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Samedi 5 août 2006


Un dicton chinois prétend que "
dans chaque famille il y a un livre qu'il vaut mieux ne pas lire à haute voix". Une femme a rompu le silence.
Durant huit années, de 1989 à 1997, Xinran a présenté chaque nuit à la radio chinoise une émission au cours de laquelle elle invitait les femmes à parler d'elles-mêmes, sans tabou. Elle a rencontré des centaines d'entre elles. Avec compassion elle les a écoutées se raconter et lui confier leurs secrets enfouis au plus profond d'elles-mêmes.
Epouses de hauts dirigeants du Parti ou paysannes du fin fond de la Chine, elles disent leurs souffrances incroyables : mariages forcés, viols, familles décimées, pauvreté ou folie... Mais elles parlent aussi d'amour. Elles disent aussi comment, en dépit des épreuves, en dépit du chaos politique, elles chérissent et nourrissent ce qui leur reste.

Que dire après une telle lecture… Même en ayant eu vent de l’horreur de la révolution chinoise, ça fait vraiment un choc de connaître les histoires de ces femmes, toutes différentes mais unies par une même souffrance. On est impressionné par tant de courage ; comment se relever après de telles épreuves ? C’est vraiment une claque salutaire qui nous fait relativiser nos propres problèmes…
Je crois volontiers l’auteur quand elle nous dit que les femmes de la Colline Hurlante, qui vivent dans l’extrême pauvreté et sans aucune considération de la part des hommes, sont les seules à s’être dites heureuses, puisque les seules à ignorer qu’une autre vie était possible.

Si le thème de ce livre vous a plu, penchez-vous aussi sur « le palanquin des larmes » et « dans la main de Bouddha » de Chow Ching Lie.

Jeudi 3 août 2006


« Je m'appelle Manège, j'ai neuf mois et je pense quelque chose que je ne sais pas encore dire. Entrez dans ma tête. Mon cerveau est plié en huit comme une nappe de coton. En huit ou en seize. Dépliez la nappe, voilà ma pensée de neuf mois : d'une part, les coccinelles n'ont pas bon goût. D'autre part, les ronces brûlent. Enfin, les mères volent. Bref, rien que d'ordinaire. Il n'y a que du naturel dans ce monde. Ou si vous voulez, c'est pareil : il n'y a que des miracles dans ce monde. »

Un petit roman tout frais, complètement loufoque. J’ai bien aimé Rembrandt le chat, je veux le même à la maison ! Néanmoins, même si c’était agréable à lire, je ne trouve pas que ça soit à sauter au plafond non plus.

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