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Lundi 3 septembre 2007
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" Si les vieilles dames se mettent à buter les jeunots, si les doyens du troisième âge se shootent comme des collégiens, si les commissaires divisionnaires enseignent le vol à la tire à leurs petits-enfants, et si on prétend que tout ça c'est ma faute, moi, je pose la question : où va-t-on ? "

Ainsi s'interroge Benjamin Malaussène, bouc émissaire professionnel, payé pour endosser nos erreurs à tous, frère de famille élevant les innombrables enfants de sa mère, coeur extensible abritant chez lui les vieillards les plus drogués de la capitale, amant fidèle, ami infaillible, maître affectueux d'un chien épileptique, Benjamin Malaussène, l'innocence même (" l'innocence m'aime ") et pourtant... pourtant, le coupable idéal pour tous les flics de la capitale.

 
Dans ce second tome des aventures de Benjamin Malaussène, Pennac a gardé la même plume pleine de vie qui m’avait tant plu dans « au bonheur des ogres ». On retrouve aussi le côté intrigue policière avec tout un tas de rebondissements qui rendent le livre difficile à poser ! J’ai d’ailleurs choisi de le lire d’une traite :-)

Paradoxalement, le héros ici n’est pas celui auquel on s’attend. Bien sûr, Ben garde un rôle important, mais il m’a semblé que les vrais héros du livre, c’était Pastor et Van Thian, les deux inspecteurs.

Van Thian est très attachant et la fin du roman, en ce qui me concerne, ne m’a pas étonnée et m’a bien sûr fait plaisir. Quant à Pastor, c’est une intrigue à lui tout seul, percer à jour le seul mystère de sa personne aurait suffi à faire déjà un roman intéressant. J’ai eu quelques frayeurs à son sujet, notamment au chapitre 30, mais chut ! je n’en dirai pas plus ;-)

Il y a de nombreux personnages nouveaux dans ce tome, notamment les grands-pères, presque tous sympathiques ; on retrouve aussi la nombreuse famille de Benjamin et, si j’ai cette fois encore bien aimé ses frères et sœurs, sa mère m’a bien énervée :-/

En tout cas, la magie opère toujours aussi bien, j’espère qu’il en sera de même avec le 3e opus.

Lundi 27 août 2007
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Au travers des recherches croisées d'un baroudeur sur le retour, Victor Barski, traducteur de l'idiome garamante et possesseur du livre sacré de ce peuple saharien disparu au XIe siècle, et d'un auteur très " rive gauche ", Claire Dumas, le lecteur se laisse prendre, irrésistiblement, à un récit sans le moindre temps mort et qu'un art consommé de l'écriture et de la construction narrative rend captivant de bout en bout.

Quasiment picaresque par son don d'emboîter les récits les uns dans les autres, telles des poupées gigognes littéraires, l'ouvrage offre aussi, offre surtout, une ode à la splendeur du désert, de tous les déserts, écrite avec le talent que l'on connaît à ce grand voyageur qu'est Jacques Lanzmann.

 
Eh ben, j’espère qu’il voyage mieux qu’il n’écrit, l’ami Jacques… L’idée de départ n’était pas mauvaise, j’aime bien les histoires de civilisations perdues/retrouvées, mais alors !! Ce livre est constitué de la compilation de tous les clichés possibles et imaginables au vu de l’intrigue. Clichés dans les tournures de phrases, clichés dans les réactions des personnages, clichés dans les dialogues, clichés dans les rebondissements… clichés, clichés, clichés. Mauvais, mauvais, mauvais !! Et en plus l’auteur nous persécute avec des scènes érotico-vulgaires toutes les cinq pages.

Pourquoi avoir poursuivi sur 70 pages, alors, puisque deux ou trois suffisaient amplement à prendre la mesure du désastre ? Parce qu’il s’agit d’un cadeau et que j’avais des scrupules… Mais « l’empire de la vacuité », comme l’a dit un amazonaute, a eu raison de moi et j’assume mes impressions au sujet de ce livre. Fuyez !

Mardi 7 août 2007

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Ce pourrait être le récit d'un séjour exotique, c'est le voyage intérieur d'un homme arrivé à Ceylan après un long périple, pour achever le voyage intérieur au bout de lui-même. Le narrateur fait lentement naufrage, enlisé dans la solitude et la maladie, frôlé par la folie. 
Et là, sous l'oeil indifférent des insectes qui se livrent autour de lui à d'effroyables carnages, et des habitants qui marinent dans leur chaleur comme un sombre bestiaire fainéant, l'auteur reconstruit, avec patience et ironie, un monde luxuriant et poétique. 
Au fil des chapitres, il observe et nous apprend à voir le spectacle mystérieux de ce monde des ombres d'où émergent d'étonnants portraits. Ainsi le lecteur participe à une sorte d'envoûtement dans ce récit bourré comme un pétard d'humour, de sagesse et d'espoir.

 Nicolas Bouvier a un style particulier et intéressant. Il convoque un vocabulaire parfois sorti de son chapeau, ça donne un vrai charme à l’écriture.

Ce roman ne m'a pas captivée ; je crois que je ne suis pas faite pour les "récits de voyage", dans lesquels je n'arrive pas à me plonger. Cela dit, c'est tout autant un récit introspectif, et c'est peut-être grâce à cela que j'ai tout de même bien aimé lire ce livre.

Certains passages sont particulièrement plaisants, comme sa manie d'observer les insectes pendant des heures, ou encore sa rencontre avec certains personnages hauts en couleurs. Je pense à l'aubergiste et à l'épicière, mais aussi et surtout au père Alvaro, dont l'apparition est trop courte!

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