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Au plaisir de vous lire :)

Hospitalisée dans un coma profond, Alice se souvient : de l'amour fou avec John, un journaliste, fils d'un juif intégriste qui l'a renié ; de l'étrange enfant, puis de l'adolescente fragile et rebelle qu'elle a été ; de l'affection de sa grand-mère Elspeth et des heurts avec sa mère, Ann, beauté froide et énigmatique. Et tandis que toute la famille guette le moindre signe d'espoir, la genèse du drame affleure.
Magnifique !!
J’ai mis une longue semaine pour lire ce livre et, peut-être que certains d’entre vous en déduisent que je me suis ennuyée ou que j’ai été déçue… Si c’est le cas, ils se trompent complètement !
J’ai fait durer le plaisir. Ce roman m’a vraiment chamboulée, je l’ai trouvé sublime, c’est un vrai coup de cœur.
L’histoire est très prenante, à de nombreux niveaux. Alice va-t-elle sortir de son coma ? Que s’est-il passé, accident ou acte délibéré ? Pourquoi Ann, sa mère, semble-t-elle si aigrie ? Pourquoi Alice se sent-elle parfois différente ?
La construction du roman est particulière, on passe des pensées d’une Alice comateuse à celle de la petite Alice enfant ou de l’adolescente rebelle, à l’Alice épanouie dans sa vie de femme, aux parents qui sont à son chevet, au médecin qui s’occupe d’elle… Et on ne se perd ni ne s’ennuie un seul instant.
Que dire du style, aussi… Il est limpide, il coule, il nous happe.
Pour un premier roman, c’est vraiment du très bon ! Merci à Pupucette et à Cuné qui par leurs avis enthousiastes m’ont poussée à faire cette si belle découverte.

"Si vous attendez de moi que je vous raconte comment j'ai gagné mon insigne de basket-ball et acquis célébrité, amour et fortune, alors ne lisez pas cette histoire. J'ai acquis quelque chose, c'est sûr, au cours des six mois dont je vais vous parler. Mais quoi ? Je n'en sais rien. Je pense que je n'aurai peut-être pas assez de toute ma vie pour le découvrir."
Owen, à dix-sept ans, se sent un être à part, hors du coup. Il a beau faire, jamais il ne fera partie d'une bande, jamais il ne sera le boute-en-train de la classe. Jusqu'au jour où il rencontre Natalie, la première personne à qui il a quelque chose à dire. Cette fois, Owen n'est plus seul.
Il a été demandé à chaque professeur-documentaliste stagiaire de lire cette semaine un bouquin « pour le travail », pour découvrir les collections destinées à la jeunesse. Comme je travaille en collège, j’ai voulu découvrir un roman d’une collection destiné à un public que je ne connais pas, celui des lycéens.
J’ai donc choisi ce livre, « loin, très loin de tout » : parce qu’il fait partie de la collection Babel J de chez Actes Sud, destinée aux lycéens et jeunes adultes, et parce qu’il a été écrit par Ursula Le Guin, dont on m’a beaucoup vanté les talents dans le domaine de la science-fiction.
Avec ce petit roman, on est bien loin de la SF : c’est un court roman d’apprentissage, qui décrit les méandres de l’adolescence. Le narrateur est un jeune homme qui se sent seul, qui ne se reconnaît pas dans ses camarades ni dans l’image que projettent ses parents du fils qu’ils voudraient avoir.
C’est un intello qui est heureux dans son monde réflexif mais qui a du mal à l’assumer et qui ne sait pas trop quel parti prendre : faire semblant d’être heureux d’avoir une voiture alors que ça ne le branche pas une seconde ? Ne pas se soucier de sa solitude et se laisser porter par le destin tout tracé qui (croit-il) l’attend ?
C’est avec Natalie qu’il découvre le bonheur de pouvoir partager, de pouvoir parler avec l’autre et de se sentir compris. Cependant, rien n’est jamais simple…
Je viens de lire que ce roman a été écrit en 1976, or l’histoire d’Owen est intemporelle, sa progression vers l’âge adulte est très bien décrite. Elle est aussi très bien écrite, j’ai été emballée par le style de l’auteur. Peut-être lirai-je plus tard un de romans SF ?

Une authentique et délicieuse correspondance échangée pendant vingt ans (de 1949 à 1969) entre Helene Hanff, scénariste new-yorkaise passionnée de livres et les employés de la librairie Mark & Co., 84, Charing Cross Road à Londres, spécialisée dans les titres épuisés.
Frank Doel, le premier et principal interlocuteur de mademoiselle Hanff, est chargé d'assouvir l'insatiable soif littéraire de sa cliente américaine. Son dévouement, sa délicatesse et sa réserve toute britannique touchent la new-yorkaise, exigeante et avide d'éditions originales, de textes rares introuvables aux États-Unis, "Londres est bien plus près de mon bureau que la 17e Rue", a-t-elle décrété.
Très vite, un ton chaleureux et intime s'installe entre les correspondants. La générosité, la vivacité, l'extravagance et l'humour d'Helene attisent la curiosité du personnel de la petite librairie et des proches de Frank Doel, qui à leur tour, participent à cet échange épistolaire. Une véritable et extraordinaire amitié par correspondance s'installe entre les protagonistes.
Ca y est, j’ai enfin lu le livre « des amoureux des livres ».
Effectivement, c’est beau de voir l’énergie que dépense Helen Hanff pour obtenir ses livres, on voit qu’ils occupent une place de choix dans sa vie. Elle décrit bien son rapport aux livres : elle ne peut supporter de rendre un livre qu’elle a adoré, il FAUT qu’elle puisse l’avoir auprès d’elle. Elle aime les livres qui ont vécu et s’extasie devant les trouvailles de la librairie du 84, charing cross road.
J’ai aimé son humour et sa façon de bousculer les libraires. Un tel échange épistolaire, sur une période aussi longue, sans jamais de rencontres, ça laisse rêveur. La librairie elle-même me fait envie aussi, j’aurais aimé la découvrir.
J’ai beaucoup aimé lire cette petite correspondance, cependant je n’irais pas non plus crier au chef d’œuvre comme beaucoup l’ont fait.
Edelwe, Helen Hanff aussi s’est prise de passion pour « Tristam Shandy » !



