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Au plaisir de vous lire :)
Michel, historien, épouse Marceline, après la mort de son père, pour satisfaire à sa dernière volonté. Lors d'un voyage qui conduit le jeune couple en Tunisie, Michel commence à souffrir de
tuberculose, et une crise particulièrement violente le laisse entre la vie et la mort.
A partir de ce moment là, Michel, qui avait négligé son corps en faveur de l'étude, va entamer une métamorphose progressive, qui commencera par une négation de l'esprit au profit du corps, de ce
corps qu'il se force à nourrir et à exercer pour le sortir de la maladie, métamorphose qui se poursuivra par une remise en question de tout ce qui lui a été inculqué dans sa jeunesse: l'austérité
protestante de sa mère, le goût pour un passé qu'il trouve à présent figé et sans intérêt, et plus généralement, la morale et la culture, une culture qui pour lui étouffe l'instinct primitif de
vie.
Car c'est la vie que Michel veut voir triompher, cette vie qu'il manque de perdre, et peu à peu sa transformation fait de lui un immoraliste, un homme qui ne vit que pour satisfaire ses pulsions
immédiates, au détriment du reste, et surtout de sa femme Marceline qui en paiera de l'ultime prix. Tel un vampire, Michel semble se repaître de la jeunesse et de la santé de ses proches, tandis
que la maladie, la vieillesse et la laideur lui répugnent.
Il faut, paraît-il, savoir capter le second niveau de lecture de ce livre et voir les questions philosophiques au-delà de la simple histoire. Je n’ai pas voulu ou pas su le faire.
Il y a du Nietzsche là-dedans, du questionnement sur le dépassement de soi, etc. Il y a aussi des éléments autobiographiques plus ou moins cachés.
Tout ce que j’y ai vu, moi, c’est une écriture vraiment très belle, mais une histoire barbante comme les pierres. Ca ne m’a pas intéressée, Michel me tapait sur le système avec sa faiblardise (je
sais, ça n’existe pas) et son égocentrisme. Du coup, au bout de 80 pages, j'ai fini par abandonner.
Je suis déçue, je pensais vraiment que j’allais aimer… Mais bon, il faut bien que je vous fasse quelques critiques négatives de temps en temps, non ? Je suis sûre que vous serez tous
soulagés de pouvoir vous dire « chouette, un de moins à ajouter à la LAL ! » !

Il faut savoir que les tomes publiés en anglais sont parfois découpés lors de la traduction française, puis encore une fois lors de la sortie en poche ! Et pas forcément avec les mêmes titres, en plus, sinon ça serait trop simple.
tartan des Fraser de Lovat
Pour éclairer un peu la lanterne de ceux qui seraient intéressés par cette saga du chardon et du tartan (parfois aussi appelée saga du cercle de pierre), voici les titres dans l’ordre selon les éditions :
En grand format, aux Presses de la cité : (entre parenthèses : le titre correspondant en VO)
Tome 1 – Le chardon et le tartan (Outlander)
Tome 2 – Le talisman (Dragonfly in amber)
Tome 3 – Le voyage (Voyager)
Tome 4 – Les tambours de l’automne (Drums of autumn)
Tome 5 – La croix de feu (The fiery cross)
Tome 6 – Le temps des rêves (The fiery cross)
Tome 7 – La neige et la cendre (A breath of snow and ashes)
Tome 8 – Les canons de la liberté (A breath of snow and ashes)
Tome 9 – à venir (Sons of liberty)
Au format poche, aux éditions J’ai lu :
Tome 1 - La porte de pierre (Outlander)
Tome 2 – Le bûcher des sorcières (Outlander)
Tome 3 – Le talisman (Dragonfly in amber)
Tome 4 – Les flammes de la rébellion (Dragonfly in amber)
Tome 5 – Le voyage (Voyager)
Tome 6 – Les tambours de l’automne (Drums of autumn)
Tome 7 – la croix de feu (The fiery cross)
Tome 8 – Le temps des rêves (The fiery cross)
Tome 9 – La voie des songes (The fiery cross)
Les tomes 7, 8 et 9 de l’édition grand format ne sont donc pas encore parus en poche.
L'actuel Simon
Fraser, Lord of Lovat
Si vous ne savez pas encore quelle saga vous allez pouvoir lire pour le challenge lancé par Fashion Victim, ne cherchez plus ! D’ailleurs, ça ne trompe pas, la grande prêtresse du challenge elle-même a fait ce choix :p
Au moment du décès de son mari, l'acteur Gérard Philipe, Anne Philipe se rappelle leur relation qui aura duré ... le temps d'un soupir. Tendresse, humanité, humilité. N'importe lequel des
livres - assez courts - d'Anne Philipe est un écrin de beauté.
Effectivement, « le temps d’un soupir » est un livre court. Il y a peu de pages, mais elles sont denses !
Je savais que Gérard Philipe était mort jeune, mais j’ignorais que ce fût à cause d’un cancer. Sa femme a vraiment dû traverser une lourde épreuve, seule, pour préserver le bonheur de celui
qu’elle aimait, jusqu’au bout. La façon qu’elle a de parler de son mari et de leur relation, les sacrifices qu’elle fait pour lui, tout cela donne une idée très belle de ses sentiments et de
l’amour en général.
On est dans l’émotion sans être dans le pathos. Tout ce que dit Anne Philipe est très émouvant, sans autosatisfaction, c’est simple et touchant.



