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Un soldat de l'armée d'Attila, un chevalier maure, une jeune hippie, un cyborg venu d'un lointain futur, un extraterrestre... Comment tous ces personnages peuvent-ils bien se retrouver en France en 1904 ? Ce qui est sûr, c'est que leurs actes risquent fort de changer l'histoire du monde en précipitant le déclenchement de la Première Guerre mondiale... A moins que ne soit rétabli... l'équilibre des paradoxes.
Avec ses paradoxes temporels en cascade dans une Belle Epoque recréée avec soin et fidélité, ce livre entraîne son lecteur de Paris à Tanger en passant par l'Algérie coloniale et constitue, de par son décor et ses enjeux le premier grand roman " steampunk " écrit par un Français.
Je ne sais pas vous, mais moi, rien que de lire la quatrième de couverture, ça me met l’eau à la bouche ! J’adore les uchronies, toutes les histoires en « et si…. ».
La narration alterne entre les différents personnages, qui tiennent leur journal respectif. Il y a les 4 héros de « la bonne époque » (1904), puis tous les autres : l’extraterrestre au physique d’armoire à glace mais pacifiste dans les gènes, le savant tout droit sorti de 2232, la cyborg en farouche guerrière, la jeune hippie de 1969, le jeune militaire tout droit sorti de… vous verrez bien quand, et la princesse russe de l’époque des Lumières.
Chaque personnage a son petit caractère ; ils sont un peu caricaturaux, mais c’est plaisant. Sophie est accro au shit et à un certain langage plutôt éloigné des dames du tournant du siècle, Jo a beau débarquer du futur, il est aussi prévenant qu’un gentleman de 1904, et surtout, Romarin est le roi des expressions tordantes (c’est lui, le fameux « patafiole » !).
L’intrigue est à mon goût passionnante, tout est présenté de façon tout à fait logique, et ces affaires de paradoxes sont à vous rendre fou. Et puis, les relations humaines ne sont pas oubliées, et ça fleure les amourettes, là-dedans.
Pour une fois j’étais bien contente que les transports prennent une heure de retard, j’ai pu finir mon passionnant livre pile poil !

Gengis-khan (1162-1227) - le " conquérant du monde ", selon ses chroniqueurs - avait formé un empire démesuré allant de Pékin à la Volga. Yasushi Inoue raconte l'épopée de ces fils du " loup bleu et de la biche fauve ", les chevauchées triomphantes, les butins fabuleux et les carnages qui entraînèrent les hordes mongoles en terre d'Islam et, au-delà de la Grande Muraille, dans la mythique Chine.
Mais, de bataille en bataille, c'est à la découverte d'un homme énigmatique que nous convie l'écrivain : à partir des chroniques de l'Histoire secrète des Mongols, il reconstitue peu à peu le mystère de la vie de celui qui n'eut de cesse de devenir le légendaire " Loup bleu ".
J’aime l’Histoire, pourtant je la connais mal dès qu’on sort de l’Occident. J’aime aussi les récits sous forme de fiction, donc une biographie romancée, ça m’a fait de l’œil… En plus, du fondateur du plus grand empire jamais constitué, pensez-vous ! *je fais genre, mais la semaine dernière encore je croyais que c’était celui d’Alexandre Le Grand…*
Selon leur mythe fondateur, les Mongols sont les descendants de l’union divine du Loup Bleu et de la Biche Blanche. Inoué a romancé la vie de celui qui, jusqu’à la mort, a voulu prouver qu’il était bien un Loup mongol.
Je suis bien incapable de déterminer ce qui relève du fait historique et ce qui relève du bel enrobage de la création littéraire, mais j’ai bien aimé « le loup bleu ». On découvre l’enfance de Temüdjin, seul avec sa mère et ses frères et sœurs à la mort de son père, abandonnés par le clan, puis son ascension fulgurante vers le pouvoir, toujours plus grand, jusqu’à devenir le Khan.
On découvre donc comment il a conquis le monde, mais aussi pourquoi. Il est d’abord mû par un désir de vengeance : revenir à la tête du clan des Bordjigin et vaincre les Tayichi’ut ; puis, unir tous les clans Mongols pour écraser les Tatars, ennemis de toujours ; enfin, passer la Grande Muraille pour envahir les Kin.
Cette lutte identitaire est celle d’un chef de clan, mais aussi celle d’un homme, qui toute sa vie serait rongé par le doute : est-il vraiment un loup mongol, lui dont la mère a été violée lors d’un rapt par un clan ennemi ? Il n’aura de cesse de prouver sa valeur afin de montrer que le sang mongol coule bien dans ses veines.
Le style a un petit côté désuet (je voyais tous ces films épiques des années 50/60, comme Yul Brynner dans « Tarass Bulba »…), mais ça se lit facilement et on a envie de connaître la vie de Gengis Khan. Ce petit côté « suspense » ne fonctionne bien sûr que pour qui, comme moi, ne connaît au départ pas grand-chose du personnage, évidemment.
Je n’ai pas lu beaucoup de critiques de ce livre, quelqu’un d’autre l’a-t-il lu ?
A fait un beau voyage
Heureux qui comme Ulysse
A vu cent paysages
Et puis a retrouvé après
Maintes traversées
Le pays des vertes allées
Par un petit matin d'été
Quand le soleil vous chante au cœur
Qu'elle est belle la liberté
La liberté
Quand on est mieux ici qu'ailleurs
Quand un ami fait le bonheur
Qu'elle est belle la liberté
La liberté
Avec le soleil et le vent
Avec la pluie et le beau temps
On vivait bien contents
Mon cheval, ma Provence et moi
Mon cheval, ma Provence et moi
Heureux qui comme Ulysse
A fait un beau voyage
Heureux qui comme Ulysse
A vu cent paysages
Et puis a retrouvé après
Maintes traversées
Le pays des vertes allées
Par un joli matin d'été
Quand le soleil vous chante au cœur
Qu'elle est belle la liberté
La liberté
Quand c'en est fini des malheurs
Quand un ami sèche vos pleurs
Qu'elle est belle la liberté
La liberté
Battus de soleil et de vent
Perdus au milieu des étangs
On vivra bien contents
Mon cheval, ma Camargue et moi
Mon cheval, ma Camargue et moi





