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Mardi 27 octobre 2009
Billet mis à jour en ce 27/10/2009

J'ai tâché de récapituler toutes mes lectures communes à venir, en donnant pour chaque titre les autres bloggeurs qui partagent la lecture et la date prévue pour la publication des billets. Il est fort probable que j'aie oublié des gens, ou des dates! N'hésitez pas à me le faire savoir par un petit commentaire!

Il y a également plusieurs livres dans ma PAL qu'Edelwe a déjà lus ; nous comptons donc publier nos billets le même jour. Je n'ai pas ajouté les titres en question, mais si vous voulez je pourrai le faire.

Je présente ci-dessous les lectures communes à venir ; les liens vers les lectures communes ayant déjà eu lieu sont consultables à la fin de ce billet.



Novembre 2009

Kessel Joseph : Le lion.
Avec Abeille, Carine, Cécile, Cryssilda, Edelwe, Hermione, Karine :), Lectiole, Stephie.  Pour le 19.

Sepulveda Luis : Le vieux qui lisait des romans d'amour.
Avec Edelwe, Hermione, Mariel, Theoma. Pour le 21.

Findley Timothy : Pilgrim.
Avec Edelwe, Lectiole. Pour le 27.


Décembre 2009

Dickens Charles : De grandes espérances.
Avec Ys. Pour le 21.



Janvier 2010

Austen Jane : Mansfield Park.
Avec Cécile, Diane, Edelwe, George, Hermione, Meria. Date à fixer.

Chandernagor Françoise : L'allée du roi
Avec Christelle. Pour le 24.


Février 2010


Maupassant Guy de : Boule de suif (recueil de nouvelles).
Avec Edelwe, Mariel.

Christie Agatha : Les pendules.
Avec Ankya.


Juin 2010


Cheng François : Le dit de Tianyi
Avec Flo. Date à fixer.



Mois et dates à fixer pour :

Auel J.M. : Les enfants de la terre.
Avec Edelwe.

Christie Agatha : Le vallon.
Avec Edelwe.

Dumas Alexandre : Vingt ans après
Avec Edelwe.

Fetjaine Jean-Louis : La trilogie des elfes.
Avec Edelwe.

Giono Jean : Le hussard sur le toit.
Avec Edelwe.

Gogol Nicolas : Journal d'un fou.
Avec Awa, Bladelor.

Hobb Robin : Les aventuriers de la mer T.1.
Avec Edelwe.

Homère : L'iliade.
Avec Bladelor (?), Edelwe.

Homère : L'odyssée.
Avec BladelorEdelwe.

Ishiguro Kazuo : Les vestiges du jour.
Avec Bladelor.

Joyce James : Dubliners.
Avec Nanne.

Malraux André : La condition humaine.
Avec Edelwe.

Maurier Daphné du : Mary Anne.
Avec Bladelor.

Melville Herman : Moby Dick.
Avec Edelwe.

Mérimée Prosper : Carmen.
Avec Edelwe.

Pagnol Marcel : Topaze.
Avec Edelwe.

Poe Edgar Allan : Histoires grotesques et sérieuses.
Avec Edelwe.

Swift Jonathan : Gulliver's travels.
Avec Edelwe.

Verne Jules : Le château des Carpathes.
Avec Edelwe.

Zola Emile : Pot-Bouille.
Avec ChristelleEdelwe, Nanne.



Lectures communes ayant déjà eu lieu :

Octobre 2009

Machiavel Nicolas : Le prince.
Avec Anne-Sophie, Belledenuit, Dunky, Edelwe, Petitefleur. Pour le 4.

Salinger J.D. : L'attrape-coeurs.
Avec Christelle. Pour le 15.

Nohant Gaëlle : L'ancre des rêves.
Avec Bladelor et Sylire. Pour le 22.
Par kalistina - Publié dans : challenges
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Lundi 26 octobre 2009
Encore de quoi faire grimper la PAL... Mais vous verriez à quel prix je les ai payés, même pas d'occasion (promo de l'éditeur) !
J'ai donc acheté :

Démons et merveilles
d'Edouard Brasey, en poche aux éditions du Chêne :


Le roman de Renart, dans la même collection :


Les sites coup de coeur de Pierre Josse, aux éditions du Chêne toujours :


Et monsieur Kali s'est offert Lofts de Francisco Asensio Cerver aux éditions E.P.A. :
Par kalistina - Publié dans : nouveaux livres
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Dimanche 25 octobre 2009

Au sommet de son pouvoir mais à la fin de sa vie, le cardinal Mazarin achève l'éducation du jeune roi Louis XIV, sous le regard de la reine-mère Anne d'Autriche et d'un Colbert qui attend son heure. Tous ces personnages, leurs calculs et leurs rivalités ne sont pas sans rappeler les jeux du pouvoir et ces liens étroits entre affaires publiques et vie privée dont nous sommes témoins aujourd'hui sur la scène politique. Tant il est vrai que les régimes changent mais que les motivations des hommes restent les mêmes...

Claude Rich est magistral en Mazarin, il joue à la perfection cet homme aux rênes du pouvoir, plein de richesses, mais qui se défie de tous et voit la mort arriver avec effroi. Le personnage est d'importance, et pourtant Claude Rich arrive à lui insuffler une légèreté qui le rend attachant! Les personnages secondaires sont très bien joués aussi, mais vraiment Claude Rich est formidable!
Et les dialogues, mais comme j'ai ri!! Quel dommage que je ne puisse pas vous donner quelques extraits savoureux (impossible de me les rappeler exactement)!
Sachez que cette pièce ne vaut pas le détour que pour le jeu des acteurs et la qualité du texte : j'y suis moins sensible, mais elle a remporté deux Molières cette année, dans les catégories "décorateur" et "création lumière".

Les critiques sont positives elles aussi... Je vous en livre une synthétique mais qui dit l'essentiel : « Une brillante pièce, des acteurs souverains, un décor d’une somptuosité parfaite. » Bernard Thomas, Le Canard Enchaîné.

Cette création du Théâtre Montparnasse est jouée depuis septembre 2008, et en tournée jusqu'au printemps, un peu partout (Roubaix, Biarritz, Meaux, Genève, Nancy...) ; ne la manquez pas si elle passe près de chez vous!

Merci à Edelwe grâce à qui et avec qui je suis allée voir cette pièce hier soir!
Par kalistina - Publié dans : théâtre
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Jeudi 22 octobre 2009
" - Dis donc, gamin, on t'a pas appris qu' c'était pas poli de zieuter comme ça ? J'aime pas les malins. Fais bien attention à toi. Les morts marchent, ce soir. Fais bien attention à toi. Un long frisson le frigorifia comme une bourrasque giflant un corps trempé. Les morts marchent, ce soir. Une comptine dont il avait perdu le souvenir lui traversa la tête. " Faut boire à la santé des gars Qui sont coulés, au fond, en tas. " Dans un petit village de la côte bretonne, chaque nuit, les enfants Guérindel, Benoît, Lunaire, Guinoux et le petit Samson, sont en proie à des cauchemars terrifiants qu'ils taisent à leurs parents... Enogat, leur mère, a toujours interdit à ses quatre fils d'approcher le bord de l'eau. Est-ce seulement pour les protéger des dangers de la nature ? Ou d'une autre menace qui ne dit pas son nom ? Entre conte fantastique et roman d'initiation, L'Ancre des rêves sonde le mystère des peurs d'enfant.

L'ancre des rêves, chouchou incontesté des blogueurs de l'année 2007! Pour ma part, j'avais préféré attendre, attendre d'avoir oublié tout ce que j'en avais lu pour m'en faire ma propre opinion. Et puis, soyons franche, j'avais peur d'être la seule à ne pas aimer et à ne pas savoir comment le dire!
Rassurez-vous, je vais rester terriblement conventionnelle : ce fut un énorme coup de coeur pour moi aussi!

Les frères Guérindel vivent chaque jour dans l'angoisse du cauchemar de la nuit qui les attend... Et nuit après nuit, l'horreur du rêve est toujours la même. Aucun n'ose s'en ouvrir à qui que ce soit, ni à ses frères, ni à ses parents...
Mais un jour, Lunaire (quel joli prénom!) décide d'affronter son rêve, de ne plus subir et de mener l'enquête pour comprendre son cauchemar. Ses recherches le mènent d'abord auprès du père Jo, puis d'Ebenezer (ainsi nommé en hommage à Dickens... d'ailleurs j'ai Un chant de Noël dans ma PAL, je sens qu'il ne va pas tarder), qui a passé sa vie à aider les marins, et de la vieille Ardélia, qui les a tant aimés, les marins...

Car nous sommes en Bretagne, les marins hantent les rêves des enfants et terrorisent encore certains adultes... Comme Enogat, la mère des garçons, qui leur interdit d'approcher la mer, la mer qui ensorcèle ceux qui l'approchent et refuse parfois de les rendre à la terre et à ceux qui les attendent à quai. J'ai senti l'air marin, j'ai vu les embruns, je me suis sentie bretonne sans jamais y avoir mis les pieds!
Quelle atmosphère... J'ai vraiment été happée par tout ce petit monde. Le côté fantastique m'effrayait au départ, moi qui ne regarde déjà par les films interdits aux moins de 10 ans de peur de mourir de trouille. Finalement, bien que les rêves des garçons soit clairement des cauchemars, je n'ai pas eu la frousse. J'ai adoré la façon qu'a Gaëlle Nohant d'évoquer ce monde onirique comme s'il était clairement réel, sans nul doute lié à la réalité et au monde des vivants.
On est dans une Bretagne encore empreinte de légendes, où on cohabite avec son passé, ses morts, ses rêves, et avec la mer, qui fait un peu figure de divinité païenne. C'est à mon sens un tour de force que de parvenir à créer une telle atmosphère, qui vous happe comme un aimant!

Je voudrais évoquer un dernier point qui me semble important dans ce roman : les relations familiales. Les histoires du passé restent au placard, on est dans le non-dit qui se veut protecteur et qui fait des ravages... Et pourtant Enogat déborde d'amour pour ses enfants, ses fils sont tout pour elle ; tout comme les garçons, qui sont très attachés les uns aux autres mais ne savent comment le montrer. Il y aurait bien d'autres choses intéressantes à évoquer quant à la famille dans ce roman, mais je me tais, je ne vous spoilerai pas!

Je suis très frustrée de ne trouver les mots pour vous convaincre que vous feriez une grave erreur en passant à côté de cette lecture, parce qu'il s'agit là clairement d'un coup de coeur pour moi!

Il s'agissait d'une lecture commune avec Bladelor et Sylire. L'avaient lu avant nous Choupynette, Clarabel, Elfique, Emeraude, Fashion, Florinette, monsieur Kiki, Lhisbei, Lilly, Lily, Tamara, Thom, Yuyeyin...
Par kalistina - Publié dans : littérature contemporaine francophone
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Mardi 20 octobre 2009
Un fonctionnaire modeste et veuf, Cachelin, donne en mariage à son jeune et ambitieux collègue, Lesable, sa fille, Coralie, seule héritière d’une vieille tante fortunée.
À la mort de la tante, on découvre avec stupéfaction que la galante repentie avait mis comme condition à l’héritage que l’union ne fût pas stérile, et même que sa nièce eût un enfant dans les trois ans, faute de quoi l’argent irait aux pauvres.
Les jeunes mariés se mettent donc à l’ouvrage. Et les époux, pour procréer, redoublent d’efforts désespérés, ce qui les font passer de la tendresse à la haine. En effet, le malheureux Lesable s’avère incapable de donner un enfant à sa femme.
Le temps passe. Que faire pour ne pas manquer l'héritage?


Ah, la douce vie d'employé de bureau... Les commérages, les mesquineries, les petites entourloupes pour en faire le moins possible tout en donnant l'impression qu'on en fait beaucoup... Et une obsession : l'augmentation de fin d'année. Terriblement actuel, isn't it?
C'est en partie pour cela que j'aime Maupassant : l'air de rien, sa plume est rudement acérée! Aucun des petits travers de l'individu observé, ici "l'homo administrandis", n'est épargné, et ses récits ont toujours quelque chose d'universel et d'intemporel. C'est un régal que de suivre les petitesses des personnages et d'observer par le petit bout de la lorgnette jusqu'où ils sont prêts à aller pour parvenir à leurs fins. Et comme d'habitude, c'est dans l'adversité qu'on montre son vrai visage! Mais rassurons-nous, au moindre petit rayon de soleil apaisant, hop, on oublie tout pour revêtir à nouveau son petit masque hypocrite.
C'est délicieusement atroce de voir comme les jeunes employés martyrisent le pauvre père Savon avec leurs blagues potaches, comme Lesable a les dents qui rayent le parquet, comme Coralie peut faire la girouette quand elle a un million de francs dans la tête...
Comme toutes les fois où j'ai lu Maupassant, ce fut un plaisir, tel que je n'ai pas vu les pages tourner!

J'ai lu cette longue nouvelle dans la collection "à s'offrir en partage" des éditions André Versaille, et je voudrais souligner le plaisir matériel des ouvrages qui la composent : 5€, et surtout un format tout petit, tout pratique, qu'on peut emmener partout avec soi! On renoue avec l'idée originale du livre "de poche" et j'adore ça! Et puis c'est trop joli, cette petite lorgnette de la couverture sur la première page. Bref, une collection à découvrir, qui associe ce packaging parfait à un contenu tout aussi plaisant : les auteurs classiques sont remis au goût du jour. Si tant est qu'ils aient jamais été démodés, hein... Mais je me dis que si je ne les aimais pas, j'aurais peut-être envie de revenir sur mon jugement, avec ces jolies couleurs roses et jaunes!

Je vous invite à lire les avis d'Erzébeth, de Praline et de Sylire.
Par kalistina - Publié dans : littérature classique francophone
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Dimanche 18 octobre 2009
Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler de deux forums de lecture que j'affectionne (même s'il m'est arrivé de les délaisser à certains moments!) :

Le premier s'appelle Au Marque Page, il est très convivial, on parle de nos lectures mais aussi du quotidien et des autres passions des uns et des autres (d'ailleurs y a des pros de la pâtisserie, je ne vous dis que ça!).

Le second s'appelle Parfum de livres, et c'est un vivier foisonnant de passionnés ; les goûts sont très éclectiques, je n'en finis pas de découvrir de nouveaux auteurs (et ma LAL gronde!).

Et vous, fréquentez-vous les forums littéraires? D'autres forums? Préférez-vous rester dans la bulle bloguesque?
Par kalistina - Publié dans : blabla
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Jeudi 15 octobre 2009
" L'attrape-coeurs ", roman de l'adolescence le plus lu du monde entier, est l'histoire d'une fugue, celle d'un garçon de la bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n'ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents. Trois jours de vagabondage et d'aventures cocasses, sordides ou émouvantes, d'incertitude et d'anxiété, à la recherche de soi-même et des autres. L'histoire éternelle d'un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu.

Holden Caulfield, 16 ans, s'est encore fait virer de son lycée... Il n'ose pas l'avouer à ses parents et doit donc attendre mercredi pour rentrer passer chez eux les fêtes de Noël. Ce sont trois jours d'errance et de questionnements qui commencent.
Holden est un ado, il rejette ce et ceux qui l'entourent, ses copains de chambre sont de pauvres types, les profs sont barbants, son père fait un métier qui ne sert qu'à flouer les gens pour aller jouer peinard au golf le dimanche... Bref, jamais content, un ado, quoi. Certains trouvent tout de même grâce à ses yeux, comme sa petite soeur Phoebe, qu'il adore. Cet attachement est vraiment touchant! On voit d'ailleurs à plusieurs reprises qu'il n'est pas si odieux qu'il le prétend envers les autres, notamment lorsqu'il s'inquiète de la peine qu'éprouvera sa mère lorsqu'elle le saura viré encore une fois.
Au départ, j'ai souri à lire le style de l'auteur, c'est véritablement un ado qui s'exprime! Bien que ma traduction utilise des expressions vraiment datées... J'aurais été ado, j'aurais trouvé ce roman terriblement ringard à cause de ça. J'ai aussi été touchée par le désarroi de Holden, qui tente de jouer aux adultes, mais qui a des réactions et réflexions d'ado, voire d'enfant parfois. Il est finalement très seul, et on a envie de l'aider, bien qu'on sache qu'il ne nous écoutera pas...
Cela dit, je n'ai pas eu de coup de coeur pour ce roman, je dirais même qu'il n'aurait pas fallu qu'il soit plus long, sinon j'aurais décroché. Je comprends qu'un tel style ait pu être novateur à sa sortie en 1951. Mais je ne me suis pas reconnue en Holden et je pense que je me serais encore moins identifiée à l'adolescence (j'étais moins tolérante, je l'aurais juste pris pour un gosse de riche en pleine crise idiote!).

J'ai recopié ci-dessous un petit passage qui me semble assez représentatif, et du style et des idées : Holden évoque ici l'ambiance dans les collèges de garçons.
"Y a que des types foireux, et tout ce qu'ils font c'est étudier afin d'en savoir assez pour arriver plus tard à s'acheter une saloperie de Cadillac, et faut prétendre que ça vous embête si l'équipe de foot a perdu, et on glande du matin au soir à baratiner sur les filles et sur l'alcool et le sexe, et on forme des petits groupes merdiques de soi-disant copains qui se serrent les coudes".

L'avis de Christelle, avec laquelle j'ai partagé cette "lecture commune", mais aussi ceux d'Allie, le Bibliomane, Choupynette, Cuné, Essel, Karine :), Malice, Praline.
Par kalistina - Publié dans : littérature contemporaine étrangère
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Mardi 13 octobre 2009

" Va où il y a des livres..."
Sur ce conseil insolite d'un clochard, le jeune Julien, qui traîne dans le Paris de l'après-guerre le souvenir d'une blessure d'amour, trouve un petit emploi chez un libraire. Il rencontre Roland, un étudiant dandy, qui le présente bientôt à sa mère Eleanor, une Américaine de Boston, éprise de littérature et d'art français. Ainsi va commencer pour Julien un roman d'apprentissage que Stendhal n'eût pas désavoué.
Apprentissage du monde, d'abord, dans un Paris où l'on croise Aragon, Bachelard, Asturias ou Darius Milhaud. Initiation amoureuse, aussi, qui, bien qu'elle finisse mal, aidera le jeune homme à trouver son destin. Mais la grande affaire, ce sont les livres. " Viens creuser le lit de la merveille ", a dit à Julien un vieil émigré de l'Est en l'entraînant dans sa bibliothèque. Il ne l'oubliera plus. A travers cette peinture attendrie et souriante du Boul'Mich' et du Saint-Germain d'autrefois, le romancier des Allumettes suédoises et du Cygne noir salue sa propre jeunesse et la passion de sa vie : la lecture.


J'étais bien triste en refermant mon livre d'en quitter le héros...
La vie du jeune Julien n'est pas rose en ce début des années cinquante. Il est seul, sans travail, sans réel logement... Et puis sa rencontre avec Roland va tout précipiter. Viendront le travail à la librairie, où il côtoiera tant de personnages attachants (mademoiselle Lavoix, Saint-Fargeau...), et surtout l'entrée dans l'appartement de famille, et le quotidien avec la so smart Eleanor. Le personnage de l'Oncle m'a beaucoup touchée lui aussi.
D'une manière générale, que de solitude! Il m'a semblé que pas un des personnages n'en souffrait, ne serait-ce qu'un peu - voire bien trop, comme l'Oncle ou simplement notre Julien. Ca m'a fait me sentir agréablement mélancolique...
Robert Sabatier a écrit avec Le lit de la merveille une très belle autobiographie romancée(?), dans laquelle il chante son amour des livres et ses autres émotions. Je me suis attachée à lui, comme si je le connaissais... Et, après l'avoir croisé une première fois à un salon littéraire où je lui ai acheté cet ouvrage, j'ai envie de le rencontrer à nouveau en dédicace pour lui dire les bons moments que j'ai passés avec lui.

Je voudrais vous faire partager quelques passages, simples phrases ou extraits, qui manifestent cet amour du livre dans lequel je me suis reconnue, et dans lequel je suppose que d'autres se reconnaîtront, et d'autres passages que j'ai tout simplement trouvés beaux.

"Durant le cours de mes lectures, parfois, je me sentais traversé par un rayon lumineux. J'étais chargé, comme une pile, d'une étrange électricité. L'inconnu de la vie se révélait le temps d'un éclair. Il fuyait et je devais lire et lire encore dans l'espoir d'un nouvel éblouissement, d'une nouvelle charge d'énergie. C'était comme si je cherchais mon salut dans une inhabituelle beauté. Comme si un second coeur était entré dans ma poitrine pour battre à l'unisson du mien. Comme si l'intelligence des textes ne résidait pas seulement dans mon cerveau mais dans mon corps entier".

"Je collectionnais mes lectures comme don Juan ses maîtresses et aucune statue de Commandeur ne viendrait me punir du vice".

"J'étais "là où il y a des livres" et lire était devenu pour moi une activité physique comme boire, manger, dormir, marcher."

"Je ne sortais jamais d'une librairie ou d'une bouquinerie les mains vides".


J'ai d'abord craqué pour le titre, puis pour la 4e de couverture, puis pour ce que j'ai lu... Ce roman vaut la peine d'être connu!

Kattylou l'a lu aussi, et c'est un coup de coeur pour elle aussi!
Par kalistina - Publié dans : littérature contemporaine francophone
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Dimanche 11 octobre 2009
Saviez-vous que Caroline a une double personnalité? Elle pense être la mère Noël et m'offre à chaque fois des colis plus somptueux...
Jugez plutôt !

D'abord, le colis lui-même avec mon petit pseudo en jolies lettres aux couleurs de l'automne : j'ai adoré cette petite attention!


Ensuite le colis ouvert : on voit sur le dessus les deux cartes : celle à lire en premier et celle à ouvrir à la fin!


Le contenu au grand complet (non mais ça vous fait pas halluciner une telle débauche de cadeaux?? J'avais des étoiles plein les yeux!) : notez la petite touche automnale, il y a une petite étiquette aux couleurs et motifs de la saison sur chaque paquet!


Observons maintenant le contenu des petits paquets...

A boire : tout vient de chez Fauchon!! C'est un colis de grand luxe!
Nous avons du rooibos "automn", le bien nommé, au goût chocolat-orange. Je l'ai goûté hier, c'est délicieux!! J'adore ce mélange en boisson!
A gauche, nous avons "le marchand de rêve", un rooibos camomille, verveine et miel ;
et au milieu, une "tisane créative", avec trop d'ingrédients pour que je vous en fasse la liste :D
Moi qui ai une nette préférence pour le thé-sans-thé, comprenez tisanes, rooibos, infusions, décoctions et autres, je suis ra-vie. D'autant que Fauchon, je ne vous apprends rien mais c'est de la top qualité!


A manger : je vous décris un peu l'image.
- crème de marrons au premier plan : le fruit de l'automne, et j'adore ça!!
- des mini-pots de confiture, de chez Fauchon toujours! Je suis allée acheter de la brioche hier tout exprès pour goûter au plus vite.
- derrière, une jolie boîte "automne" pile poil dans le thème, remplie de chocolats de chez Jeffe de Bruges.
- devant à droite, des tablettes miniatures de chez Jeffe toujours : au chocolat blanc et à la fraise, à la cranberrie, à la mûre ou à l'orange sanguine.
J'en salive rien que d'en parler!


A lire :
- le 100 % chouchou : Carrefour des nostalgies d'Antoine Laurain... Dédicacé! Si c'est pas la classe!
- le 100 % automne : La tournée d'automne de Jacques Poulin, auteur que je voulais découvrir.
- le 100% classique : De grandes espérances de Charles Dickens ; titre que je voulais lire depuis ma découverte d'Oliver Twist.
- et au fond à droite, un "hors swap" : oui car voyez-vous, c'est comme les essais dans la PAL, il y a des livres qu'on envoie dans le swap, mais c'est pas comme si on les envoyait vraiment, voyez. M'a trop fait rire cette catégorie "hors swap" :D Il s'agit donc d'Apnées, d'Antoine Choplin, un auteur que je ne connais pas chez un éditeur que je ne connais pas : de quoi satisfaire mon goût pour les surprises!


A utiliser avec admiration
:
Une chouette bougie, et surtout un sac beau, solide, pratique...


... et avec une broderie spéciale! De quoi me rappeler ce si chouette swap au long cours pendant des années!
Je suis admirative, je n'aurais jamais pu broder aussi bien! J'ai fait ma belle avec toute l'après-midi d'hier :D


Et enfin la carte home made. J'adore ces petites lettres colorées, avec le motif automnal qui va bien!


Je crois que ce colis fait partie des plus chouettes, des plus attentionnés que j'ai pu recevoir au cours des divers swaps auxquels j'ai participé. J'ai une chance folle d'avoir Caro pour binômette!
Allez, bavez tous de jalousie maintenant :p
Par kalistina - Publié dans : swaps
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Jeudi 8 octobre 2009

Un jour, Giorgio rencontre une femme dans un bar. Au premier abord, il ne la reconnaît pas. Puis les souvenirs affluent et il se retrouve plongé des années en arrière, en 1989 à Bari.
C'est l'année du massacre de la place Tian'anmen et de la chute du mur de Berlin. A vingt-deux ans, Giorgio achève son droit. II vient de la petite bourgeoisie et s'est fiancé à une étudiante en médecine issue d'un milieu aisé. Sa vie semble toute tracée jusqu'au jour où il fait la connaissance de Francesco, un garçon très séduisant et intelligent, dévoré par un immense désir de revanche. Francesco joue au poker et a mis ses talents d'illusionniste au service de la tricherie. Fasciné, Giorgio devient son partenaire de jeu et son complice. Il découvre alors un monde totalement inconnu : tripots, villas cossues, femmes faciles... Mais plus le temps passe, plus Giorgio subit l'influence de Francesco et, de compromission en transgression, il se voit descendre en enfer.


J'ai copié/collé la 4e de couverture de l'édition française, mais c'est la version d'origine, en italien, que j'ai lue.
Ca faisait plusieurs années que je n'avais pas lu un roman entier en italien... Et puis, comme je m'apprêtais à passer quelques jours de vacances en Italie - oui j'ai deux mois de retard dans l'écriture de mes billets! - , je me suis dit que j'allais emporter avec moi un roman dans la langue du pays.
J'appréhendais, mais cette lecture a été finalement moins ardue que je ne l'aurais pensé. L'histoire tient en haleine, et je pense que c'est tout à fait le type de livre qu'il faut choisir pour se replonger dans une langue étrangère après un long passage sans!
Giorgio est effectivement un "sale gosse", un jeune homme qui a tout pour réussir et qui décide de se saborder lui-même... Ben oui, sa vie était trop fade, trop ennuyeuse, trop prévisible, comprenez-vous. Et Francesco, son nouvel ami, est trop charismatique pour que quiconque lui résiste. Giorgio commence donc sa descente aux enfers, lentement mais sûrement... D'abord sans s'en rendre compte, puis conscient mais impuissant... Car il est faible, il n'arrive pas à mobiliser sa volonté au moment opportun, il se laisse happer par Francesco, et plus le temps passe, plus il devient difficile d'entrevoir une échappatoire.
Cette longue descente aux enfers, ce destin chamboulé et foulé aux pieds sont très bien décrits, ainsi que le monde addictif du jeu. J'ai lu ce roman sans trop de difficulté et avec plaisir. Seule la fin m'a déçue... à moins que mon piètre italien me l'ait fait mal comprendre!
Ce grand succès de librairie en italie a été adapté au cinéma (de l'autre côté des Alpes toujours) et traduit en français aux éditions Rivages depuis le mois d'avril, dans leur collection "thriller".
Par kalistina - Publié dans : littérature contemporaine étrangère
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