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Au plaisir de vous lire :)
La dernière mode, c’est le tourisme temporel. Visitez la Rome des Césars, le Golgotha le jour de la crucifixion du Christ, les venelles de Constantinople lors du sac de la ville par les
Croisés.
Mais ne vous écartez pas du chemin qui vous a été tracé, sous peine de disparaître dans un paradoxe temporel.
Jud Elliot est un jeune homme du milieu du XXIe siècle, pas bien dégourdi, mais curieux. Il fait un jour la connaissance de Sam, un guide temporel avec lequel il se lie d’amitié.
Par l’entremise de ce nouvel ami, Jud apprend lui aussi à devenir un guide temporel, à « remonter la ligne » du temps pour montrer aux touristes les grands événements de l’Histoire.
C’est un travail qui suppose de lourdes responsabilités ; gare aux paradoxes temporels, sinon les Patrouilleurs du temps vous tombent dessus !
Cependant, comme tous ses collègues, Jud veut profiter un peu du système. Les trafics d’objets « d’époque » ne sont pas encore trop risqués, mais tout ce corse quand cet imbécile décide de faire comme son idole, le vieux guide qui l’a formé et dont le passe-temps favori et de coucher avec ses propres ancêtres.
J’aime beaucoup les uchronies et le thème des voyages dans le temps, c’est pour ça que j’avais acheté ce Silverberg. Le côté historique est ici bien développé et mine de rien, on en apprend un rayon sur l’histoire byzantine (spécialité de notre ami Jud l’empoté). Je ne suis pas allée vérifier la véracité des informations données, mais en tout cas on a plaisir à naviguer parmi les différentes périodes de cette ville (Byzance, Constantinople, Istambul).
Il y a aussi un petit côté humoristique qui est bien appréciable.
Cela dit, j’ai tout de même été un peu déçue par ce roman. L’action met du temps à vraiment se mettre en place, et puis je n’ai pas compris pourquoi les Turcs s’en prenaient plein la poire tout au long des pages. Et surtout, que de coucheries ! Je ne pense pas être trop prude, mais franchement, il n’y avait pas urgence à placer des discussions ou des scènes qui se veulent torrides et débridées toutes les pages. On sent que ça a été écrit au moment de la libération sexuelle !
Heureusement, j’ai trouvé la fin plutôt habile et ça m’a permis de finir ma lecture sur une touche positive.
Commentaires
Il y en a écrit un paquet...
Sur le thème des voyages dans le temps, je te conseille L'amour au temps des dinosaures de Kessel
J'aime beaucoup Silverberg et notamment l'oreille interne
Ah oui, je me souviens que tu m'avais déjà suggéré le Kessel!
En lisant la présentation de ce livre, car le temps m’intéresse comme tout un chacun, je pensais à cet homme qui vit en Touraine me semble-t-il et qui a fait congeler sa femme, morte jeune, en espérant que la science un jour la ressuscite. J’imaginais alors, ce moment tant attendu, le mari tout décati, qui voit se réveiller sa femme. Puis mon imagination fertile …. la femme qui s’en va avec le médecin qui lui a redonnée vie !! Vaste débat philosophico-scientifique cette notion de temps parallèles. Bon WE Kalistounette ;)
Mon Dieu mais qu'est-ce que c'est que cette histoire atroce!! C'est véridique?! Si oui, y a vraiment des timbrés (non pas que j'ai jamais eu un quelconque doute au sujet de cette affirmation, mais bon, une preuve de plus)...
Je ne suis pas une grande fan des voyages dans le temps mais je trouve la nouvelle de Bradbury, Coup de tonnerre, très réussie, même si elle est assez fortement démonstrative. (J'ai lu un roman assez drôle aussi sur des scientifiques qui se retrouvent au Moyen-Age, de Crichton peut-être, Prisonniers du Moyen-age, je crois : raté mais du coup marrant) Quant à Silverberg, toujours rien lu (enfin je crois...).
Je ne connais pas cette nouvelle de Bradbury. Ce type m'a traumatisée avec ses chroniques martiennes, lues quand j'avais onze ans. Je me souviens encore de la chute de certaines... brrrr.
Pas lu Crichton mais je m'en fais une idée, pour moi il a écrit des trucs ressemblant un peu au film "les visiteurs", non?
@ Florazoom
Une uchronie n'est pas un voyage dans le temps! Une uchronie modifie un élément du passé et observe ses répercutions sur le présent: c'est un courant basé sur une vision linéairedu temps. Le texte fondateur du genre est Le Maître du Haut-Château, de Philip K. Dick, dans lequel les nazis ont gagné la seconde GM.
Cest tout l'inverse du voyage dans le temps, impossible pour une question de pure logique, ou qui suppose alors un cloisonnement du temps, afin que les modifications apportées à une période ne se répercutent pas aux périodes postérieures (à mon sens, théorie absurde).
Dans la BD Thorgal (n°15 Le maître des montagnes), Van Hamme développe une théorie du temps circulaire, à l'image d'Ourobouros, le serpent qui se mord la queue, dans laquelle le temps ne serait pas une durée mais une distance. Idée intéressante à la base, mais pour finir le pauvre Van Hamme s'est pris un méchant mur, c'est une constante quand on s'attaque à ce délicat problème.
Sinon, récemment, j'ai lu une excellente nouvelle de Van Vogt, Le fantôme, si maligne que je n'arrive toujours pas à voir la paille dans le raisonnement. Je peux d'ailleurs te prêter le recueil la prochaine fois qu'on se croise.
@ Flora : c'est rien pour les fautes ; quant à ta question, Ekwe y a brillamment répondu.
J'ajouterai simplement que j'ai parlé de voyages dans le temps et d'uchronies parce que généralement, les personnages de ces romans ont dans l'idée de faire un voyage dans le temps et forcément ça se transforme en uchronie (comme l'explique Ekwe). Dans ce Silverberg, l'uchronie n'est provoquée que tard dans le récit, et à cause d'une simple bourde du héros. L'idée de départ est que les personnages sont des voyageurs temporels professionnels et Silverberg propose bien sûr une théorie pour expliquer comment c'est possible.
J'adore Silverberg et...j'ai detedté celui-là (ainsi que quelques autres du même auteur), j'ai fini par développer une théorie à propos de Silverberg (entièrement non-vérifiée je te rassure) pendant les années 60 il a abusé de toutes sortes de substances illicites et il a pondu des monceaux de niaiseries, un jour il a arrete l'acide et il s'et mis à écrire de fulgurants chefs d'oeuvre comme l'oreille interne, les monades urbaines, l'homme dans le labyrinthe, les chronique de majipoor et tutti quanti... sinon je ne comprends pas !!!
Mdr!! Je n'ai jamais rien lu d'autre de lui, mais ce qui est sûr, c'est que même sans regarder la date de l'édition originale, on ne peut pas ne pas se douter de l'époque à laquelle il a écrit ce bouquin... Ca a beau commencer en 2059, on voit vraiment bien qu'il est dans un trip "sex, drog and rock&roll"...
Sinon,j'ai adoré le PAGEL car nous avons ces points communs Kali en SF: le voyage ds le Temps ,l'uchronie et le steampunk.
As-tu lu "Le voyage de Simon Morley" de Jack Finney ? Un bijou qui nous emmène à New-York à la fin du 19e.
Il faudra qu'on en cause un jour à Marseille,non?
Et les Vampires,ça te tente,genre : "Je suis une légende" de Matheson?
A bientôt,je ne manquerai pas de me balader ds tes chroniques SF!
Bises,chère voisine.
Pour le papotage marseillais, c'est volontiers ;-)
En revanche, les vampires, je les fuis, ça me fait peur :-/ J'ai acheté le Matheson mais pour mon cher et tendre, en ce qui me concerne je ne risque pas de l'ouvrir.




A l'opposé, c'est bien tout l'intérêt et toute la pertinence de l'uchronie que de comprendre que quand une chose change, tout change.
Enfin, les meilleurs auteurs de SF négligent souvent ce paradoxe, alors quand c'est pour poser des interrogations éthiques (K. Dick dans "Minority Report", par exemple), je veux bien. Mais quand il s'agit d' "idées" de divertissement, je n'aime pas être prise pour une pôv' bouse.
Bref, un Silverberg que je ne lirai pas, merci Kali d'écrémer pour moi!
J'aime toujours le thème des voyages dans le temps, y compris quand c'est l'aspect divertissant qui est privilégié ;-) Mais bon, là, c'est agréable à lire mais sans plus. Disons que ça pourrait nous faire réfléchir l'air de rien, mais non... donc effectivement, je crois que tu peux sans complexe passer ton chemin.