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Mercredi 12 juillet 2006 3 12 /07 /Juil /2006 14:51

Imaginez une Terre poncée, avec en son centre une bande de cinq mille kilomètres de large et sur ses franges un miroir de glace à peine rayable, inhabité. Imaginez qu'un vent féroce en rince la surface. Que les villages qui s'y sont accrochés, avec leurs maisons en goutte d'eau, les chars à voile qui la strient, les airpailleurs debout en plein flot, tous résistent. Imaginez qu'en Extrême-Aval ait été formé un bloc d'élite d'une vingtaine d'enfants aptes à remonter au cran, rafale en gueules, leur vie durant, le vent jusqu'à sa source, à ce jour jamais atteinte : l'Extrême-Amont.
Mon nom est Sov Strochnis, scribe. Mon nom est Caracole le troubadour et Oroshi Melicerte, aéromaître. Je m'appelle aussi Golgoth, traceur de la Horde, Arval l'éclaireur et parfois même Larco lorsque je braconne l'azur à la cage volante. Ensemble, nous formons la Horde du Contrevent. Il en a existé trente-trois en huit siècles, toutes infructueuses. Je vous parle au nom de la trente-quatrième : sans doute l'ultime.

Wow! L'auteur crée un univers unique, par son imagination et par sa maîtrise de la langue avec laquelle il joue sans cesse. Les personnages sont tous attachants, et leur vie aussi, on suit leur quête, leur courage, leurs histoires d'amitié et d'amour.
Il ne faut surtout pas se laisser rebuter par les néologismes et les différents narrateurs, ne laissez pas tomber au bout du premier chapitre, ça serait dommage. Comme je l'ai lu ailleurs, au début on dirait un peu la langue des schtroumpfs, mais ça passe vite, vous verrez.
Bref : un grand roman!!
Le livre est fourni avec un CD, dont je ne peux rien dire puisque je ne l'ai pas écouté. J'avais peur que ça biaise mon interprétation du roman, j'aime bien quand je suis complètement libre d'entrer dans le livre comme je veux.

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Mercredi 12 juillet 2006 3 12 /07 /Juil /2006 14:49

Que faire lorsque la femme de votre vie décide de vous quitter parce qu'elle vous aime ? Comment sauver le couple de ses parents quand on a huit ans ? Une fille à la dérive peut-elle devenir une fée parce qu'un petit garçon a décidé de croire en elle ? Avec la force, l'humour et le style qui ont fait le succès de tous ses romans, Didier van Cauwelaert, prix Goncourt pour Un aller simple, nous montre une fois encore comment le quotidien le plus cruel peut basculer dans le merveilleux, et la détresse ouvrir le chemin d'une seconde vie.

Les personnages ont chacun leur univers dans lequel ils se réfugient; j'ai surtout apprécié les personnages de Raoul et de Sézar. C'est vrai que c'est un joli conte, mais je le trouve plus construit et plus réfléchi que certains autres du type "les cinq personnes que j'ai rencontrées là-haut". Là, on a quelque chose de touchant sans tomber dans la mièvrerie (à mon sens).
J'ai vu sur un autre forum qu'il était reproché à Van Cauwelaert de ne pas se renouveler, de jouer toujours sur le même filon; j'ai lu "hors de moi" et n'ai pas eu cette impression... Un troisième m'aiderait sûrement à parachever mon opinion.

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Mercredi 12 juillet 2006 3 12 /07 /Juil /2006 14:47

Mon cher Max... Mon cher Martin... Du 12 novembre 1932 au 18 mars 1934, entre l'Allemagne et les États-Unis, deux amis s'écrivent. Max, l'Américain, parle de sa solitude depuis le départ de son ami ; Martin, l'Allemand, lui raconte sa nouvelle vie dans une Allemagne qu'il peine à reconnaître tant elle est défigurée par la misère. Au fil des lettres, inexorablement, Martin et Max s'éloignent l'un de l'autre. D'autant que Max est juif...
Écrit en 1938, ce texte cinglant et visionnaire était depuis longtemps tombé dans l'oubli. Publié pour la première fois en France en 1999 par les Éditions Autrement il connaît depuis lors une formidable renaissance.

Livre tragique mais criant de vérité. A lire, d'autant plus qu'il date de 1938.

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Mercredi 12 juillet 2006 3 12 /07 /Juil /2006 13:18

En ce 18 octobre 1988, Jeff Winston se trouve dans son bureau new-yorkais, et écoute sa femme lui répéter au téléphone : " Il nous faut, il nous faut... " Il leur faudrait, bien sûr, un enfant, une maison plus confortable. Mais surtout parler. A cœur ouvert. Sur ce, Jeff meurt d'une crise cardiaque. Il se réveille en 1963, à l'âge de dix-huit ans, dans son ancienne chambre d'université. Va-t-il connaître le même avenir ? Non, car ses souvenirs sont intacts. Il sait qui va gagner le prochain Derby, et ce qu'il en sera D'IBM et d'Apple... De quoi devenir l'homme le plus puissant du monde, jusqu'à... sa deuxième mort, et qu'une troisième, puis une quatrième vie commencent...

Ce roman m'a vraiment accaparée. Ca s'essouffle un peu par moments, mais ça ne dure pas. Bémol aussi, je ne trouve pas la fin à la hauteur du reste. Je ne sais pas exactement ce que j'attendais, mais probablement quelque chose un peu moins en queue de poisson, quelque chose de plus spectaculaire...
Enfin, mis à part ça, il m'a vraiment bien tenu en haleine, ça a été un plaisir.

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Mercredi 12 juillet 2006 3 12 /07 /Juil /2006 13:18

Avec cet ample roman, dont le titre aurait pu être Le Livre de l'Amour, c'est une fresque de l'éternelle aventure de l'homme et de la femme qu'après un long silence nous offre l'auteur de Solal, de Mangeclous et du Livre de ma mère.

Pardon, je crois que je vais en choquer beaucoup tant ce livre est considéré comme un chef d'oeuvre, mais je n'ai pas aimé. Au début du livre, je m'ennuyais franchement. Puis est venu le moment qui selon moi touche vraiment au génie dans ce roman: la rencontre de Solal et d'Ariane au Ritz. Malheureusement, la fin de ce passage m'a beaucoup déçue, je n'ai pas trouvé ça crédible du tout. J'ai donc lu la suite par curiosité.
En bref, je comprends que certains puissent aduler ce roman, parce que Cohen est vraiment un fin psychologue et certains passages sont truculents; mais tout le reste, ce trop important reste, ça ne m'a pas touchée...

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