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Vendredi 11 mai 2007
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La dernière mode, c’est le tourisme temporel. Visitez la Rome des Césars, le Golgotha le jour de la crucifixion du Christ, les venelles de Constantinople lors du sac de la ville par les Croisés.
Mais ne vous écartez pas du chemin qui vous a été tracé, sous peine de disparaître dans un paradoxe temporel.

 
Jud Elliot est un jeune homme du milieu du XXIe siècle, pas bien dégourdi, mais curieux. Il fait un jour la connaissance de Sam, un guide temporel avec lequel il se lie d’amitié.

Par l’entremise de ce nouvel ami, Jud apprend lui aussi à devenir un guide temporel, à « remonter la ligne » du temps pour montrer aux touristes les grands événements de l’Histoire.

C’est un travail qui suppose de lourdes responsabilités ; gare aux paradoxes temporels, sinon les Patrouilleurs du temps vous tombent dessus !

Cependant, comme tous ses collègues, Jud veut profiter un peu du système. Les trafics d’objets « d’époque » ne sont pas encore trop risqués, mais tout ce corse quand cet imbécile décide de faire comme son idole, le vieux guide qui l’a formé et dont le passe-temps favori et de coucher avec ses propres ancêtres.

J’aime beaucoup les uchronies et le thème des voyages dans le temps, c’est pour ça que j’avais acheté ce Silverberg. Le côté historique est ici bien développé et mine de rien, on en apprend un rayon sur l’histoire byzantine (spécialité de notre ami Jud l’empoté). Je ne suis pas allée vérifier la véracité des informations données, mais en tout cas on a plaisir à naviguer parmi les différentes périodes de cette ville (Byzance, Constantinople, Istambul).

Il y a aussi un petit côté humoristique qui est bien appréciable.

Cela dit, j’ai tout de même été un peu déçue par ce roman. L’action met du temps à vraiment se mettre en place, et puis je n’ai pas compris pourquoi les Turcs s’en prenaient plein la poire tout au long des pages. Et surtout, que de coucheries ! Je ne pense pas être trop prude, mais franchement, il n’y avait pas urgence à placer des discussions ou des scènes qui se veulent torrides et débridées toutes les pages. On sent que ça a été écrit au moment de la libération sexuelle !

Heureusement, j’ai trouvé la fin plutôt habile et ça m’a permis de finir ma lecture sur une touche positive.

Mercredi 9 mai 2007

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A Saumur, petite ville de province, Félix Grandet (le Père Grandet), personnage d’une avarice extraordinaire, est à la tête d’une fortune colossale. Il règne en tyran sur son entourage : sa femme, sa fille unique, Eugénie, et sa servante Nanon. Il enferme tout à clé, et rationne toute la maisonnée.

Un jour de novembre 1819, une fête est organisée pour les vingt-trois ans d’Eugénie. Les des Grassins et les Cruchot, deux familles rivales qui espèrent marier l’un de leurs fils avec Eugénie, y sont conviés. Mais lors de cette même soirée, Charles, un cousin d’Eugénie venu de Paris, arrive chez les Grandet.

Mais c’est qu’il est pire qu’Harpagon, ce père Grandet !! Pas de feu avant le mois de novembre même s’il fait froid ; une seule bougie le soir, tant pis si la pauvre servante se tue les yeux à la tâche ; pas de sucre dans le café, ça coûte cher… Il donne tous les 36 du mois quelques misérables pièces à sa femme, tout ça pour lui dire de les dépenser quelques jours après pour les courses…
A force de ne penser qu’à amasser de l’or et à ne surtout pas le dépenser, le père Grandet est devenu immensément riche. Bien sûr, sa femme et sa fille, cloîtrées à la maison, n’en ont pas la moindre idée. Comment le pourraient-elles, vu leurs conditions de vie ?
Les autres, en revanche, savent bien que la dot risque d’être énorme et Eugénie est très courtisée.
Le jour où son cousin arrive, la jeune femme se découvre de doux sentiments pour lui et veut tout faire pour arranger ses problèmes, y compris financiers. Le tout dans le dos du papa, naturellement…

C’est à partir du moment où Charles entre en scène que le roman devient vraiment intéressant. Il s’agit d’un livre plutôt court et même si on n’est pas non plus débordé d’enthousiasme, on ne s’ennuie pas non plus.

C’est tout de même un peu vieilli, c’est sûr. Eugénie est quand même un peu trop cruche, et puis comme dans la plupart des romans de cette époque, il y a une héroïne qui se meurt, mais on ne sait pas trop pourquoi… elle « ne se sent pas bien », et hop, quelques mois d’agonie clouée au lit… ça m’a toujours étonnée, ça.

C’est d’ailleurs le comportement de Grandet face à la lente mort de sa femme qui m’a le plus choquée. C’est à ce moment-là qu’on voit à quel point sa cupidité a pris le pas sur tous les autres sentiments qu’il peut éprouver, y compris son amour pour sa fille.
Balzac a vraiment très bien su dépeindre ce détestable trait de caractère qu’est l’avarice poussée à l’extrême. On est bien loin de l’économe !

Cela dit, il n’aurait pas fallu que ce livre soit plus long, sinon ça m’aurait barbée, je pense. Eugénie Grandet m’a un peu réconciliée avec Balzac, mais je pense qu’il y aurait d’autres de ses romans plus à même d’être appréciés par moi. J’ai lu celui-ci parce qu’il avait été offert par le journal du coin l’été dernier… Je me sens plus attirée par des titres comme « La peau de chagrin » ou « la duchesse de Langeais ».

Lundi 7 mai 2007

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Deux siècles... Claire, en franchissant la porte de pierre, a atterri deux cents ans en arrière. Enlevée, violentée, soupçonnée d'espionnage, tiraillée entre Écossais et Anglais, ses voyages dans le temps n'ont pas fini de lui réserver des surprises...

 D'autant plus qu'entre Frank Randall, son mari du XXème siècle, et Jamie Fraser, le beau Rebel des Highlands qu'elle a dû épouser pour échapper à la mort, la voici désormais polyandre! Ce qui n'est pas du goût de Laoghaire, une adolescente amoureuse de Jamie... Et rien n'est plus dangereux qu'une jeune amoureuse. C'est ainsi que Claire, accusée de sorcellerie, se voit condamnée au bûcher ...

Comment échapper à ce sort funeste et oublier ce brûlant cauchemar? Claire a-t-elle réellement envie de quitter Jamie? Telle est la question...

Comme je le disais dans la critique précédente, j’ai commencé ce tome 2 en toute hâte, trop pressée que j’étais de connaître la suite des aventures de Claire et Jamie.

Toutefois, un important problème n’a pas tardé à apparaître : la couverture de celui-ci est encore pire que celle du premier tome, on dirait un harlequin ! C’est comme s’il y avait une borne clignotante qui disait «ROMANCE » à trois kilomètres à la ronde… Bref, c’est la honte.

La mort dans l’âme, je me suis dit que non, franchement, je n’assumerais pas d’être vue avec une telle couverture entre les mains dans le métro ou dans le bus. J’ai carrément été prise d’un accès de snobisme et j’ai mis « Pastiches et Postiches » d’Umberto Eco dans le sac (aux grands maux les grands moyens !).

Le soir en rentrant, j’ai repris avec bonheur mon «bûcher des sorcières » et je l’ai lu jusqu’à tard dans la nuit (jusqu’au mot « fin », en fait). Malgré l’heure indue, je ne suis pas pour autant allée me coucher tout de suite : je suis allée sur le site des amazones et j’ai commandé les tomes 3, 4 et 5 :-)

Il y a des passages un peu douteux dans ce deuxième tome, mais dans l’ensemble, je n’ai pas été déçue. J’ai même beaucoup aimé la révélation au sujet de Geilis, je me demande si ça sera repris d’une quelconque façon dans les tomes suivants…

J’ai lu les résumés des tomes que j’ai achetés ; Ce n’est pas malin, du coup je sais déjà quelques petites choses… mais ça n’enlève en rien mon envie de vite connaître la suite !

J’ai acheté seulement jusqu’au tome 5, ayant lu que plusieurs lectrices (pas encore trouvé de lecteurs masculins pour cette série…) s’étaient lassées après ça. On verra si c’est ou non pareil pour moi !

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