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Jeudi 31 mai 2007

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Tabitha Winshaw a 81 ans et elle est folle. Démence sénile ? Pas du tout. Elle a perdu l'esprit un soir de l'hiver 1942 quand son frère préféré, Godfrey, a été abattu par la DCA allemande au-dessus de Berlin. Le chagrin alors ? Ce n'est pas cela non plus. Elle est persuadée que la mort de Godfrey a été commanditée par son frère aîné, Lawrence, qu'elle déteste.

Une folle dans la famille, l'aristocratie britannique en a vu d'autres. Mais voilà que Tabitha se mêle de commander à Michael Owen, un jeune homme dépressif, une histoire de la dynastie des Winshaw qui occupe tous les postes-clés dans l'Angleterre des années quatre-vingt.

Il y a du jeu de massacre dans l'air d'autant que Tabitha n'est peut-être pas aussi folle qu'il y paraît.

 

C'est un roman foisonnant et passionnant. Je n'ai ressenti aucun moment d'ennui.
Les personnages ont un cynisme et une soif de pouvoir ahurissants. Il n'y a plus aucune humanité chez la plupart des Winshaw, c'est terrifiant. Il y a tout de même des personnages bien sympathiques, comme Findley Onyx.

Il y a de nombreux passages sur la politique britannique des années Tatcher, que je ne connais absolument pas, c'est dommage. Cela dit, ça n'empêche en rien le plaisir de la lecture.
La toute fin est pleine de rebondissements, dont un qui m'a beaucoup plu (au sujet de Tabitha).
Il s'agit donc d'un roman très dense que j'ai beaucoup apprécié.

Je vous prie au passage d'avoir une petite pensée pour ce blog qui fête son 200e article!

Lundi 28 mai 2007

Me voici de retour après deux excellentes semaines en pays de Vaud !

 

J’ai effectué un travail intéressant pendant mon stage, d’autant que j’ai l’impression qu’il a vraiment été utile.

 

A part ça, j'ai pu faire un peu ma touriste et prendre de belles photos :
lacleman.JPG

 

J'ai passé aussi de bons moments en famille, au cours desquels je me suis bien gavée de fondue Fondue.jpg

 

Et de chocolat chocolat-suisse.jpg

 

Je vous ferai dans les jours qui arrivent des billets sur les livres que j’ai lus là-bas :-D

par kalistina publié dans : blabla
Jeudi 24 mai 2007

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" Ma mort me fut aussi douce que la pointe du roseau trempant ses fibres dans l'encrier, plus rapide que l'encre bue par le papier. "

Ainsi parle Rikkat, la calligraphe ottomane, d'une voix flottant entre ombre et lumière, alors qu'elle entreprend le récit de sa vie. En 1923, adolescente, elle sait déjà que rien ne pourra la détourner de la calligraphie. Pourtant, la même année, rompant avec l'Islam, la république d'Atatürk abolit progressivement la langue et l'écriture arabes au profit d'une version modifiée de l'alphabet latin. Serviteurs d'Allah et des sultans, les " ouvriers de l'écriture " sont mis au rebut et leurs écoles délaissées.

Dans l'une d'elles se croisent Selim, l'ancêtre virtuose, et Rikkat, chargée de fournir papier et roseaux taillés à ces vieillards tenus en mépris par le nouveau régime. Le suicide de Selim va sceller un pacte inviolable entre la jeune élève et l'art des calligraphes.

 
Je ne connais absolument rien à la calligraphie, pourtant en lisant ce livre, les calames et autres outils chers aux calligraphes me sont devenus familiers.

C’est un vrai plaisir que de lire ce roman. En peu de pages, Yasmine Ghata arrive à nous plonger dans l’univers des calligraphes. On perçoit la dimension sacrée de la calligraphie, tout ce que chaque aspirant calligraphe doit apprendre et apprivoiser avant de pouvoir prétendre à cette relation mystérieuse avec le Divin.

On suit aussi la vie de l’héroïne, Rikkat, qui s’épanouit bien davantage dans son rôle de calligraphe que dans celui d’épouse…

Yasmine Ghata a vraiment un très beau style ; elle arrive aussi à nous toucher et nous rendre Rikkat très attachante, peut-être parce qu’elle s’est probablement beaucoup investie dans l’écriture de ce roman qui raconte la vie de sa propre grand-mère.

J’ai aussi beaucoup aimé les intrusions des fantômes des calligraphes défunts dans la vie de Rikkat, surtout Selim le facétieux.

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de Margaret Mazzantini

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