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Montedidio, le " mont de Dieu ", emprunte son titre à un quartier populaire de Naples où vit le narrateur, un garçon de treize ans, dans l'immédiat après-guerre. Apprenti menuisier, il grandit dans une famille modeste où on parle le napolitain, mais il s'efforce de noter ses impressions en italien sur un grand rouleau de papier dont l'imprimeur du quartier lui a fait cadeau.
Sa vie évolue entre son père, ouvrier dans les docks, sa mère, malade, son maître Errico qui lui enseigne les rudiments de la menuiserie, et surtout don Rafaniello, un survivant de la Shoah échoué à Montedidio.
En de brefs chapitres, c'est toute une communauté humaine qui prend corps sous la plume du narrateur qui, en écrivant sa vie, laisse derrière lui son enfance.
"L'apprentissage de la vie" d'un jeune napolitain dans les années 1950. Le style est très touchant, c'est simplement beau. Est-ce cela qu'on appelle la prose poétique?
par kalistina
publié dans :
littérature contemporaine étrangère

Dans l'Angleterre du XIIème siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent chacun à leur manière pour s'assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l'amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. Les fresques se peignent à coups d'épée, les destins se taillent à coups de hache et les cathédrales se bâtissent à coups de miracles... et de saintes ruses. La haine règne, mais l'amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes.
Abandonnant le monde de l'espionnage, Ken FOLLET, le maître du suspense, nous livre avec LES PILIERS DE LA TERRE une œuvre monumentale dont l'intrigue, aux rebonds incessants, s'appuie sur un extraordinaire travail d'historien. Promené de pendaisons en meurtres, des forêts anglaises au cœur de l'Andalousie, de Tours à Saint-Denis, le lecteur se trouve irrésistiblement happé dans le tourbillon d'une superbe épopée romanesque dont il aimerait qu'elle n'ait pas de fin.
Une superbe fresque historique. Aucun des personnages ne nous laisse indifférent, et c'est dur de les quitter quand on ferme le livre. Hormis la dureté de certains passages, j'ai vraiment été accaparée, j'ai adoré.
La prochaine fois que je mettrai les pieds dans une cathédrale, je tâcherai de me figurer tous les gens qui ont donné leur vie pour elle...
par kalistina
publié dans :
romans historiques

Il ne se souciait aucunement de son habit : son uniforme n'était pas vert mais d'une couleur tirant vaguement sur le roux farineux. Le col en était si étroit et étriqué que son cou, bien qu'il ne l'eût point long, paraissait proprement démesuré lorsqu'il en émergeait [...].
Immanquablement, des choses se collaient à son uniforme : tantôt un brin de paille, tantôt un bout de fil, et il avait en outre l'art tout particulier, lorsqu'il était dans la rue, de passer sous une fenêtre juste au moment où l'on en déversait toutes sortes de saletés, si bien qu'il transportait perpétuellement sur son chapeau des épluchures de pastèque ou de melon et autres sornettes du même genre. La vie d'Akaki Akakievitch, bornée à l'univers étroit de son travail au ministère, se trouve bientôt métamorphosée par un projet invraisemblable : l'acquisition d'un manteau neuf...
On s'attache assez au personnage du pauvre Akaki Akakievitch. J'ai largement préféré cette histoire du "manteau" à celle du "nez".
par kalistina
publié dans :
littérature classique étrangère




