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Dans la vie d’un bookcrosseur, il y a le quotidien, faits de lâchers de livres par-ci par-là et de rencontres avec d’autres passionnés. Ce qui est chouette, c’est quand on peut faire d’une pierre deux coups, comme avec un parc à livres !
Qu’est-ce donc, me direz-vous ? Petite définition : il s'agit d'organiser un lâcher (plus ou moins massif) de livres dans un parc en un temps donné. Ca marche aussi avec les arbres ou les bancs (quand on est peu nombreux par exemple).
Quand on est beaucoup, ça fait des mégabookcrossings, comme celui qui aura lieu à Nice le 23 juin prochain avec des bookcrosseurs venus de toute la France. Bon, ‘y en a pas des masses qui font le déplacement non plus, hein, ne nous leurrons pas, mais c’est tout de même plus impressionnant qu’un parc entre gens qui se côtoient régulièrement (je suppose, ça sera mon premier MBC !). Et puis, c’est l’occasion de partir à la chasse à son tour !
Hier, les boockrosseurs provençaux, dont je suis, ont donc fait un parc à livres à Borély, à Marseille.
Nous avons commencé par un délicieux pique-nique sur l’herbe au bord de l’eau.
Ensuite, nous avons vadrouillé un peu partout dans le parc pour disséminer nos bouquins. J’espère qu’une partie des gens qui auront trouvé mes livres se manifesteront (c’est rare, mais ça fait tant plaisir !). Pour l’instant, quelques livres d’autres bookcrosseurs ont déjà été trouvés suite à ce parc.
Ca a été l’occasion pour moi de rencontrer Florazoom, bookcrosseuse d’Arles mais aussi bloggeuse, que j’espère revoir très bientôt ! Ravie
de t’avoir rencontrée en chair et en os :-D Et de voir Ekwerkwe, toujours avec le même plaisir ;-)
‘Tention les mirettes, voici une photo de moi ! Admirez au passage mes deux magnifiques choristes :
Admirez au passage les magnifiques orteils d'Ekwerkwe, à droite!
Pour finir, une petite photo amusante, d’un paon qui a bien compris à quoi servaient ses ailes…

Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre.
« Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort ! ». Tel est le slogan du magasin des suicides, mais, pour peu que vous fréquentiez un minimum la blogosphère
des lecteurs, vous le savez déjà. Je dois être au moins la douzième à le lire, ce roman !
Les Tuvache, c’est la famille Adams version Français du futur. Ils voient les choses en noir, ont deux premiers enfants dépressifs comme il se doit et leur imagination débordante leur permet de proposer des produits de qualité pour que leurs clients puissent se suicider de mille et une façons.
Le problème vient bien sûr du benjamin, toujours gai, voyant toujours le verre à moitié plein et sabotant le travail de ses aînés pour empêcher les gens de mourir. Aucun sens du commerce !
L’humour est noir, cynique et léger en même temps, c’est un bon petit moment.
Toutefois, c’est assez attendu, on sait très bien comment va se dérouler l’histoire. J’ai l’impression que Jean Teulé a trouvé une bonne idée et qu’il tire sur la même ficelle tout au long du livre, c’est parfois un peu lassant.
La toute fin est en revanche vraiment surprenante, inattendue au possible. D’ailleurs je n’ai pas trouvé ça très plausible, enfin je ne comprends pas comment on pourrait l’expliquer… Si quelqu’un a une idée là-dessus, qu’il se manifeste !

En haute Ardèche, les corps et les caractères, tout autant que le paysage, sont façonnés par la burle, ce terrible vent hivernal qui glace jusqu'aux os.
Sur ces terres superbes aux abords hostiles, Paul Perrève a exercé la profession de médecin généraliste pendant douze ans. Douze rudes années à parcourir les mauvaises routes des hauts plateaux, douze années éreintantes, rythmées par les naissances, les maladies, les accidents et les morts des habitants de ces fermes, de ces villages qu'il a appris à connaître, à comprendre et, au fil des saisons, à aimer.
Ce livre est une sorte de « journal d’un médecin de campagne », à classer dans la catégorie « romans de terroir ».
C’est un genre que je lis peu (le deuxième de ma vie, pour tout vous dire), donc je ne pense pas que je l’aurais acheté si ça n’avait été un cadeau. Comme quoi, les livres en cadeau, même si ça fait augmenter la PAL, ça a du bon : ça peut être l’occasion de jolies découvertes !
Dans son petit village, Paul Perrève a pendant douze ans appris à connaître la vie de ses patients. Il y a ceux qui, sans nager dans le bonheur, ont une vie correcte ; mais il y a surtout les autres, les paysans qui vivent dans la misère et le dénuement. C’est d’eux dont il nous parle.
Etre médecin dans un coin pareil, ça ressemble à une vraie profession de foi ! Si le docteur est là, c’est qu’on peut le consulter. 7 jours sur 7, de jour comme de nuit, il sillonne les routes du Haut Vivarais.
C’est loin d’être facile : au début, comme il doit « faire ses preuves », on le regarde, depuis le perron, essayer de trouver sa route, ou même arriver jusqu’à la porte sans se faire bouffer par les chiens ou tomber dans le purin. Même au bout de plusieurs années, on le fait se déranger en pleine nuit, en lui expliquant « qu’on allait quand même pas déranger un médecin de la ville, pensez-vous, à cette heure-ci ! ».
En revanche, il se sait indispensable à cette petite communauté et voit tous les efforts qui sont faits pour lui. Des gens qui meurent de faim se saignent pour lui offrir le plus beau saucisson en guise de paiement ; ceux qui viennent le consulter à son cabinet mettent leurs plus beaux vêtements et troquent leurs sabots pour des chaussures de ville dans lesquelles ils souffrent le martyr…
Paul Perrève raconte sa vie quotidienne de médecin de campagne, rythmée par les naissances, les décès, les petites guerres entre familles au village, son temps passé à sillonner les routes… et il la raconte bien joliment.
Malgré quelques longueurs à certains passages, j’ai trouvé le style de Paul Perrève plutôt frais, pas niais ni rude, agréable à lire, et son histoire est intéressante.





