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Mardi 27 février 2007


La plus fantastique chasse à l'homme du siècle... confusion indescriptible... véritable ruée de volontaires... une prime de 500 dollars... recherchée par le EBI, la police de 23 Etats et autant de gangsters notoires, la ravissante et déjà célèbre Caroline TchouTchou se serait enfuie presque nue dans les marais... toute la région participe aux recherches...

Décidément, on ne s'ennuie pas à la campagne et, s'il y a des ploucs, ils gagnent à être connus... Finley le prédicateur azimuté... Gimerson qui pleure ses cochons... Le shérif qui devient fou... Et l'oncle Sagamore ! Celui-là, dans son genre, il confine au génie... Ce n'est peut-être pas pour rien si tout se trame sur ses terres... De quoi faire pleurer les z'honnêtes gens... Mais allez prouver quoi que ce soit...

 

Sagamore Noonan est le gangster le plus fourbe et le plus malin du comté, qui fait s’arracher les cheveux au pauvre shérif du coin qui n’en dort plus. Il essaie par tous les moyens de le coincer, mais rien n’y fait, Sagamore trouve toujours une feinte pour lui échapper.

Les choses empirent le jour où arrive un deuxième Noonan, Sam, le frère de Sagamore, qui mène plus ou moins la même vie.

Toute cette histoire est racontée par Billy, sept ans, le fils de Sam, qui prend tout au premier degré et n’a absolument pas conscience de tout ce que trafiquent les adultes autour de lui. Ce décalage est très amusant et participe à rendre le roman franchement comique.

L’autre grand point de rigolade, c’est la mauvaise foi à déplacer les montagnes de l’oncle Sagamore. On finit par prendre en pitié le shérif, face à tant de perversité dans le mensonge ! Ca m’énerve, mais ça m’a fait penser à cette publicité pour une assurance bien connue qui passe sans cesse à la télé : « je l’aurai un jour, je l’aurai ! ».

Dimanche 25 février 2007


Après la guerre qui a ravagé le Mboasu, cet état imaginaire et ô combien réel d'Afrique, le pays est exsangue. Les parents, incapables de prendre soin de leurs enfants, les chassent loin de chez eux, les accusant d'être la cause de leurs malheurs.

Décidée à retrouver sa mère, la jeune Musango traverse un pays frappé de folie. Des rivages du fleuve Tubé aux bas-fonds de Sombé, métropole d'Afrique en proie à l'anarchie, Musango retrouvera-t-elle cette mère, symbole d'une Afrique à la dérive ?

 

A neuf ans, le père de Musango décède et sa mère la tient pour coupable. Elle l’accuse de sorcellerie et la chasse de chez elle. Elle se fait kidnapper pour devenir servante d’un groupe de pasteurs évangélistes qui utilisent leur activité à la fois comme couverture et comme prétexte d’enrôlement pour développer un réseau de prostitution.

Musango décrit comment la misère pousse une foule de personnes à chercher Dieu avec acharnement, tout en voyant le démon partout chez les autres, surtout les plus faibles, qu’on peut alors faire souffrir en toute impunité puisque c’est pour rétablir l’ordre divin.

Ce roman nous parle de la condition des enfants dans une certaine Afrique, de celle des femmes et de celle de toute une population en souffrance. J’y ai vu cependant un message universel, surtout avec le thème du fanatisme religieux dans lequel on se noie à corps perdu quand on n’a plus de repères.

C’est une histoire dure mais pourtant pas totalement noire, il y a dans ce roman plusieurs personnages qui veulent dessiner les « contours du jour qui vient » (Kwin, Mme Mulonga, Mbambè…). Musango les croisera sur sa route à divers moments de son histoire, lorsqu’elle aura pris la fuite.

Je mettrai un petit bémol concernant le personnage de Musango, jeune fille de 12 ans qui parle comme une femme et qui sait vraiment trop de choses pour son âge pour que ça soit crédible (un exemple parmi tant d’autres, son analyse des proxénètes qui ne jurent que par le capitalisme…). C’est évidemment un prétexte, mais un peu trop gros pour que l’on ne tique pas.

Cela dit, c’est un roman qui vaut le détour et je serais curieuse de lire les autres œuvres de Léonora Miano.

Vendredi 23 février 2007
Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui vous aurez droit à de jolies photos. J'ai eu un coup de nostalgie ces deux derniers jours des si belles vacances d'été que je passais jusqu'à mes 16 ans à Vens, en vallée d'Aoste.

Le village lui-même :


Un petit chemin qui sent le grand air... :


Ce que l'on pouvait voir en ouvrant la fenêtre le matin :


Si vous voulez en voir plus, vous pouvez aller jeter un coup d'oeil sur les deux sites d'où proviennent ces images (pardon aux auteurs à qui je n'ai pas demandé l'autorisation...):
Photos des villages de la commune de Saint-Nicolas
Photos prises depuis Vens
par kalistina publié dans : blabla

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