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Au plaisir de vous lire :)
Un écrivain reçoit la lettre d'une femme qui l'a aimé toute sa vie en silence ; elle l'a connu alors qu'elle n'était encore qu'adolescente, et n'a immédiatement vécu que par lui, qui ne se rendait compte de rien.
Je ne vous en dis pas plus, même s’il ne s’agit de toutes façons pas d’une nouvelle à suspense…
Cette nouvelle, c’est l’amour, c’est l’émotion à chaque page. Cette femme raconte sa vie, tout l’amour qu’elle a ressenti jour après jour pour un homme qui ne se souvient même pas d’elle. Elle a construit sa vie entière autour de cet amour, et se déclare enfin, dans des circonstances dramatiques.
L’essentiel de la nouvelle est constituée de la lettre elle-même, que l’homme qui l’a reçue est en train de lire. On ne connaît pas ses réactions avant la fin de sa lecture, mais on imagine, au fur et à mesure, ce qu’il peut, ce qu’il devrait, même, ressentir en lisant une telle déclaration. C’est très émouvant ! Une belle lecture, comme toujours avec Zweig.
Comme prévu, j’ai dévoré ce septième tome à sa sortie ; j’ai essayé de le faire durer, en ne lisant que 3 ou 4 chapitres par jour, et puis j’ai fini par m’engloutir les 400 dernières pages d’un coup. Mon plaisir de lecture n’a donc pas failli avec ce septième tome !
Je vais tenter de donner mon avis sans spoiler pour autant, pas facile.
J’ai trouvé beaucoup de rythme dans ce tome, avec une alternance entre des moments brefs et pleins d’actions, et des passages franchement ralentis. Ce n’est pas du tout une critique, j’ai même apprécié ce loooong passage où Harry est dans l’errance, où il ne sait pas comment agir. Ca a un petit côté léthargique, mais ça m’a semblé tout à fait justifié : tout ne peut pas toujours lui tomber tout cuit dans le bec, et l’apprentissage et le cheminement intérieur font bien partie de la route vers le dénouement et vers l’âge adulte.
J’ai eu les réponses à certaines questions qui me taraudaient (pas à toutes malheureusement) et J.K. Rowling a réussi non seulement à éclairer sa saga et à la mener jusqu’à son terme, mais aussi à distiller du suspense et des éléments nouveaux dans ce tome final.
J’ai tout de même quelques petits regrets. Certaines choses sont un peu trop faciles, et surtout, plusieurs passages sont à mon goût bien vite expédiés ! Des scènes importantes et attendues qui m’ont donné la sensation qu’elles étaient bâclées. J’aurais voulu pouvoir mieux comprendre certaines choses, et savourer plus longtemps certaines scènes.
Et puis l’épilogue… ceux qui l’ont lu m’auront compris.
Ces petites critiques n’enlèvent rien au fait que j’ai pris un immense plaisir à lire ce roman, et que je suis bien triste de me dire que c’est fini ! J’ai lu je ne sais plus où qu’une fan espérait que Rowling se la joue à la Star Wars en imaginant l’histoire du père après avoir écrit celle du fils… ça serait bien plaisant :o)
Et si, vers juin 40, Chimène se réincarnait, métamorphosée, en Luz, jeune réfugiée de la guerre d'Espagne, au milieu des ruines de la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon? Et si Max, jeune
fils de juge, devenait chaque soir son Rodrigue fou d'amour? Et si, un de ces soirs, un ténébreux nommé Gérard remplaçait Max dans le rôle de Rodrigue et le cœur de Luz? Et s'il promettait de
revenir jouer Le Cid en Avignon, quand il serait devenu comédien? Et si c'était Gérard Philipe...?
Luz est une héroïne tragique tout comme Chimène qu’elle aime à incarner. Max, lui, semble être une sorte de anti-héros, qui ferait pâle figure à côté de Gérard, glorifié du fait de son absence.
Quant à Amparo, elle reste dans l’ombre, et pourtant…
C’est beau, c’est l’amour, les héros ne sont pas ceux que l’on croit, le mystère n’est pas là où l’on s’y attend. D’une beauté tragique, avec un style assez puissant.
J’ai préféré « et mon mal est délicieux » à «effroyables jardins » que j’avais déjà beaucoup apprécié. La fin est à la hauteur de ce qui précède !





