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Au plaisir de vous lire :)

Je suis allée à « lire en fête » à Marseille le week-end du 14 octobre et, au détour d’un stand, on voit un petit attroupement vers Jean-Luc Mariani, un auteur jeunesse dont j’ai lu un
livre (voir ici).
On va voir de plus près (mais à quoi ressemble-t-il ?) et on découvre à côté de lui un type certes moins sollicité mais entouré de livres aux sympathiques couvertures. Parmi elles, une qui tranche : l’I.U.F.M.
Je feuillette un peu ce bouquin spécialement destiné aux nouveaux profs des écoles pendant que la collègue qui m’accompagne se le fait dédicacer (je suis du genre à peser le pour et le contre pendant cent ans avant de me décider pour quoi que ce soit…).
Finalement, je franchis le pas, j’explique que moi aussi je suis non pas une PE2 mais une PCL2, je donne mon prénom, et me voilà avec 12€ de moins mais un beau livre dédicacé en plus. Sur la première page, un dessin avec moi en train de lire et de dire dans ma bulle « allons bon… Je vais devenir comme eux ? ». « A *mon prénom*, amitiés, Bruno ». La classe, c’est le premier livre dédicacé de ma vie :D
Parlons un peu du livre, maintenant, qui est plus précisément une BD. L’IUFM, comme chacun sait, est l’acronyme d’Incroyable Usine à Fabriquer les Maîtresses. L’auteur nous explique de façon
drôle mais tout à fait sérieuse le parcours que doit suivre tout aspirant prof : les épreuves écrites du PE1, les épreuves orales, l’année de PE2 et ses stages, la carrière.
On y retrouve tous les sigles qui sonnent sûrement familièrement à vos oreilles si vous aussi avez embrassé le métier de fraîche date : B2i, GFP, FGC...
Les dessins font toujours écho au texte et c’est amusant. Les dialogues font sourire et montrent le désarroi dans lequel se trouve nécessairement toute nouvelle recrue face au jargon de l’éducation nationale. Exemple :
« Tu as déjà choisi un thème pour ton mémoire professionnel? (bulle de la prof des écoles en poste qui suit la stagiaire 2e année)
- Oui, je voudrais écrire quelque chose sur le travail en groupe et ce que ça apporte à l’enfant.
- Si tu veux mon avis, parle plutôt de situations de co-construction qui favorisent l’ontogenèse ».
Je suppose que cette petite BD plaira surtout aux concernés, mais je pense qu’elle peut faire sourire les autres aussi :)

Fini le grand nettoyage de printemps ! Sitôt rangés balais et brosses, le timide Taupe décide d'aller profiter de cette belle journée au bord de la rivière. Le voilà parti pour de bien curieuses
rencontres : le malicieux Rat, qui connaît comme sa poche tout le petit monde des alentours, et le vaniteux Crapaud, spécialiste des lubies désastreuses. Pour Taupe, la saison des émotions fortes
vient de commencer.
Cette BD jeunesse est une adaptation du roman éponyme de Kenneth Grahame que je n’ai pas lu, je ne pourrai donc pas vous dire si elle y est fidèle ou non. En revanche, je peux vous
vanter la beauté des dessins, c’est vraiment très bien fait. Michel Plessix réussit à créer une atmosphère très douce, champêtre, joliment naïve et « so british ». Les enfants seront
probablement séduits par ces animaux-héros et les adultes auront le plaisir des yeux.

Robin est un petit garçon comme tant d’autres, qui aime jouer avec tout et n’importe quoi, et qui n’a aucune envie de devoir arrêter ses jeux pour se brosser les dents et aller se coucher,
surtout la veille du jour où il y a piscine…
Mouarf c’est vraiment drôle ! Les planches sont en parfaite adéquation avec les pensées des gamins (ainsi le pauvre Robin transformé en lapin, poussin, pupuce ou chaton selon l’appellation
maternelle du moment !). Quelques passages empreints de vérité m’ont particulièrement tordue : « oh noon, pas le coup du doigt mouillé ! », lorsque la mère entreprend
d’enlever discrétos la miette sur le coin de la joue de son lapinou, qui du coup se retrouve mort de honte devant les copains. « 3 longueurs de brasse ?? Mais il est dingue ! et si
on coule ? » « Ben t’auras juste droit au bouche-à-bouche. » « Comme dans les films ? Mais c’est dégueu !! ». Je pense que c’est abordable à partir
de 8 ou 9 ans sans problème.




