rien n'est plus comme avant. Vous pensiez être dans le réel ? Erreur, le réel n'est que la fusion du rêve et de la vie !

 

Difficile de présenter clairement et sobrement un texte qui ne l’est pas… Aurélia (puisque c’est ce texte que j’ai lu), c’est l’expression par Gérard de Nerval de son expérience.
 

Esotérisme ? Folie ? Créativité proche du divin ? Lui, en tout cas, semblait se poser la question. Il met ses rêves en mots, sans fard ; il met à nu ce que beaucoup prenaient pour des crises de démence. Lui nous parle plutôt de plongées dans un autre univers, celui que le rêve crée en hissant un pont entre la vie réelle, et l’autre (celle de la mort ? celle des fantasmes ? celle du supernaturel ?).

 

Qu’il soit fou ou créateur génial, celui qui inspira le surréalisme semble se plaindre de ce que la mise en mots altère nécessairement l’infini du monde « autre » qu’il découvre dans ses rêves. Pourtant, il semble maître de ce langage, et truffe son récit de références culturelles (qui m’ont certainement échappé pour la plupart).

 

C’est une lecture complexe, vers laquelle je ne me serais pas tournée sans la prescription universitaire, mais que je ne regrette pas d’avoir faite. Je n’avais jamais lu quoi que ce soit de ce genre et ça ouvre des tas de perspectives livresques (peut-être vais-je enfin lire le Breton qui est dans ma PAL depuis des lustres !).

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Thom 23/01/2008 10:52

Quel plaisir de voir que la prescription universitaire peut avoir de l'effet...parfois :-)Du coup, je te conseille "Les Chimères", de ce même Nerval. De la poésie en vers, cette fois, mais vraiment absolument irrésistible (et en plus tout à fait compréhensible - ce qui ne gâte rien :)-

kalistina 23/01/2008 23:08

Toute prescription livresque me fait de l'effet, à moi, tu le sais bien :o) J'avoue quand même avoir été un peu perturbée ces derniers jours ; on a eu 3 TDs spécialement pour nous, étudiants salariés, les samedis. J'ai pu un peu papoter avec les autres et j'ai constaté que plusieurs se contentaient de lire les résumés des oeuvres. Pourquoi faire des études de lettres alors??

Naïk 22/01/2008 23:25

Je n'avais pas lu "Aurelia", mais "Les filles de feu" au lycée. Un peu complexe parfois, mais fascinant ! Je ne saurais trop te conseiller André Breton ! ! J'ai relu "Nadjia" et "L'amour fou", il y a un peu plus d'un an. En tant que lecteur, il faut simplement accepter de se laisser porter par cette écriture et ce style...

kalistina 23/01/2008 23:06

Je tenterai ça dans les mois qui arrivent :o)

Choupynette 22/01/2008 10:18

Un livre inclassable, en effet...

yueyin 21/01/2008 13:23

Mais tu réussirai à nous donner envie malgré les difficultés de l'entreprise ;-)

kalistina 23/01/2008 23:06

c'est pas long! mais, sans analyse à côté, je me demande s'il ne vaudrait pas mieux opter pour ses poèmes.

chiffonnette 18/01/2008 20:03

Seigneur! Me voilà qui me dit queje vais aller faire un tour du côté de Nerval! Rien ne va plus!

kalistina 21/01/2008 00:44

Rah là là vraiment Chiffonnette :p