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Au plaisir de vous lire :)

Hospitalisée dans un coma profond, Alice se souvient : de l'amour fou avec John, un journaliste, fils d'un juif intégriste qui l'a renié ; de l'étrange enfant, puis de l'adolescente fragile et rebelle qu'elle a été ; de l'affection de sa grand-mère Elspeth et des heurts avec sa mère, Ann, beauté froide et énigmatique. Et tandis que toute la famille guette le moindre signe d'espoir, la genèse du drame affleure.
Magnifique !!
J’ai mis une longue semaine pour lire ce livre et, peut-être que certains d’entre vous en déduisent que je me suis ennuyée ou que j’ai été déçue… Si c’est le cas, ils se trompent complètement !
J’ai fait durer le plaisir. Ce roman m’a vraiment chamboulée, je l’ai trouvé sublime, c’est un vrai coup de cœur.
L’histoire est très prenante, à de nombreux niveaux. Alice va-t-elle sortir de son coma ? Que s’est-il passé, accident ou acte délibéré ? Pourquoi Ann, sa mère, semble-t-elle si aigrie ? Pourquoi Alice se sent-elle parfois différente ?
La construction du roman est particulière, on passe des pensées d’une Alice comateuse à celle de la petite Alice enfant ou de l’adolescente rebelle, à l’Alice épanouie dans sa vie de femme, aux parents qui sont à son chevet, au médecin qui s’occupe d’elle… Et on ne se perd ni ne s’ennuie un seul instant.
Que dire du style, aussi… Il est limpide, il coule, il nous happe.
Pour un premier roman, c’est vraiment du très bon ! Merci à Pupucette et à Cuné qui par leurs avis enthousiastes m’ont poussée à faire cette si belle découverte.

En l’an 70 après Jésus-Christ, depuis la mort de Néron, Rome est en plein chaos : plus que jamais, la lutte pour le pouvoir fait rage.
Mais tandis que certains rivalisent, d’autres profitent de la confusion générale pour vider les caisses de l’Etat. Et lorsqu’un sénateur engage le détective privé Didius Falco pour démasquer les responsables, ce dernier accepte plus par goût du risque que par civisme.
D’ailleurs sa mission ne manquera pas de dangers, car il semblerait que cette affaire implique de très hauts dignitaires de l’Etat, lesquels entendent bien ne pas s’encombrer d’un vulgaire détective…
Voici un livre d’un genre que j’aime beaucoup : les polars historiques. Marcus Didius Falco est un détective privé qui opère dans la Rome de Vespasien, donc il colle bien au profil.
En plus de ça, le ton est cynique à souhait ! Falco s’exprime de façon très moderne, on s’y retrouve tout à fait, et, plus que l’intrigue elle-même, c’est le ton sur lequel il la raconte qui en fait tout l’intérêt. En cela, ça m’a fait un peu penser à cette chère Amelia Peabody.
C’est un humour qui peut-être sera vécu comme trop "anachronique" par certains lecteurs. Ca commence avant même le premier chapitre, dès les pages de présentation des personnages : « Vespasien Auguste : vieillard débonnaire, sorti de nulle part pour devenir empereur de Rome » ; « Héléna Justina : fille du sénateur, 23 ans, récemment divorcée, a oublié d’être bête » ; « mère de Falco : une mère comme les autres, avec un point de vue sur tout »…

"Si vous attendez de moi que je vous raconte comment j'ai gagné mon insigne de basket-ball et acquis célébrité, amour et fortune, alors ne lisez pas cette histoire. J'ai acquis quelque chose, c'est sûr, au cours des six mois dont je vais vous parler. Mais quoi ? Je n'en sais rien. Je pense que je n'aurai peut-être pas assez de toute ma vie pour le découvrir."
Owen, à dix-sept ans, se sent un être à part, hors du coup. Il a beau faire, jamais il ne fera partie d'une bande, jamais il ne sera le boute-en-train de la classe. Jusqu'au jour où il rencontre Natalie, la première personne à qui il a quelque chose à dire. Cette fois, Owen n'est plus seul.
Il a été demandé à chaque professeur-documentaliste stagiaire de lire cette semaine un bouquin « pour le travail », pour découvrir les collections destinées à la jeunesse. Comme je travaille en collège, j’ai voulu découvrir un roman d’une collection destiné à un public que je ne connais pas, celui des lycéens.
J’ai donc choisi ce livre, « loin, très loin de tout » : parce qu’il fait partie de la collection Babel J de chez Actes Sud, destinée aux lycéens et jeunes adultes, et parce qu’il a été écrit par Ursula Le Guin, dont on m’a beaucoup vanté les talents dans le domaine de la science-fiction.
Avec ce petit roman, on est bien loin de la SF : c’est un court roman d’apprentissage, qui décrit les méandres de l’adolescence. Le narrateur est un jeune homme qui se sent seul, qui ne se reconnaît pas dans ses camarades ni dans l’image que projettent ses parents du fils qu’ils voudraient avoir.
C’est un intello qui est heureux dans son monde réflexif mais qui a du mal à l’assumer et qui ne sait pas trop quel parti prendre : faire semblant d’être heureux d’avoir une voiture alors que ça ne le branche pas une seconde ? Ne pas se soucier de sa solitude et se laisser porter par le destin tout tracé qui (croit-il) l’attend ?
C’est avec Natalie qu’il découvre le bonheur de pouvoir partager, de pouvoir parler avec l’autre et de se sentir compris. Cependant, rien n’est jamais simple…
Je viens de lire que ce roman a été écrit en 1976, or l’histoire d’Owen est intemporelle, sa progression vers l’âge adulte est très bien décrite. Elle est aussi très bien écrite, j’ai été emballée par le style de l’auteur. Peut-être lirai-je plus tard un de romans SF ?





