Bienvenue!

Bonjour et bienvenue sur mon blog!
Vous y trouverez les notes de mes lectures ; vos avis sont les bienvenus.
Pour me contacter : lecturesdekali@gmail.com.
Au plaisir de vous lire :)


Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 22:40

prisonniersdutemps.jpg

Située au beau milieu du désert de l'Arizona, ITC est une entreprise de technologie de pointe hautement mystérieuse. Sous la férule d'un scientifique aussi brillant que mégalomane, d'importantes recherches y sont menées dans le plus grand des secrets... Mais pourquoi ITC s'intéresse-t-elle aux travaux de l'équipe d'historiens qui, loin de là, dans la vallée de la Dordogne, a entrepris, sous la direction du professeur Johnston de l'université de Yale, des fouilles autour d'un monastère du XIVe siècle ? Pour éclaircir la question, Johnston se rend en Arizona.
Et disparaît... Deux jours plus tard, en Dordogne, un parchemin vieux de six cent cinquante ans est mis au jour. Son message, " À l'aide ", est signé du professeur Johnston...

 

Ah, les voyages dans le temps... voilà un thème que j'adore, qui me suffit pour craquer pour n'importe quel bouquin. Je trouve qu'il s'agit là d'une idée fantastique, et si riche qu'elle peut permettre des histoires riches en rebondissements, en théories plus ou moins scientifiques et de toutes façons en bons moments de lecture.

 

L'idée de départ est donc très bonne, les personnages sont sympathiques, mais... le reste tombe un peu à plat.

Les explications pseudo-scientifiques m'ont embrouillé l'esprit ; sont-elles trop complexes ou trop confuses? Aucun moyen pour moi de trancher, mais ce qui est sûr c'est qu'elles sont absconses, et il me semble qu'un bon auteur ne perd pas son lecteur dans ce type de digressions.

Quant aux situations, je les qualifierais de cinématographiques tant elles sont prévues pour en mettre plein la vue, justement. Ca sent le block-buster américain à des kilomètres. Un peu de finesse, de subtilité, que diable!

 

Bref, ça reste agréable à lire puisqu'on parle voyage dans le temps, mais c'est bien le seul sel du roman.


Publié dans : science-fiction - Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires

Dimanche 30 octobre 2011 7 30 /10 /Oct /2011 07:11

jonathan-franzen-freedom

Patty a décidé une fois pour toutes d’être la femme idéale. Mère parfaite, épouse aimante et dévouée, cette ex-basketteuse ayant un faible pour les bad boys a fait, en l’épousant, le bonheur de Walter Berglund, de St. Paul (Minnesota). A eux deux, ils forment le couple « bobo » par excellence. En devenant madame Berglund, Patty a renoncé à bien des choses, et d’abord à son amour de jeunesse, Richard Katz, un rocker dylanien qui se trouve être aussi le meilleur ami de Walter.

Freedom raconte l’histoire de ce trio, et capture le climat émotionnel, politique et moral des Etats-Unis de ces 30 dernières années, dans une tragi-comédie d’une incroyable virtuosité. Comment vivre ? Comment s’orienter dans une époque qui semble devenue folle ? Jonathan Franzen relève le défi et tente de répondre à cette question, avec cette histoire d’un mariage d’une implacable cruauté.

 

Voilà ce qui s'appelle une rencontre ratée.


Un roman encensé par la critique, le roman de l'année 2011, Franzen nouveau monument vivant de la littérature... Bref, que du dithyrambique qui m'avait mis l'eau à la bouche. logo-rentrc3a9e-littc3a9raire-priceminister.png

Quand Price Minister a lancé ses matchs de la rentrée littéraire et que j'ai vu ce titre proposé, j'ai immédiatement contacté Rémi, l'adorable responsable de l'opération. Je le remercie pour son envoi et suis vraiment navrée que ce premier partenariat s'achève sur un échec... 

 

Car disons-le tout net, je n'ai pas aimé ce roman. Quelque chose m'a très certainement échappé, mais j'y ai vu une critique de l'Amérique contemporaine, du schéma familial classique constituant finalement une façade derrière laquelle on se cache, des immanquables non-dits et mensonges qui existent dans toute famille... Rien de bien novateur, en somme.


Patty est un desperate housewife, l'épouse, mère et voisine parfaite, dévouée à sa famille et à sa communauté, mettant tous ses efforts à coller à l'image qu'elle veut donner aux autres, mais finalement malheureuse et certainement pas épanouie. S'ensuit un retour sur le passé des protagonistes, puis l'évolution de tous les membres de la famille Berglund, parents puis enfants devenus adultes.

Tous cherchent leur liberté, qui dans le travail, qui dans la famille, qui dans la défense de causes plus ou moins perdues... sur fond de déchirements familiaux. On a là une famille-témoin, un famille typique de la société actuelle et de ses travers.

 

Je n'ai pas su voir l'originalité de ce roman, et encore moins le caractère remarquable de la plume de Franzen. Comment le dire autrement? Je me suis ennuyée, les enfants, mortellement ennuyée! Que tout cela est long, lent, peu palpitant, peu attachant! Vraiment, j'aurais aimé vivre une belle découverte, aller à la rencontre du nouvel auteur que tout le monde encense, mais j'ai très clairement raté le coche.

 

Ceci n'est pas ma première rencontre ratée avec la littérature américaine contemporaine ; je crois qu'il y a un vecteur commun, une touche, un esprit, qui ne me plaît ni ne m'intéresse. Ce sont des choses qui arrivent au pays des lecteurs...

 

Je vous invite à aller lire d'autre avis sur la page Price Minister de Freedom, ainsi que les billets de Keisha, Leiloona, Lili, Papillon.


Publié dans : littérature contemporaine étrangère - Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires

Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 18:09

cetaitbien.gif

Dans cet ouvrage, Jean d'Ormesson se retourne sur son passé et sur une vie déjà longue. Comme chacun d'entre nous, il a été emporté par un temps qui invente tout avant de tout détruire. Il a vécu dans un des siècles les plus sanglants de l'Histoire. Il a assisté au triomphe d'une science porteuse désormais d'autant de craintes que d'espérances. Il a essayé d'être heureux dans un monde où le mal se mêle inextricablement à la recherche du bonheur. Sur cette terre périssable, il a aimé les livres, les femmes et les bains de mer. Les livres ont été la grande affaire de son existence passagère dont il parle avec distance et gratitude. Gratitude envers qui ? Émerveillé par le jeu sans trêve du hasard et de la nécessité, enchanté par un monde qu'il a parcouru d'un bout à l'autre (avec une préférence pour la Méditerranée), il croit en un ordre des choses dont il ignore le sens. Avec une allégresse ironique et un peu mélancolique, il communique au lecteur trois sentiments qu'il éprouve avec force : la stupeur devant l'Univers, l'effroi devant l'Histoire, la ferveur devant la Vie.

 

Pas facile de vous parler d'un livre qui n'a pas réellement de trame, qui n'est ni un roman, ni un essai, peut-être une autobiographie, mais loin des codes classiques du genre... Un livre qui ne se résume pas, donc!

Jean d'Ormesson écrit ici comme on peut l'entendre parler sur les plateaux télé : de façon agréable, cultivée, pétillante. C'est là qu'est la force de d'Ormesson : il ne parle de rien, finalement, si on y pense. Il donne son regard sur la vie, sa gaieté, sa légèreté... mais avec une verve, une aisance, qui crée un réel plaisir à la lectrice que je suis.

Que de bons moments passés à le lire! Il crée la littérature à partir de rien. Tout dans le style, et, moi qui aime les romans avant tout pour leur trame, je n'ai pas eu besoin du moindre contenu ici. Les petites anecdotes, les petites et grandes réflexions sur les thèmes à la fois profonds et facilement futiles (avez-vous remarqué la minceur de la frontière entre sagesse et vacuité, parfois?), les références qui foisonnent, cela m'a amplement suffi pour aimer ce livre.

Je sais qu'il ne fait pas l'unanimité, mais j'aime cet auteur et aussi son personnage.

J'avais lu un de ses romans, voilà que je lis un de ses... autres écrits?... et je le relirai très certainement, parce qu'avec lui on découvre, on apprend, on se régale de sa plume, on sourit, et on vit une belle littérature.


Publié dans : essais, documents - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Mercredi 26 octobre 2011 3 26 /10 /Oct /2011 00:07

surlautrerivedujourdain

Été 1929, à la veille du krach boursier, Illinois. Alvin Pendergast, un jeune fermier rongé par la tuberculose, sort d'un long séjour au sanatorium. Bien décidé à fuir son quotidien, Alvin accepte l'offre d'emploi d'un inconnu : Chester Burke. Un travail qui le mènerait au-delà du Mississippi. Alvin sent déjà sur ses lèvres le souffle de la liberté, ignorant encore que l'homme qu'il s'apprête à suivre est en réalité un gangster, doublé d'un psychopathe...

Montés à bord de sa Packard Six, Alvin et Rascal, un nain exubérant rencontré sur la route, deviennent malgré eux ses complices. Dans les paysages infinis du Middle West, rien n'arrêtera la folie de Chester Burke. Monte Schulz nous entraîne dans un road trip échevelé au coeur d'une Amérique au bord du gouffre, dans une ambiance noire et déjantée digne des frères Cohen.

 

Voici la quatrième de couverture qui, je trouve, présente bien l'esprit du roman : un road trip à la Cohen, c'est exactement ça. Il faut être au moins aussi loufoque que ces deux-là pour imaginer une histoire réunissant un jeune campagnard qui veut fuir son destin tout tracé d'homme de ferme et vivre loin des sanatoriums, un nain mythomane et un séducteur psychopathe.


Alvin, notre jeune tuberculeux, tombe comme tout le monde sous le charme du beau baratineur Chester Burke et quitte sa vie à la ferme contre la promesse d'une vie d'aventures. Sauf que notre petit Alvin n'est pas si malin qu'il le croit et tombe des nues quand il comprend que son mentor est un gangster. Première mission : braquer une banque! En chemin pour accomplir son funeste rôle, Alvin fait la connaissance de Rascal, un nain qui vit sous la tutelle de sa tante et qui, lui aussi, ne rêve que de fuir. Il prête main forte à Alvin pour son braquage et se retrouve embarqué à bord de la fameuse Dodge de Chester le ganster.

Encore, un gangster... on pourrait s'en accomoder... mais un meurtrier! Car c'est bien ce qu'est Chester, qui tue tous ceux qui ne lui reviennent pas, et l'homme est plutôt du genre lunatique. Alvin regrette son choix, entre cet assassin dont il a, et on le comprend, une trouille bleue, et Rascal le loquace, qui jacasse du matin au soir, pour raconter des histoires toutes plus invraisemblables les unes que les autres.

 

Je comprends que ce roman se soit distingué parmi le flot de nouveautés : voilà une oeuvre plus qu'originale. C'est le road trip à l'américaine, qu'on imagine parfaitement porté à l'écran, et dont les références cinématographiques sont nombreuses (mes lacunes dans ce domaine sont abyssales, mais comment ne pas penser à Freaks, par exemple, à la lecture du chapitre sur le cirque?). C'est l'Amérique de 1929 telle qu'on se la figure, avec sa gnôle cachée sous chaque table, ses petits trafics pour faire face à la grande crise, ses habitants isolés et ses petits relents d'exode façon conquête de l'Ouest. C'est haut en couleurs et c'est plaisant à lire!

Il s'agit semble-t-il d'une trilogie, mais rien à mon sens ne le laisse présager, vous pouvez donc le lire sans craindre une fin en queue de poisson.

 

Les avis de Delphine et ICB.

 


Publié dans : romans historiques - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Samedi 22 octobre 2011 6 22 /10 /Oct /2011 23:26
clara et la penombre
La représentation des corps ne fait plus recette au sein du marché de l'art, qui cote désormais des toiles humaines. Signées par de grands maîtres, elles sont louées, vendues, manipulées, livrées à tous les regards, à tous les fantasmes. Clara est modèle. Elle rêve d'être peinte par le dieu de l'art hyperdramatique : Bruno Van Tysch. Mais, tandis que la jeune toile est apprêtée dans un pavillon isolé des abords d'Amsterdam, la Fondation Van Tysch est en émoi. Une œuvre de grande valeur a été dérobée et détruite par un mystérieux meurtrier qui officie suivant des rites affreusement artistiques.
A la manière de Rembrandt, José Carlos Somoza dépeint de violents clairs-obscurs. Les déviances de l'art font écho aux dérives de nos sociétés, et les contrastes de ce magistral jeu de lumière conduisent chacun à mesurer le prix du beau à l'aune de la valeur du vivant.

Voilà un roman original et dérangeant... serait-ce la patte de l'auteur, comme j'ai pu le lire çà ou là?
Cette idée de toiles humaines a quelque chose de fascinant. Si elle devenait réalité (et je me demande si c'est si farfelu que ça), elle remettrait en cause notre vision de l'art, mais aussi de l'éthique et des limites qu'on peut et doit poser. Après la télé-réalité et les caméras de surveillance un peu partout qui donnent vie aux idées glaçantes de 1984, pourquoi penser qu'un tel changement dans le monde artistique ne pourrait survenir...
C'est donc un roman unique en son genre (en tout cas pour ce que j'ai pu lire), bien écrit, avec un univers riche et plutôt captivant ; maintenant, même si le genre est indéfinissable, on est quand même assez proche du thriller, et ce n'est certes pas l'enquête policière qui m'a bluffée.
Ravie de ma lecture, mais j'ai tout de même préféré La caverne des idées.

Les billets d'Elfique et Laurence.

Publié dans : littérature contemporaine étrangère - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

Chez Kali...

Lecture du moment

enquete_sur_la_disparition_d_emilie_brunet.gif

Enquête sur la disparition d'Emilie Brunet

d'Antoine Bello

Rechercher

Syndication

  • Flux RSS des articles

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés