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Un jeune Américain, employé par une compagnie de navigation, loue une chambre dans une famille japonaise. Rien de plus simple.
Mais cette histoire se passe à Hiroshima. Et, peu à peu, malgré la pudeur, la fierté et le stoïcisme de ses hôtes, Sam découvrira un à un les secrets des survivants de la bombe : les souvenirs affreux d'une nuit unique dans l'histoire de l'humanité et la peur de l'avenir. Enfin, tout parle de la mort atomique jusqu'aux fleurs blanches qui, pour honorer les disparus, descendent le cours du fleuve. Plus jamais Hiroshima.
Ce livre obtint en 1961 le prix Albert Schweitzer.
Les fleurs d’Hiroshima raconte le douloureux quotidien d’une famille japonaise après la catastrophe nucléaire. Survivants de la bombe, les héros ressentent chaque jour qui passe le
souvenir du drame, parfois bien malgré eux.
Sam, jeune américain un peu naïf, n’imagine même pas les conséquences qu’a pu avoir la bombe ; il sent bien qu’il fait parfois des faux-pas, mais il lui faudra du temps pour enfin comprendre. C’est la rencontre de deux cultures, de deux personnes et de deux expériences de vie.
Tout est dit à la fois simplement et avec finesse ; il n’y a pas de gros épisodes larmoyants avec révélations fracassantes, et pourtant, petit à petit, les choses nous sont dévoilées, de façon bien émouvante. Ce petit roman de 180 pages à peine se lit d’une traite et en vaut la peine ! Je l’avais découvert grâce à un forum de lecture et ne regrette pas.
Jusqu'à présent, Elmir menait une existence sans histoires. Mais des "barbus" sont montés dans le tram et ont terrorisé tout le monde, marquant ainsi le début d'une période d'épouvante ponctuée d'attentats et de meurtres. La bibliothèque où travaille la mère d'Elmir est incendiée, son père, journaliste à La Liberté, est menacé... L'oasis de la paix est encore loin.
Elmir est un adolescent algérien, qui va au collège, passe ses samedis après-midi avec ses copains et a la tête dans les nuages quand il est avec Nadia, sa voisine. Bref, une adolescence banale…
Jusqu’au jour où les « combattants de l’ombre » commencent leurs attentats.
L’histoire d’Elmir est celle qu’ont connu et que connaissent encore des milliers d’Algériens. L’auteur s’est bien documenté, malgré quelques maigres incohérences et présente un récit bien écrit, sans pathos ni manichéisme. On découvre avec lui la montée du terrorisme dans le milieu des années 90, la peur, le doute (qui est du côté des « barbus » ? à qui peut-on se confier sans risques ? dans quelle mesure peut-on parler et se déplacer comme on veut… ?). C’est d’autant plus difficile pour Elmir qu’il n’a qu’une douzaine d’années et qu’il vit donc très mal les restrictions que lui imposent ses parents et que commandent les circonstances. Bien que né dans un milieu très favorisé, tout n’est pas rose pour lui en ces temps plus que difficiles pour tous les Algériens.
C’est un petit roman jeunesse qui, sans être un chef-d’œuvre, a le mérite de présenter avec justesse une histoire et un contexte proches de nous et pourtant souvent méconnu.
Bonjour!
Suite à une suggestion d'Anjelica (merci pour cette idée!), j'ouvre ce message.
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