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Au plaisir de vous lire :)

Isaku n'a que neuf ans lorsque son père part se louer dans un bourg lointain.
Devenu chef de famille, le jeune garçon participe alors à l'étrange coutume qui permet à ce petit village isolé entre mer et montagne de survivre à la famine : les nuits de tempête, les habitants allument de grands feux sur la plage, attendant que des navires en difficulté, trompés par la lumière fallacieuse, viennent s'éventrer sur les récifs, offrant à la communauté leurs précieuses cargaisons.
Sombre et cruel, ce conte philosophique épouse avec mélancolie le rythme, les odeurs et les couleurs des saisons au fil desquelles Isaku découvre le destin violent échu à ses semblables dans cette contrée reculée d'un lapon primitif.
Un « conte sombre et cruel », je trouve que l’image présentée sur la 4e de couverture est assez bien trouvée.
Isaku n’a vraiment pas la vie facile. A neuf ans, il trime comme les adultes, ne mange quasiment rien, se fait sans cesse rabrouer par sa mère et vit au sein d’une communauté qui vit perdue et sans ressources.
Il accepte toutes ces privations sans les remettre en question, sans jamais se rebeller. Il ne se pose pas vraiment de questions de conscience vis-à-vis des naufrages organisés, grâce auxquels les villageois survivent. Et le pire, c’est que nous non plus !! Tout est présenté de telle façon qu’on n’est qu’à peine choqué par ce que ces gens sont conduits à faire. Tout est simple, évident, sans détour.
Yoshimura crée un univers très particulier et vraiment prenant. D’une certaine manière, ce roman m’a fait penser à « Ouest » de François Vallejo, j’y ai retrouvé la même atmosphère simple mais dure et surtout inévitable.
C’est un petit bouquin qui n’a l’air de rien, mais qui, sans faire de bruit, vous laisse des traces.
C'est un terrible engrenage! Dès que j'en ai un à acheter, je me dis que c'est bête si je n'en prends pas quelques autres, histoire d'amortir les frais de port...
Aujourd'hui, j'ai voulu acheter un petit cadeau pour *** (qui risque de passer par ici, donc nous tairons son nom pour l'instant, ainsi que le titre du livre, sinon elle va se reconnaître tout de suite!!).
Outre le livre prévu initialement, j'ai aussi acheté :
- "le désert des Tartares" de Dino Buzzati

- "le monde de Sophie" de Jostein Gaarder

- "l'immoraliste" d'André Gide

- le secret des abeilles" de Sue Monk Kidd

- "dans ces bras-là" de Camille Laurens

- "thérapie" de David Lodge

- "le temps de l'innocence" d'Edith Wharton

- "Clarissa" de Stefan Zweig

- "la confusion des sentiments", de Zweig toujours

....
Etes-vous victimes vous aussi de tous ces poussent-au-crime scandaleux?!

Sale temps pour l'agent sportif Myron Bolitar. Ex-champion de basket, ex-agent du FBI, il est pourtant habitué aux coups durs.
Sauf que là, c'est vraiment tordu : son poulain, le prometteur Christian Steele, est sous le choc. Il vient de recevoir par la poste une revue porno dans laquelle son ancienne petite amie Kathy pose langoureusement dans le plus simple appareil.
Problème : Kathy, mystérieusement disparue depuis des mois, est aujourd'hui considérée comme morte. Plus étrange encore, elle n'est autre que la sœur de la romancière Jessica Culver, grand amour de Myron.
En pleine négociation de contrat, l'agent sportif croit d'abord à une technique d'intimidation de la part de ses concurrents.
Mais la réalité se révèle autrement plus sordide…
Avec tout le travail que j’ai à terminer pour ces jours-ci, j’avais envie de me plonger dans un bouquin à la fois facile à lire et palpitant. Je trouve que j’ai fait le bon choix !
Harlan Coben a une écriture facile, c’est fluide, ça se lit bien, mais ce n’est pas mauvais pour autant, c’est ça qui est bien !
C’est bourré de clichés mais c’est pour ça que c’est bien huilé. On se laisse prendre dans l’intrigue que j’ai trouvé bien ficelée, je ne savais pas comment m’expliquer le déroulement des événements même si on subodore un peu l’identité du coupable.
Les personnages sont bien dessinés eux aussi. Myron a le sens de la répartie qui donne de la légèreté à ce polar, ce que j’ai apprécié, n’aimant pas les bouquins genre thrillers glauques. Là encore, c’est vrai que c’est cliché, il est amoureux d’une fille superbe et intelligente, qui l’aime aussi mais-on-sait-pas-pourquoi-ils-se-sont-quittés, son meilleur pote a la bonne idée d’être capable de fracasser qui il veut rien qu’avec une petite pichenette…
Parfois je me suis dit, « là il me prend vraiment pour une cruche » ; par exemple, quand « Poca » et « Lucy » se retrouvent (ben tiens, bien pratique, ça), quand le mafioso est en fait un véritable mordu du golf (et que comme ça Myron peut proposer sa vie sauve contre une après-midi de golf, un deal somme toute parfaitement équitable..), etc.
Cela dit, c’est de bonne guerre, c’est un honnête contrat auteur/lecteur et puis c’est exactement le genre de livre que j’avais envie de lire. Coben a parfaitement répondu à mes attentes du moment et je saurai vers qui me tourner la prochaine fois que je recherche un bon polar agréable à lire, bien tourné et amusant.



