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Jusqu'à présent, Elmir menait une existence sans histoires. Mais des "barbus" sont montés dans le tram et ont terrorisé tout le monde, marquant ainsi le début d'une période d'épouvante ponctuée d'attentats et de meurtres. La bibliothèque où travaille la mère d'Elmir est incendiée, son père, journaliste à La Liberté, est menacé... L'oasis de la paix est encore loin.
Elmir est un adolescent algérien, qui va au collège, passe ses samedis après-midi avec ses copains et a la tête dans les nuages quand il est avec Nadia, sa voisine. Bref, une adolescence banale…
Jusqu’au jour où les « combattants de l’ombre » commencent leurs attentats.
L’histoire d’Elmir est celle qu’ont connu et que connaissent encore des milliers d’Algériens. L’auteur s’est bien documenté, malgré quelques maigres incohérences et présente un récit bien écrit, sans pathos ni manichéisme. On découvre avec lui la montée du terrorisme dans le milieu des années 90, la peur, le doute (qui est du côté des « barbus » ? à qui peut-on se confier sans risques ? dans quelle mesure peut-on parler et se déplacer comme on veut… ?). C’est d’autant plus difficile pour Elmir qu’il n’a qu’une douzaine d’années et qu’il vit donc très mal les restrictions que lui imposent ses parents et que commandent les circonstances. Bien que né dans un milieu très favorisé, tout n’est pas rose pour lui en ces temps plus que difficiles pour tous les Algériens.
C’est un petit roman jeunesse qui, sans être un chef-d’œuvre, a le mérite de présenter avec justesse une histoire et un contexte proches de nous et pourtant souvent méconnu.
Bonjour!
Suite à une suggestion d'Anjelica (merci pour cette idée!), j'ouvre ce message.
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Peu de mondes semblent aussi éloignés l'un de l'autre que ceux de Somerset Maugham et de George Orwell. On découvre pourtant avec surprise dans un essai de l'auteur de 1984 qu'il admirait "
immensément " Maugham pour son " talent à raconter une histoire sans la moindre fioriture ". Au lecteur de se laisser séduire par une invraisemblable histoire d'amour dans le Hong Kong de la
grande époque coloniale anglaise avec adultère, épidémie, général chinois, bonnes sœurs... Ingrédients que Maugham mélange avec un art consommé du récit et une maîtrise raffinée de la " belle
ouvrage ".
Kitty est une jeune femme écervelée, frivole, qui vit avec passion sa liaison adultérine avec Charlie, fonctionnaire haut gradé et non moins superficiel. Pourtant, Walter, son mari, est fou d’elle et fait tout pour la combler. Elle en a bien conscience, mais ça lui est royalement égal ; elle se trouve déjà bien magnanime de partager sa vie.
Kitty, donc, n’est pas franchement femme réfléchie ; lorsque survient « un certain événement » (ne spoilons pas !), elle n’en revient pas, n’ayant rien vu venir. Son cadre de vie change radicalement, et elle se pose bien sûr en grande victime.
Peu à peu, la misère de ceux qu’elle devra côtoyer la fait réfléchir et devenir plus humaine…
Elle m’a prodigieusement énervée à plusieurs reprises ; tout comme Walter m’a surprise et vraiment touchée. Ce court roman est une réussite, par le talent qu’a l’auteur de dépeindre la psychologie de ses personnages, de susciter chez le lecteur une profonde empathie et de l’immerger dans une atmosphère toute particulière, douloureuse mais « vivante ».
Merci à Stéphanie pour ce cadeau : c’est le livre que j’avais gagné cet été lors du pique-nique de la blogosphère !





