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Au plaisir de vous lire :)

L'été a presque vidé la Vill'Hervé.
Hortense et Enid sont à Paris dans le moins deux pièces de leur tante Jupitère et de leurs cousins Désirée et Harry. Bettina est partie camper à la campagne avec les DBB, chez une cousine
Bethsabée inventée pour la circonstance. Charlie est là, mais ailleurs. Dans l'inquiétude du lendemain, sans doute. Dans la nostalgie de l'hier avec Basile, peut-être aussi. Geneviève, elle, vend
des glaces à la plage en regardant passer les bateaux, les pédalos, les cumulos (nimbus) et surtout le mystérieux Vigo qui a commencé par se renverser en vélo devant elle et qui la renverse à son
tour...
Ce n'est pas le seul garçon irrésistible de ce dernier épisode, d'ailleurs. Il y a Augustin, l'homme qui met dans sa poche des tas de bêtes : moineaux, canards et autre Bettina ; il y a
l'inspecteur Valéry Clotilde ; sans compter quelques revenants dont le Gnome de la Chasse d'Eau qui lui non plus n'est pas vilain de sa personne…
Je me répète, mais j’aime décidément beaucoup cette série ! Ca me fait un petit pincement au cœur de me dire que c’est fini, je ne lirai plus les aventures des 5 sœurs. J’ai presque envie
d’aller faire ma touriste et d’aller me pointer à la Vill’Hervé « pour de vrai ».
Ce dernier tome est plus joyeux que le 3e, sans être simpliste pour autant, chacune des petites histoires est plaisante. Que vous dire ? Lisez les aventures des Verdelaine, vous verrez, ça fait du bien !

Le printemps, saison du renouveau, des amours et des primeurs, éclate dans toute sa splendeur à tous les étages de la Vill'Hervé. Renouveau ? Oui. Harry et Désirée, les petits cousins, viennent
passer des vacances au grand air. Charlie, à sec, s'est résignée à louer la chambre des parents. Le locataire s'appelle Tancrède, il est jeune, célibataire, drôle, fabricant d'odeurs bizarres. Et
beau.
Primeurs ? Trop. On retrouve des poireaux nouveaux partout, dans la soupe, coincés dans un cadre de tableau et même dans le pot d'échappement de la voiture de Tancrède. Toujours lui.
Amours ? Hélas. Tancrède sème le trouble et récolte la tempête dans le cœur de Charlie. Bettina se languit du très très moche et si splendide Merlin. Hortense découvre que les règles peuvent être
autre chose que "l'ovule non fécondé et les structures endométriales se font la malle, Chantal". Enid fait des confidences. Geneviève se tait. Et Mycroft, le rat, qui tombe amoureux à son tour…
Comme je me traîne un peu avec les « mémoires d’Hadrien », hier j’ai emprunté au CDI ce troisième tome des aventures des sœurs Verdelaine.
Ce troisième opus est dans la même veine que les deux précédents, on y retrouve ce même côté farfelu.
Cependant, Malika Ferdjoukh a su redonner un nouvel entrain à sa série : ce tome se démarque par une vision moins tendre de la vie, les déconvenues et la tristesse y sont légion. Je ne vous
ne dis pas plus pour éviter de vous spoiler…
J’ai beaucoup apprécié ce tome 3 ; je craignais que mon intérêt s’essouffle mais ce nouveau ton m’a au contraire donné très envie de lire le quatrième et dernier tome.

Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n'existent pas. Les inégalités n'existent pas, la désobéissance et la révolte n'existent pas. L'harmonie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le comité des sages. Les personnes trop âgées, ainsi que les Nouveaux nés inaptes sont " élargis ", personne ne sait exactement ce que cela veut dire. Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir : c'est le dépositaire de la mémoire. Lui seul sait comment était le monde, des générations plus tôt, quand il avait encore des animaux, quand l'œil humain pouvait encore voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux. Dans quelques jours, Jonas aura douze ans. Au cours d'une grande cérémonie, il se verra attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. Jonas ne sait pas encore qu'il est unique. Un destin extraordinaire l'attend. Un destin qui peut le détruire.
Mais c’est qu’il est très bien, ce roman ! L’idée conductrice est assez classique, c’est la « contre-utopie ». Le héros vit dans un monde aseptisé où tout est réglé et programmé : un vélo à 9 ans, un métier à 12 ans, choisi pour vous par le conseil des grands sages… Jonas est différent des autres. Il peut « voir des choses », pendant de brefs instants, que lui seul perçoit. En plus, il a les yeux pâles… Comme tous les onze-ans, il attend avec impatience la cérémonie des douze ans au cours de laquelle il se verra attribuer son futur métier. Il va se retrouver avec une carrière franchement pas facile, et il va découvrir toutes les failles du monde dans lequel il vit.
C’est un roman bien écrit, très prenant, avec une fin plutôt ouverte. C’est un roman jeunesse mais qui s’adresse à de bons lecteurs ; les adultes apprécieront aussi.



