Bienvenue!
Vous y trouverez les notes de mes lectures ; vos avis sont les bienvenus.
Pour me contacter, cliquez sur le lien qui se trouve tout en bas de la page.
Au plaisir de vous lire :)
Voici ce que ça donne pour moi :

Bouh, c'est plutôt moche! Je ne sauverais que le Mucha!
A vous d'essayer en cliquant ici.
Dans l’Europe orientale au début du XVIIIe siècle, aux confins de la Prusse et de la Pologne, le jeune roi Charles XII de Suède rêve de se tailler un empire qui irait de la Baltique à la mer
Noire. Un jeune officier de ses troupes, déserteur et pourchassé, prend la place d’un voleur de grand chemin pour échapper à la potence – lequel voleur prend sa place dans la vie.
Et c’est l’histoire de ce dernier qui nous est contée : poursuite endiablée d’un bonheur qui toujours échappe, jusqu’à la chute finale, attendue et d’autant mieux pathétique, où la mort reprend
ironiquement ses droits.
J'ai bien apprécié cette lecture, le style est prenant sans pour autant être complexe. La construction de cette histoire d’échange d’identité est diablement bien tournée.
Le personnage du brigand est très intéressant, son épaisseur tranche avec celui de l’officier qui nous est présenté de telle façon qu’on ne peut que prendre parti pour le premier.
Il y a quelques passages un peu fantastiques font tout le charme du roman ; malgré leur côté un peu surnaturel, la grande froussarde que je suis a aimé, ça ressemble plutôt à une sorte de conte.
Les Châtiments, VII, 14 - Ultima verba (extrait)
Je ne fléchirai pas ! Sans plainte dans la bouche,
Calme, le deuil au cœur, dédaignant le troupeau,
Je vous embrasserai dans mon exil farouche,
Patrie, ô mon autel ! liberté, mon drapeau !
Mes nobles compagnons, je garde votre culte ;
Bannis, la République est là qui nous unit.
J'attacherai la gloire à tout ce qu'on insulte ;
Je jetterai l'opprobre à tout ce qu'on bénit !
Je serai, sous le sac de cendre qui me couvre,
La voix qui dit : malheur ! la bouche qui dit : non
Tandis que tes valets te montreront ton Louvre,
Moi, je te montrerai, César, ton cabanon.
Devant les trahisons et les têtes courbées,
Je croiserai les bras, indigné, mais serein.
Sombre fidélité pour les choses tombées,
Sois ma force et ma joie et mon pilier d'airain !
Oui, tant qu'il sera là qu'on cède ou qu'on persiste,
O France ! France aimée et qu'on pleure toujours,
Je ne reverrai pas ta terre douce et triste,
Tombeau de mes aïeux et nid de mes amours !
Je ne reverrai pas ta rive qui nous tente,
France ! hors le devoir, hélas ! j'oublierai tout.
Parmi les éprouvés je planterai ma tente :
Je resterai proscrit voulant rester debout.
J'accepte l'âpre exil, n'eût-il ni fin ni terme ;
Sans chercher à savoir et sans considérer
Si quelqu'un a plié qu'on aurait cru plus ferme,
Et si plusieurs s'en vont qui devraient demeurer.
Si l'on n'est plus que mille, eh bien, j'en suis ! Si même
Ils ne sont plus que cent, je brave encor Sylla ;
S'il en demeure dix, je serai le dixième ;
Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là !
Victor Hugo
Sinon, ceux qui m'ont marquée, ce sont de grands classiques, comme "le temps a laissé son manteau" de Charles d'Orléans (traumatisme scolaire, impossible de ne pas dire il n'y NI bête ni oiseau...), "le dormeur du val" de Rimbaud, et surtout, surtout! "demain dès l'aube" de victor Hugo, toujours.




