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Mercredi 27 février 2008
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" De nos jours, personne n'a rien conclu de grand ; c'est à moi de donner l'exemple. " (Bonaparte, 1796).

Enfant de Corse devenu général à vingt-quatre ans, Premier consul à trente et empereur à trente-cinq, Napoléon Bonaparte change le monde en à peine quinze ans et laisse un héritage indélébile, avant d'aller forger sa légende sur un îlot perdu au milieu de l'Atlantique et d'y mourir solitairement. Ce destin exceptionnel parle néanmoins à chacun d'entre nous, car il nous rappelle les grandeurs et les limites de la condition humaine.

 
Cette petite collection à 2€ est très pratique pour aller à l’essentiel et apprendre rapidement ce qu’il y a à savoir sur tel ou tel sujet. Evidemment, on ne peut que survoler, et il appartient au lecteur de compléter sa lecture s’il souhaite appréhender ledit sujet de façon plus profonde.

En ce qui me concerne, je voulais simplement en savoir plus sur Napoléon, dont je ne connaissais pas grand’chose… Je ne regrette pas mon achat. Tout est clairement expliqué et la façon d’écrire d’Eric Anceau rend la lecture fluide et intéressante. J’ai lu ce livre avec plaisir et intérêt.

On découvre le jeune étudiant, puis le général ambitieux, le consul dont les dents raient le parquet, le génie militaire, le mégalomane, le réformateur… Une petite phrase (au hasard, bien sûr…) : "un gouvernement nouveau a besoin d'éblouir et d'étonner ; dès qu'il ne jette plus d'éclat, il tombe". A méditer…

Lundi 25 février 2008
Juste le texte d'une chanson, écrite par un chanteur que j'aime beaucoup...

Quoi de
Plus grand
Hm... que ces instants suspendus
Où rien ne compte plus vraiment?
Rien de plus troublant
Une boulettes, une bévue,
Une chute devant des inconnus
Et hop, l'affaire est entendue

Ces grands moments de solitude
Ne sont ma foi qu'une question d'habitude
Au début, les secondes se déguisent en heures
On a chaud et puis l'on sue :
C'est in situ qu'on apprécie le mieux
L'art délicat de passer pour un con

Une verste, un vent
App'lez ça comme vous voulez
Une claque ou que sais-je un soufflet
Rien ne vaut ces
Parenthèses enchantées quand d'em
-blée le ridicule vous embrasse,
Que dans l'assemblée
Un ange passe

Ces grands moments de solitude
Ne sont ma foi qu'une question d'habitude
Au début, les secondes se déguisent en heures
On a chaud et puis l'on sue :
C'est in situ qu'on apprécie le mieux
L'art délicat de passer pour un con

Acculé, pris au piège, confondu
Comm' ça aux yeux de tous, à demi nu
C'est in situ qu'on apprécie le mieux
L'art délicat de passer pour un con


Pour écouter, je n'ai pas trouvé d'autre endroit que ce lien. L'air me reste dans la tête!!
par kalistina publié dans : musique
Samedi 23 février 2008
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Les barrages de la mère dans la plaine, c'était le grand malheur et la grande rigolade à la fois, ça dépendait des jours. C'était la grande rigolade du grand malheur. C'était terrible et c'était marrant. Ça dépendait de quel côté on se plaçait, du côté de la mer qui les avait fichus en l'air, ces barrages, d'un seul coup d'un seul, du côté des crabes qui en avaient fait des passoires, ou au contraire, du côté de ceux qui avaient mis six mois à les construire dans l'oubli total des méfaits pourtant certains de la mer et des crabes. Ce qui était étonnant c'était qu'ils avaient été deux cents à oublier ça en se mettant au travail. 

Suzanne, son frère Joseph et leur mère vivent, ou plutôt survivent, dans une petite concession incultivable de l’Indochine, sur les bords du Pacifique. Dans ce coin perdu, sans ressources, leur seul délassement est d’aller parfois à la ville, à une heure de route, pour danser, boire et rencontrer les rares gens de passage.

J’avais déjà lu ce roman il y a quelques années et je l’ai relu, d’abord un peu à contrecoeur, et puis finalement avec plaisir.

Duras exprime la misère sans pudeur, voire avec une certaine ostentation ; on se la prend en pleine face, on ne peut pas y couper. La vie de la mère est pitoyable, dans les deux sens du terme. Quant à M. Jo, le riche héritier qui courtise Suzanne, il a beau être plein aux as, il fait pitié. Les héros n’ont que mépris pour lui ; le narrateur, et donc le lecteur entraîné avec lui, est plutôt de son côté, ne comprenant pas ces gens qui rient malgré leur malheur, toujours cyniques. Du coup, on est plutôt condescendant envers ce pauvre type…

Le ton est souvent amer, désabusé, surtout pour évoquer l’imposture coloniale et les drames qu’elle provoque. On hésite : est-ce totalement noir ? Ou la fraîcheur de Suzanne, qui ressemble diablement à Marguerite, apporte-t-elle la touche d’espoir qui permet d’aller quand même de l’avant ?

Cette histoire forte est servie par l’écriture particulière de Duras. Le style n’est pas encore totalement haché comme il le deviendra dans ses autres œuvres ; c’est le roman de la transition, écrit au début de sa carrière, où elle a une écriture parfois encore assez classique, mais déjà bien tranchante par moments.

J’aimerais bien lire un Duras au style franchement marqué, lequel me conseillez-vous ?

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