Chez Kali...

êtes-vous un LCA?

lca.jpg

Bienvenue!

Bonjour et bienvenue sur mon blog!
Vous y trouverez les notes de mes lectures ; vos avis sont les bienvenus.
Pour me contacter : lecturesdekali@gmail.com.
Au plaisir de vous lire :)
nti_bug_fck
Lundi 23 novembre 2009 1 23 11 2009 05:21
Le mois dernier s'est organisé, sur un forum que je fréquente, un "swap couleurs".
J'ai reçu samedi mon colis : c'est Vicim qui m'a swappée! Elle a choisi de me gâter en orange.

Le contenu chez Vicim, avant le départ :



Une fois chez moi :


J'ai donc reçu :
- un beau mug orange, dans lequel je vais me faire le plaisir de boire dès la fin du repas
- une boule à thé (en forme de fraise orange) avec sa soucoupe : on pose la soucoupe sur la tasse pour garder au chaud, puis quand le thé a fini d'infuser, on la retourne et on y dépose la boule à thé. C'est pas trop bien ?! Moi c'est mon petit coup de coeur en tout cas :D
- une belle grosse bougie toute ronde pour parfaire l'ambiance
- un livre avec deux nouvelles d'Albert Camus, auteur que je n'ai lu qu'une seule fois donc c'est une découverte presque totale
- un mignon petit savon à la mangue
- un moule à gâteau (en silicone, je crois) en forme d'étoile (et Vicim me donne même une recette pour tester sans plus attendre!)
- un pinceau de cuisine (sans comparaison avec les trucs que j'ai pu voir en magasin, celui-ci est trop classe!)
- du chutney aux carottes et au miel (très envie de goûter mais je ne sais pas encore avec quoi, si vous avez des recettes je suis preneuse)
- une tirelire qui malheureusement n'a pas survécu au voyage...

Mais monsieur Kali est plus fort que Bruce Willis qui sauve le monde, lui il sait ressusciter les cochons à la superglu :


Je vous invite à aller faire un tour sur le blog de Vicim, cuisinière émérite... rien que de parcourir ses billets, ça me met l'eau à la bouche!

Cette belle aventure de swap est quelque peu ternie par la mésaventure de ma swappée... J'ai envoyé mon colis mais il n'est jamais arrivé à destination! Après réclamation auprès du guichet, il serait stocké dans un centre de tri pour on ne sait quelle obscure raison... J'espère vraiment qu'elle pourra le récupérer!
Par kalistina - Publié dans : swaps
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires - Recommander
Samedi 21 novembre 2009 6 21 11 2009 18:25
Lorsque les habitants d'El Idilio découvrent dans une pirogue le cadavre d'un homme blond assassiné, ils n'hésitent pas à accuser les Indiens de meurtre. Seul Antonio José Bolivar déchiffre dans l'étrange blessure la marque d'un félin. Il a longuement vécu avec les Shuars, connaît, respecte la forêt amazonienne et a une passion pour les romans d'amour. En se lançant à la poursuite du fauve, Antonio José Bolivar nous entraîne dans un conte magique, un hymne aux hommes d'Amazonie dont la survie même est aujourd'hui menacée.

Quel beau roman, quel beau personnage que celui d'Antonio!
Antonio José Bolivar vit à l'orée de la forêt amazionienne, dans un coin éloigné d'un petit village, lui-même éloigné de tout. Maintenant qu'il est dans ses vieux jours, il a découvert la lecture, qui donne un sens à sa vie ; mais attention, pas n'importe laquelle! Celle des romans d'amour, qu'il peut lire grâce au dentiste, qui vient de temps en temps de la ville et qui rapporte au vieux les romans préférés d'une des putains qu'il fréquente.
Cet amour du vieux pour ses livres à l'eau de rose m'ont ramolli mon petit coeur : "il lisait lentement en épelant les syllabes, les murmurait à mi-voix comme s'il les dégustait, et quand il avait maîtrisé le mot entier, il le répétait d'un trait. Puis il faisait la même chose avec la phrase complète, et c'est ainsi qu'il s'appropriait les sentiments et les idées que contenaient les pages.
Quand un passage lui plaisait particulièrement, il le répétait autant de fois qu'il l'estimait nécessaire pour découvrir combien le langage humain pouvait aussi être beau".

Mais pour ceux qui le connaissent, Antonio est aussi celui qui sait parler à la forêt, cette forêt bel et bien vivante, cette forêt qu'il connaît et qu'il comprend. Car Antonio a vécu dans la forêt, aux côtés des Indiens Shuars. Poussé par le maire, Antonio retourne au coeur de la forêt... Comme il retourne au coeur de lui-même, se remémorant sa vie, notamment avec les Shuars.

En seulement 120 pages, c'est une véritable ode à la nature et à cette forêt amazonienne, que les "gringos" s'évertuent à tuer peu à peu... Et aussi un récit simplement touchant, avec des personnages hauts en couleur. J'ai vraiment beaucoup aimé cette lecture!


Il s'agissait d'une lecture commune avec Edelwe, Hermione, Marie L et Theoma. L'avaient déjà lu Abeille, Chiffonnette, Chrestomanci, Jules, Lounima, Mo.
Par kalistina - Publié dans : littérature contemporaine étrangère
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires - Recommander
Jeudi 19 novembre 2009 4 19 11 2009 05:36

Dans le grand parc royal du Kenya, Patricia vit avec les bêtes sauvages, au pied du Kilimandjaro.
L'enfant a su apprivoiser le lion King, qu'elle a recueilli alors qu'il n'était qu'un lionceau. Les buffles, zèbres, gazelles ou guépards ont, eux aussi, appris à la connaître. Mais par le parc passent les fiers guerriers masaï, et Oriounga, le plus orgueilleux d'entre eux, n'a qu'un rêve : affronter le grand lion...


Au cours d'un voyage en Afrique, un écrivain français s'arrête dans une réserve naturelle, gérée par John Bullit, un ancien chasseur ; il est entouré de sa femme Sybil, qui ne vit en Afrique que depuis son mariage, et de sa fille Patricia, qui semble vivre en osmose avec tous les animaux qui l'entourent.
Le narrateur découvre, fasciné, les liens que tisse Patricia avec une gazelle, un singe... mais surtout un lion. Patricia l'a recueilli lorsqu'il n'était encore qu'un minuscule lionceau et une incroyable amitié a pris vie entre eux. C'est vraiment beau de lire cet hymne à la nature, cette magie de la relation entre la petite fille et l'animal, leur complicité... Il y a quelque chose de magique.

L'autre élément qui fait le charme de ce roman est le long passage mettant en scène les Masai qui croisent la route de la famille Bullit. "Grâce et dénuement"... C'est un titre de roman, mais ça pourrait très bien qualifier ce peuple suite à la descprition qu'en fait le narrateur. "Les Masaï, eux, allaient sans un paquet, sans un ballot, sans une toile pour les abriter, ni un ustensile pour préparer la nourriture, sans charge, sans entrave". Ils sont nobles et fiers, en communion avec la sauvage nature qui les entoure, avec laquelle ils vivent ; on ne peut qu'admirer leur panache, leur honneur.

Outre les Masaï, donc, c'est ce lion qui m'a fascinée ; et c'est vraiment à lui, King le bien nommé, que je me suis attachée ; peut-être un peu aussi au narrateur, avec lequel on découvre ce monde d'un oeil vierge. Bullit est parfois touchant dans son amour pour sa femme et sa fille, dans sa volonté de racheter ses sombres années ; Sybil aussi, dans son déchirement entre son mode de vie "civilisé" qu'elle ne peut se résoudre à abandonner et les choix que font son mari et sa fille.
En revanche, je dois dire que la petite Patricia, si elle m'a fait sourire tendrement au début (pour son goût de liberté, son attachement aux animaux...), m'a au bout d'un moment franchement tapé sur les nerfs. C'est la période coloniale, certes, mais quelle capricieuse! Quel petit tyran avec les boys qui sont sous ses ordres! Elle m'a tout de même à nouveau inspiré de la tendresse à la fin... Mais avant, elle a vraiment constitué pour moi l'élément agaçant du roman!

J'ai donc passé un bon moment à lire Le lion, pour cet hymne à la nature encore libre, pour ce lion presque humain dans son comportement, pour l'évocation des Masaï ; mais ce n'est pas non plus pour moi le chef d'oeuvre qu'il est pour tant d'autres.

Le billet de Tiphanya, qui devrait bientôt être rejoint, puisqu'il s'agit d'une lecture commune, par les avis d'Abeille, Carine, Cryssilda, Edelwe, Hermione, Karine :), Lectiole, Noryane, Stephie.
Par kalistina - Publié dans : littérature contemporaine francophone
Ecrire un commentaire - Voir les 16 commentaires - Recommander
Dimanche 15 novembre 2009 7 15 11 2009 00:21
"La guerre de 14, je ne l'ai pas connue. Je veux dire, la tranchée boueuse, l'humidité qui traverse les os, les gros rats noirs au pelage d'hiver qui se faufilent entre les détritus informes, les odeurs mélangées de tabac gris et d'excréments mal enterrés, avec, pour couvrir le tout, un ciel métallique uniforme qui se déverse à intervalles réguliers comme si Dieu n'en finissait plus de s'acharner sur le simple soldat. C'est cette guerre-là que je n'ai pas connue."
Dans les premiers jours de 14, Adrien F, lieutenant du génie, est fauché par un éclat d'obus sur les bords de la Meuse. Défiguré, il est transporté au Val-de-Grâce où il séjournera cinq ans dans la chambre des officiers. Au fil des amitiés qui s'y noueront, lui et ses camarades, malgré la privation brutale d'une part de leur identité, révéleront toute leur humanité. De cette épopée dramatique, émouvante, mais drôle aussi parfois, on retiendra que des blessures naît aussi la grâce.


La première guerre mondiale est une période de l'histoire que je n'avais, je crois, jamais croisée en littérature. Pourtant, ce terrible épisode de notre histoire m'a toujours beaucoup intéressée ; entre autres parce qu'il me semble que c'est un tournant, le début du monde moderne dans lequel nous vivons.
Parmi tous les romans ou essais consacrés à la Grande Guerre, c'est La chambre des officiers que j'avais le plus envie de découvrir (en raison d'une certaine obsession d'une de mes collègues, qui a dû m'en parler une bonne douzaine de fois avant que je ne le lise!).
C'est là un roman simple, à l'écriture juste et sans fioritures, qui rend hommage aux gueules cassées. C'est justement cette sobriété dans le style qui me semble faire la force de cette histoire ; on est confronté à une souffrance sans nom, et pourtant on vit aux côtés d'Adrien, le héros, comme si on partageait réellement son quotidien.
Etre défiguré, c'est perdre son apparence d'homme, c'est s'éloigner des humains... Et pourtant, comme ils le sont, humains, tous les personnages de ce roman! Adrien est un homme comme tout le monde, un type avec des rêves, des souhaits, une certaine conception des choses... Ce n'est pas un héros, ni un monstre, c'est juste un homme victime de la guerre. Avec d'autres gueules cassées, les années de guerre se déroulent à l'hôpital, autour de partie de cartes et de discussions amusantes. Ces trois homme et cette femme vivent une très belle histoire d'amitié.
Marc Dugain s'est inspiré de son grand-père pour écrire ce court mais puissant roman, ce qui explique peut-être la justesse de ses propos et la proximité que j'ai eu l'impression d'avoir avec Adrien, le personnage principal. C'est un très beau roman, que je suis heureuse d'avoir lu... Et dont je compte voir bientôt l'adaptation, puisque je viens d'acheter le DVD!

Les avis d'Anjelica, Fanyoun, Ingannmic, Jules, Julien, Nanne, Pimprenelle.
Par kalistina - Publié dans : romans historiques
Ecrire un commentaire - Voir les 19 commentaires - Recommander
Mercredi 11 novembre 2009 3 11 11 2009 22:45
Je passe dans mon mode préféré ce soir : mode bisounours!
Edelwe m'a décerné le "prix de l'amitié" ce matin, : mille mercis!



A mon tour de citer 7 choses que j'aime :
- lire (mais quelle originalité...)
- manger des sucreries (en ce moment c'est chocolat au lait de chez Lindt et bonbons fourrés aux fruits)
- rester sous la couette (j'ai du sang de marmotte dans mes veines, et ça ressort en période de grand froid)
- regarder Big Bang Theory en VO (j'ai testé en VF, c'est carrément pas drôle, alors qu'en VO je me marre au moins 18 minutes sur les 22 que compte chaque épisode)
- m'inscrire à des swaps et autres opérations blogo-livresques
- profiter du froid pour manger raclettes et autres tartiflettes sans m'en vouloir le moins du monde
- rêver de gagner le jackpot au prochain tirage de l'Euromillions (mode bisounours je vous dis)

Puis 7 blogueurs à qui décerner cet "appreciation award" :
- Anneso
- Belledenuit
- Calypso
- Ellcrys
- Mariel
- Neph
- Theoma

J'en profite pour présenter officiellement mes excuses à Anneso, pour n'avoir toujours pas répondu à un de ses tags... Je n'oublie pas! Et puis ce sera original, je le ferai en décalage complet d'avec le reste de la blogosphère :p
Par kalistina - Publié dans : tests, questionnaires
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
Dimanche 8 novembre 2009 7 08 11 2009 23:23
Et si, écœuré par la défaite allemande en 1918, Adolf Hitler avait émigré aux Etats-Unis ? S'il s'était découvert une vocation d'écrivain de science-fiction ? S'il avait rêvé de devenir le maître du monde et s'était inspiré de ses fantasmes racistes et belliqueux pour écrire Le Seigneur du Svastika, un roman couronné par de prestigieux prix littéraires ? Etonnante uchronie et terrifiante parodie, Rêve de fer est une dénonciation sans appel et sans ambiguïté du nazisme.

Voilà un roman bien dérangeant, je n'avais rien lu de pareil auparavant...

Après une brève préface, le lecteur tombe sur la page de titre, puisqu'on a ici un roman dans le roman : Le Seigneur du Svastika d'Adolf Hitler. Dans un monde qui aurait pu être le nôtre, Hitler n'a donc pas pris le pouvoir en Allemagne avec les conséquences que l'on sait, mais a émigré aux Etats-Unis pour y devenir un auteur de SF reconnu. Et quel est le thème de ses romans? La survie de la pureté de la race humaine...

On fait donc connaissance avec Feric Jaggar, un "purhomme" qui refuse l'inéluctable agonie du pur génotype humain, menacé par les hordes de créatures mutantes : les hommes-perroquets, les hommes bleus... Son charisme et son fanatisme lui permettent de rapidement rallier d'autres "purhommes" à sa cause, en vue de dominer le monde pour "l'épurer".
Les processus de prise de pouvoir font froid dans le dos : la mise en oeuvre d'une politique de communication pour faire la promotion du parti et permettre le développement de la propagande, des discours empreints de la folie du fanatisme destructeur ("ce dont nous avons besoin, c'est d'une nouvelle volonté de préserver la pureté raciale de Heldon! Ce qu'il nous faut maintenant, c'est un gouvernement animé de la volonté irrépressible de purger, par le fer et par le feu, Heldon du dernier Dom et du dernier gène contaminé!" etc.), la création du corps d'élite des SS, "soldats du Svastika, qui sera une véritable élite, sélectionnée pour son dévouement, sa pureté génétique, sa force physique et son intelligence", les exécutions massives, le renforcement des "lois sur la pureté raciale"...
Et que dire de l'idéologie à laquelle croient dur comme fer Feric et ses soldats : la légitimité de leur domination sur les autres peuples, la nécessité de l'eugénisme, la justification des camps de concentration... Les termes "pureté", "supériorité" et autres du même genre reviennent sans cesse.

Evidemment, Spinrad a écrit un roman pour faire réagir ses lecteurs, pour dénoncer le nazisme, pour démontrer comment toute une population a pu se laisser convaincre insidueusement d'accepter l'inacceptable. Mais c'est à nous de faire l'analyse de l'oeuvre pour en déduire la dénonciation, car le roman lui-même glorifie Feric Jaggar et ses actes. Cela crée donc un climat particulièrement dérangeant, qui m'a mise mal à l'aise du début à la fin de ma lecture.
Cette ambiguité a d'ailleurs valu à Rêve de fer d'être longtemps interdit en Allemagne et dans certains autres pays, où il était vu comme une apologie du nazisme.

L'édition chez Folio SF comporte donc une nouveauté, une fausse postface : un psy-quelque-chose (-chiatre? -analyste?) de ce monde imaginaire analyse le roman de ce Adolf Hitler d'une réalité alternative. On y trouve tous les lieux communs attendus : le psy dénonce l'homosexualité refoulée du "patient", son aberration mentale, son fétichisme obsessionnel de nature morbide... Pour arriver à la conclusion qu'un type atteint d'une telle psychose "ne pourrait pas prendre le pouvoir ailleurs  que dans les fantasmagories d'un roman de science-fiction pathologique".
Cette postface lève donc le quiproquo qui aurait pu subsister quant aux intentions de Spinrad en écrivant ce roman. Reste que, en raison de mon malaise, je suis restée en retrait tout au long de ma lecture. Ce roman ne semble pas représentatif du tout de l'oeuvrede Spinrad... Alors je lirai peut-être un jour d'autres de ses oeuvres.
Par kalistina - Publié dans : science-fiction
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires - Recommander
Jeudi 5 novembre 2009 4 05 11 2009 05:20

Bonjour!

Je vous remonte ma petite boîte aux lettres...
Suite à une suggestion d'Anjelica (merci pour cette idée!), j'ouvre ce message.
Si vous voulez venir faire un petit coucou, dire quelque chose sans lien direct avec un article de ce blog, enfin tout ce que vous voulez, c'est ici!
A vous la parole, cet espace est le vôtre :-)

Par kalistina - Publié dans : vous avez la parole
Ecrire un commentaire - Voir les 131 commentaires - Recommander
Lundi 2 novembre 2009 1 02 11 2009 20:40
Il était une fois - car c'est ainsi que toutes les histoires devraient débuter - un garçon de 12 ans qui venait de perdre sa maman. Inconsolable, David a trouvé refuge dans les livres pour oublier le remariage de son père et la naissance de Georgie, son demi-frère. Une nuit, persuadé d'entendre sa mère l'appeler, David découvre un passage caché au fond du jardin. Il le franchit et se retrouve propulsé dans un monde fantastique, peuplé de personnages issus de ses lectures et de son imaginaire. Alors que la Seconde Guerre mondiale déferle sur l'Europe, David entame un périple à la recherche d'un vieux roi qui conserve ses secrets dans Le Livre des choses perdues, sésame qui permettrait au jeune garçon de quitter ce royaume.

David n'a que douze ans mais doit faire le deuil de sa mère. Quand sa nouvelle belle-mère arrive dans sa vie, il il tâche de faire quelques efforts, mais son ressentiment est trop fort, il en veut à son père de se détourner de lui et de la mémoire de sa mère, à cette nouvelle femme d'être en plus gentille envers lui...
Déjà friand de lectures, comme sa mère, David se replie bien vite dans sa nouvelle chambre, pour lire encore plus d'histoires, de contes et de légendes. Ca tombe bien, les murs en sont garnis... Mais ces nouveaux livres ne s'entendent pas forcément avec les anciens, ceux que David a apportés avec lui. Car David entend les livres se parler entre eux, d'abord en un faible murmure, puis de plus en plus fort... Et l'étrange ne fait que commencer!
Je me suis assez vite attachée à ce garçon ; il a beaucoup de tocs, comme de toujours faire les choses deux fois, parce que les chiffres impairs, c'est le mal! Ce sont ces petits détails qui me plaisent et donnent de l'épaisseur à un personnage qui sinon pourrait être banal.
Lorsque son sort bascule et qu'il se retrouve dans un autre monde, un monde magique, j'ai été happée par l'histoire! On croise de nombreux personnages de contes connus - ou que l'on croit connaître, car on a bien des surprises! Ainsi, les sept nains sont d'ardents militants communistes, contraints de vivre sous la dictature d'une abominable Blanche Neige. Camarade n°1 (pas de Simplet ni de Grincheux dans ces contrées) a d'ailleurs composé une chanson pour se donner du coeur à l'ouvrage, et il a eu quelques difficultés à trouver des rimes pour "collectivisation du travail" et "oppression des infâmes chiens capitalistes" :D
Dans cet univers de contes, nous avons aussi de dangereux loups, un gentil garde-forestier... Mais ici l'essence originelle des contes est retrouvée ; pas de beaux décors acidulés, pas de gentils personnages la main sur le coeur... Les contes prennent vie, dans toute leur noirceur et leur cruauté. Certains passages sont franchement violents, et je pense qu'à les lire à l'âge du héros j'aurais été traumatisée! J'ai donc décidé de classer ce roman dans la catégorie "fantasy", et non pas jeunesse, car je trouve qu'on en est loin.
Dans ce monde où les dangers sont légion, David grandit, mûrit, aidé heureusement par certains personnages empreints de bonté, notamment Roland (où l'ont voit que les légendes sont elles aussi bien représentées dans ce roman). Le livre des choses perdues est donc un roman initiatique, par la quête d'un jeune héros qui évolue dans un monde merveilleux (au sens premier), où le lecteur aura le plaisir de voir les contes et légendes qu'il connaît largement revisités, pour frissonner et tourner les pages sans s'arrêter.
Mes seuls regrets concernent une certaine prévisibilité au sujet de quelques éléments du déroulement, et un degré de violence sanguinolente qui aurait peut-être pu être moins élevé.
Un coup de coeur néanmoins, lisez-le!

Mes remerciements à Blog-o-Book et aux éditions de l'Archipel qui m'ont offert ce l
ivre.


Les avis de Cathulu, Cuné, Emeraude, Esmeraldae, Fashion, Gio, Karine:), Leiloona, Lilibook, Malice, Noryane, Pimpi, Praline...
Par kalistina - Publié dans : fantasy
Ecrire un commentaire - Voir les 17 commentaires - Recommander
Dimanche 1 novembre 2009 7 01 11 2009 06:03

Elle aimait les bijoux,les lumières, le luxe. C'est étranglée sur là paille d'une écurie, près d'une écluse du canal, à la hauteur d'Epernay, qu'on l'a retrouvée. Non loin de là, dans un paysage brumeux et imprécis, un yacht anglais allait plus vite que les lourdes péniches tirées par des chevaux. Sur un vélo d'emprunt, Maigret pédalait patiemment sur le chemin de halage. C'était encore la meilleure façon d'observer ce monde opaque et silencieux de la batellerie. Ce crime lui paraissait inexplicable. Etait-il dans un roman de moeurs ou devant une affaire sordide ?

Un meurtre dans le monde calme des écluses de Champagne-Ardennes, qui plus est d'une bourgeoise inconnue, voilà de quoi faire des remous... Le commissaire Maigret, dont c'est là une des premières affaires, arrive sur les lieux, interrogeant les touristes anglais de passage aussi bien que les braves charretiers du coin.
C'est la première fois que je lis Simenon, je n'ai même jamais vu un épisode de Maigret à la télévision... C'est vous dire qu'il s'agit là d'une vraie découverte pour moi. Eh bien j'ai beaucoup aimé ce roman, avec une intrigue à dénouer, un héros qui mène l'enquête, dans un univers clos et au charme désormais suranné. C'est un "whodunit", comme j'aime! J'ai d'autres Simenon dans ma PAL, que je lirai avec plaisir les jours où j'aurai envie d'une lecture détente.

Les membres du Blogoclub parlent aujourd'hui d'un oeuvre de leur choix écrite par Boris Vian, à l'occasion du cinquantième anniversaire de sa mort. Comme souvent, j'ai fait mon vilain petit canard, ayant déjà lu Vian sans grand plaisir, et je choisis d'évoquer Simenon, disparu il y a vingt ans. 1959, 1989... Je sais, le lien avec la lecture du Blogoclub est encore plus tordu que d'habitude!

Par kalistina - Publié dans : romans policiers
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
Samedi 31 octobre 2009 6 31 10 2009 19:26
Et ça c'est grâce à Caroline, ma copine de swap, qui maintenant m'offre même des cadeaux "hors circuit"!!!

Elle m'a très gentiment offert Le jeune homme vert, de Michel Déon, qu'elle a fait dédicacer par l'auteur au salon du livre de Saint Etienne.

J'suis trop contente, j'aime les dédicaces et je me disais justement il y a peu, en le voyant interviwé à la télévision, que je n'avais jamais rien lu de lui!

Le jeune homme vert, enfant trouvé en 1919 à Grangeville (Normandie), adopté par le jardinier du domaine de la famille du Courseau, grandit dans l'intimité de ses parents adoptifs et dans celle de ses nobles maîtres. Ses aventures à travers la France et l'Europe, mêlées à de nombreux événements publics et sociaux, inspirent à Michel Déon un roman picaresque dans la tradition de Lesage et de Fielding.

Quelqu'un l'a lu?
Par kalistina - Publié dans : nouveaux livres
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés