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Mardi 24 juillet 2007
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«- Qu'est-ce qu'elle court partout, ta mère ?
L'idée lui était certainement venue que cette jeune veuve juste remariée (...) pouvait être piquante à espionner.
Je balançai la tête et claquai la langue. Tout rouge.
- Elle est comme ça. Elle a toujours des secrets.»

Quand il quitte Périgueux, fin 1946, Vincent a tout juste treize ans. Sa mère, Emilie, va épouser le régisseur du château, Pierre Jeancel, et entrer ainsi dans le monde des bourgeois.
Dans la France profonde d'après-guerre, Vincent découvre les grandes réceptions des de Razac et le travail laborieux du petit personnel. Et partout les ragots vont bon train.
Que va faire sa mère à la «maison des Anglais» ? Et que trafique Jeancel avec la belle Jeannette ?
Bien des mystères à élucider pour ce jeune homme...    

 

Je ne connaissais pas du tout Michel Jeury avant d’ouvrir ce livre. Par curiosité, j’ai voulu découvrir un peu l’auteur avant le roman et j’ai été surprise : cet écrivain « de terroir » s’est auparavant illustré dans la science-fiction des années 60 à la fin des années 80. Ca m’a semblé être un parcours bien atypique qui m’a rendu le personnage sympathique :-) 

« Une odeur d’herbe folle » se déroule dans une région que je ne connais absolument pas, le Périgord (j’avoue, j’ai même ouvert l’encyclopédie pour savoir précisément où c’était… *honte* ), dans les années d’après guerre. 

Ces deux éléments font le cadre de l’histoire et expliquent la mentalité des personnages. 1946, c’est tout près de nous, et pourtant, quand on lit ce roman… ! J’ai été frappée par la conception féodale de la société que tous semblent partager. 

Il y a d’un côté les « de », qui ne savent pas se laver une cuillère tous seuls et qui estiment que leur fille fait une mésalliance en épousant un bourgeois plein de gros billets et de médailles militaires mais sans particule. Il y a aussi leur second fils qui, justement parce qu’il est le benjamin, s’imagine qu’il n’a pas d’autre choix que de devenir évêque (puisque le premier est entré dans l’armée, comme de juste). 

De l’autre côté, il y a les « petites gens », qui sont submergés de gratitude à l’idée de pouvoir dévouer leur vie aux seigneurs du coin, ou qui au contraire voudraient bien profiter de la fin de la guerre et des réformes pour avoir enfin un semblant d’autonomie (mais qui, du coup, perdent tout honneur aux yeux des autres petites gens restés loyaux…). 

Il y a aussi ce vocabulaire, comment une jeune femme de même pas trente ans peut-elle appeler un adolescent « beau drôle » en 1946 ? On se croirait dans les chansons populaires genre l’apprenti pastouriau (« troupiaaaauuux, troupiaaauuuux, je n’en avais guèèèreuuh… »). Bon, j’exagère mais je vous jure que la Jeannette, je la voyais toujours avec sa faucille ! 

Outre ce côté pittoresque, il y a aussi le parcours initiatique du jeune Vincent, son adaptation à son nouveau cadre de vie, sa relation avec celui qu’il pense être son père… 

Les traits m’ont semblé parfois un peu trop forcés mais c’est finalement un roman de terroir que j’ai eu plaisir à lire. 

Si quelqu’un a lu le Michel Jeury auteur de SF, je serais curieuse d’avoir son avis !

Dimanche 22 juillet 2007
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Elle a de la tendresse et de l'humour, lui se réveille d'un long cauchemar. Ils vont se parler, s'aimer, s'entendre sur le dos du malheur : car ils sont handicapés, chacun assis pour toujours dans un fauteuil roulant. Mais tant pis si c'est fou, ils vont faire cette croisière sur le Nil dont elle a toujours rêvé.

Un voyage drôle et pathétique pour cet insolite couple d'amoureux.

Une balade dont il faudra bien revenir...

 

Troisième livre que je lis de cet auteur et toujours une plume aussi accrocheuse. Il écrit simplement, comme on parle, comme on pense, sans fioritures, et c’est ça qui fait qu’on accroche bien.

L’histoire de Claude et de Pierre (surtout de Pierre, en fait) est une histoire d’amour compliquée, comme on peut en lire souvent. La difficulté supplémentaire vient de leur fauteuil. Leur handicap change beaucoup de choses, et les changements matériels ne sont pas les plus lourds de conséquences…

Pierre voit en effet la vie d’un autre œil et on suit ses interrogations, son regard sur sa vie, celle qu’il a menée avant l’accident, celle de maintenant, celle qu’il voudrait, celle qu’il crée un peu malgré lui…

L’histoire de ce livre est toute simple, mais vraiment intéressante. Le sujet est très bien traité et je crois qu’il serait faux de dire que le thème du roman est la vie en fauteuil : c’est clairement la relation amoureuse qui est au centre.

Je ne pense pas relire de Cauvin dans les mois qui viennent, trop de livres dans la PAL et trop d’auteurs inconnus à découvrir ; mais j’ai l’impression qu’il s’agit d’une sorte de valeur sûre, un auteur vers lequel je pourrai désormais me tourner en ayant la certitude de passer un bon moment de lecture.

Vendredi 20 juillet 2007
Non non y a pas de faute dans le titre, c'est fait exprès :p

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Le premier numéro est attendu pour le mois d'octobre, et vos petits chefs d'oeuvre doivent être envoyés avant le 15 septembre. Toutes les précisions sont . N'oubliez pas de lire les autres billets du site, notamment les appels à jeux ou à textes!

J'ai hâte de vous lire!
par kalistina publié dans : blabla

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