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Mercredi 5 mars 2008
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Linnea a seize ans, plein de complexes, et pas mal de questions qui lui trottent dans la tête. La seule qui la comprenait, c’était Pia. Sa meilleure amie, son amie pour la vie. Enfin, pour cent vingt jours, « sans compter les week-ends », Linnea a fait le calcul une fois. Puisque Pia est morte.

Comme dit la grand-mère de Linnea, « pour pouvoir oublier quelque chose, il faut d’abord bien s’en souvenir ». Alors Linnea se souvient, de Pia, de leur rencontre, de leur amitié. Et elle raconte tout ça à son mur, le mur du dressing de sa grand-mère. L’avantage d’un mur, c’est qu’on peut tout lui confier. Il a le temps, il recueille les plaintes, les accès de colère, et ne hoche pas la tête en faisant semblant de comprendre. C’est parfait pour oublier. 

Cette 4e de couverture présente bien le livre, selon moi. Elle le présente même un peu trop, d’où le fait que la fin ne figure pas (trop révélatrice… je hais les 4e de couverture qui racontent tout du début à la fin !).

Linnea se sent seule, ne fait pas partie d’une bande d’amis comme ça semble être le cas de tous les autres. Jusqu’au jour où elle se lie d’amitié avec Pia, une fille au caractère bien trempé et sans laquelle Linnea n’imagine plus d’exister. Et pourtant, il le faudra bien…

Nous arrivons après le drame, dont nous n’avons pas connaissance. Linnea nous parle simplement, avec humour, de sa vie avant Pia, avec Pia, et « depuis » …

C’est un petit roman très attachant, c’est avec plaisir que je lirai les 2 autres livres mettant en scène Linnea si j’en ai l’occasion.

Merci encore à Arlette qui me l’a offert dans le cadre du swap Scandinavie !

Samedi 1 mars 2008
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Frères humains qui après nous vivez, N'ayez les cœurs contre nous endurcis.

Il est peut-être né le jour de la mort de Jeanne d'Arc. On a pendu son père et supplicié sa mère. Il a appris le grec et le latin à l'université de Paris. Il a joui, menti, volé dès son plus jeune âge. Il a fréquenté les miséreux et les nantis, les étudiants, les curés, les prostituées, les assassins, les poètes et les rois. Aucun sentiment humain ne lui était étranger. Des plus sublimes aux plus atroces, il a commis tous les actes qu'un homme peut commettre.

Il a traversé comme un météore trente années de l'histoire de son temps et a disparu un matin sur la route d'Orléans. Il a donné au monde des poèmes puissants et mystérieux, et ouvert cette voie somptueuse qu'emprunteront à sa suite tous les autres poètes : l'absolue liberté.

 
Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce roman ne peut pas laisser indifférent !!

Les scènes d’une violence inouïe sont trop nombreuses à mon goût, j’ai vraiment eu du mal à supporte certains passages. Cependant, ces événements font partie du contexte et contribuent à l’immersion du lecteur dans le quotidien médiéval.

Si l’on parvient à dépasser ce qui pour moi constitue, non pas un défaut du récit puisqu’il en est constitutif, mais simplement sa part d’ombre, on se passionne pour la vie de François. Le rythme ne faiblit jamais et j’ai été emportée jusqu’à la dernière page.

Je n’ai pas pour autant ressenti de l’empathie pour François ; son envie de toujours repousser les limites, toujours plus loin, toujours plus criminellement, m’a plusieurs fois donné envie de lui botter les fesses et de le secouer pour qu’il arrête ses conneries…

Ce qui m’a plu, c’est de lire ce récit comme s’il s’agissait réellement de l’autobiographie de Villon. C’est un personnage qui m’a toujours fascinée, bien que je ne sache quasiment rien de lui. Pour moi, c’est l’incarnation de l’artiste, qui vit avec d’autres règles et d’autres buts que le commun des mortels. Je suis donc d’accord avec la dernière phrase de la 4e de couverture : il choisit l’absolue liberté. Je ne sais pas si c’est vraiment le premier qui a ouvert la voie, mais je regarde avec une sorte d’étonnement captivé ces hommes et ces femmes qui donnent vie à leur mode de pensée, qui vivent à contre-courant, cohérents avec eux-mêmes et contre tous les autres.

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Satiricon
de Petrone

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