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Samedi 30 septembre 2006


Marie-Aude Murail retrace l'itinéraire qui l'a conduite devant la feuille blanche, de ses rêves d'enfant aux premières expériences souvent inattendues avec l'éditeur et les jeunes lecteurs... Faut-il commencer à écrire toute petite pour savoir faire quand on sera grande ? Comment devient-on écrivain ? Et pourquoi jeunesse ? Et comment le reste-t-on sans se répéter ? Marie-Aude Murail nous parle de création, de doutes et de convictions, d'écriture et de lecture.


 « Auteur jeunesse » n’est pas un essai pour comprendre ce type d’auteurs en général : il s’agit uniquement du parcours de Marie-Aude Murail, on est là plutôt face à une sorte d’essai autobiographique, très intéressant même pour qui ne connaît pas ses écrits. Elle nous raconte comment elle est venue à l’écriture étant enfant, puis ado, puis adulte…
Elle nous parle de ses premières publications à la harlequin, desquelles elle a fini par être virée parce qu’écrivant « trop bien ».
Elle est franche, aussi : « un écrivain n’est pas quelqu’un qui écrit, c’est quelqu’un qui veut être lu. Donc qui cherche à se faire publier ».
Elle évoque ses confrontations avec les lecteurs, ses défaites, ses difficultés face aux non-lecteurs convaincus, mais aussi sa joie d’illuminer de nouveaux lecteurs.
Elle parle de la difficulté et de l’importance de se positionner face aux mouvances (harry potter, c’est super, mais comment sortir du sillage sans attirer le courroux des éditeurs qui demandent avant tout de l’  « exportable » ?). Marie-Aude Murail, elle, n’a « pas envie d’être une imitatrice tout à la fois envieuse et fadasse ».
Pour finir, elle évoque son travail avec Lorris et Elvire (Moka), son frère et sa sœur, écrivains jeunesse à succès eux aussi.
Et tout ça non sans humour : « il s’agit de créer un héros récurrent qui n’est pas, comme je l’explique parfois à mes lecteurs, un héros qui fait la vaisselle mais un personnage qui revient régulièrement pour « fidéliser le lectorat » ».

Mardi 26 septembre 2006


Voici les lettres adressées à Dieu par un enfant de dix ans. Elles ont été retrouvées par Mamie Rose, la dame rose qui vient lui rendre visite à l'hôpital pour enfants. Elles décrivent douze jours de la vie d'Oscar, douze jours cocasses et poétiques, douze jours pleins de personnages drôles et émouvants. Ces douze jours seront peut-être les douze derniers. Mais, grâce à Mamie Rose qui noue avec Oscar un très fort lien d'amour, ces douze jours deviendront légende.

Voilà une histoire bien émouvante… Je me suis retenue pour ne pas pleurer dans le bus ! Oscar est un petit garçon franchement courageux et intelligent, j’ai aimé sa façon de voir les choses.
Malgré la tristesse ambiante, ce livre fait aussi sourire, par les petits surnoms que les enfants se donnent entre eux, et par la façon qu’a Oscar de s’adresser à Dieu. Mamie rose est elle aussi un personnage attachant. J’aimerais beaucoup voir l’adaptation théâtrale de cette œuvre.

Samedi 23 septembre 2006


Face à la tyrannie des Lettrés qui ont interdit tous les ordinateurs au profit du livre, les Zappeurs propagent un virus qui efface les mots à mesure qu'ils sont lus. Seule Allis est capable d'identifier l'inventeur du virus et de trouver un antidote...

Première chose plaisante à la lecture de ce livre : le nom des personnages. L’héroïne est Allis L.C. Wonder, on trouve aussi Colin B.V. Chloé ou encore Emma G.F. Croisset… Je suppose que vous avez compris le principe. D’ailleurs, il y en a un que je n’ai pas reconnu : Jacky C.A. Rimbault. Si quelqu’un peut m’éclairer ?

Le thème de départ est très intéressant : la lutte sans merci entre les livres d’un côté et les écrans de l’autre. C’est d’actualité ! Mais ce n’est pas manichéen pour autant, et c’est tout l’intérêt du personnage d’Allis (et de Mondaye…) qui comprend bien la complexité du débat. C’est pourquoi elle est choisie pour tenter de résoudre le fléau du virus L.I.V.3. Au départ, ça a l’air formidable ; grâce à lui, le lecteur de romans se retrouve au bout de quelques pages plongé dans le livre lui-même (comme dans « l’affaire Jane Eyre » de Fforde) ; mais une fois le livre refermé, plus personne ne peut le lire, les lignes ont toutes disparu.

Sans vouloir spoiler, je trouve la solution apportée à la fin un peu bidon, m’enfin. Ca ne m’empêche pas de l’avoir trouvé très agréable à lire et bien écrit.

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de Margaret Mazzantini

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